La musique sans frontière !

Photo de florence, visage d'enfant en indeBonjour les enfants :

comme promis je reviens vers vous pour vous faire patienter en attendant Doggy. Chut, ne faites pas de bruit parce que Mamilux dort deja, la bas en Thailande, avec les orphelins qu’elle connait bien et qui lui donnent tout plein de sourires . Et vous savez pourquoi elle dort deja ? Et bien c’est parce que  elle joue à cache cache avec le soleil, entre la journée et la nuit.

Mamilux, elle n’est pas au même endroit sur la terre :  quand vous prenez votre petit déjeuner, Mamilux elle a fini son déjeuner depuis déjà deux heures. Ca veut dire les enfants que pour Mamilux la nuit a commencé.

Mais je vous révèle un autre secret : si Mamilux était en Amérique, elle mangerait en ce moment son petit déjeuner.

Ne vous inquiétez pas si vous êtes perdus pour tout comprendre, parce que nous sommes la pour vous tenir la main, et nous serons toujours la. Oui Nous les enfants , Mamilux, Niha, des papas et des mamans qui vous entendent, et qui veulent bien écrire aussi des histoires. Il faut leur laisser un peu de temps, parce qu’ils les ont oubliées très loin, très loin, très loin, celles qu’ils entendaient petits. C’est pas grave : ils vont apprendre très vite pour vous, pour que vos peurs n’existent plus, plein d’amour qui donne le courage de tout.

Vous savez les enfants, j’ai pensé fort fort á vous parce que mon grand garçon, il a fait une bêtise, il a pris du poison comme tout plein de grands garçons et grandes filles. Un mot que vous avez peut-être entendu : la drogue. C’est ça le poison.

Il a été très malade et j’ai eu peur, mais je ne l’ai pas grondé, parce qu’il était malheureux aussi, comme ses amis, d’avoir pensé se rendre heureux et libre de danser sans timidité.

Les enfants, promettez moi  quand c’est trop dur  de me le dire dans mon oreille, je vous entendrais, même dans le silence .

Il va bien ce soir mon grand garçon, et il a compris avec ses amis : demain ils font une grande manifestation pour dire tout ce qu’ils ont sur le coeur et qu’ils n’ont pas réussi à dire correctement avant. C’est pour être avec ceux qui sont venus chez nous, rêvant d’y être heureux, parce qu’ils ne savaient pas tout.

Chut les enfants, la musique vous caresse, et elle se nomme  « A Vva Inouva 2 » ; un papa et une maman qui chantent ensemble. Alors même si comme moi vous ne comprenez pas ces mots, c’est pas grave. La musique les enfants, elle n’a pas de frontière, pas d’age, comme l’eau de la vie, toute douce , toute douce , toute douce, toute douce.

Oui quatre fois les enfants, comme son rythme, et laissez vos pieds le taper, et taper encore , deux par deux, parce que la musique se partage toujours, comme le plus beau des cadeaux , celui du cœur  qui n’a pas de prix..

C’est l’émotion, les rires ou les larmes, toutes salées sur vos lèvres, celles qui parfois vous font renifler trop fort ! Mais les larmes aussi elles dansent, pour vous endormir dans les rêves.

A bientôt les enfants, moi aussi je vais m’endormir dans les rêves, loin de la peur que mon grand garçon m’a donnée  et dont il a su comprendre la leçon, celle d’aimer la vie comme la petite fille qui vous sourit sur l’image.

NIHA

photo Inde, Calcuta Florence JeanMagic Kolkata :

Bonjour les enfants, ce matin je vais vous raconter Niha pour vous faire patienter en attendant les contes de Dogy.

Niha est une petite fille que ma fille a “adoptée” quand elle l’a rencontrée en travaillant avec les orphelins “handicapés” de Kolkata. Cette petite fille, elle m’a offert son amour en revenant à Paris, et son image ne m’a jamais quittée. Un amour qui a fait le tour du monde dans les bras de tous les jeunes qui étaient venus à sa rencontre.

Parce qu’elle avait un secrêt que ma fille a compris et que je vais vous confier pour qu’il devienne le votre :

Niha est belle, c’est la joie, l’amour, un regard qui brille, honnête et pure, c’était la lumière du centre d’orphelins, la bas dans ce grand pays magique : l’Inde !

Quand vous passiez du temps avec elle, il y avait deux choix : soit elle développait d’être dans votre monde, soit l’inverse, et vous savez pourquoi ? parce que ceux que l’on dit “handicapés” sont ceux qui cachent leur valeurs pour se protéger d’un monde qui a décidé de ce mot pour eux, ne parvenant  plus à les entendre, ni les comprendre. Vous savez les enfants, c’est un monde malade,  parce qu’il ne sait plus écouter leur voix, plus belle que les nôtres, les voix de celui qui sait.

Mais je voulais aussi vous dire merci, parce que vous savez écouter ces voix. Je le sais, puisqu’ un jour, moi aussi j’ai été “handicapée” et que vous m’avez tenu la main, sans peur, sans rejet, avec des sourires . N’oubliez jamais de garder cette force dans votre coeur, vous grandirez et grandirez encore, et vous serez heureux en rendant les autres heureux. C’est vous les enfants qui soignerez les adultes qui ne savent plus autour de vous, en leur murmurant ce secrêt que je vous donne ce matin.

Alors les enfants, Niha, où qu’elle soit aujourd’hui, elle pense à vous, elle est votre lumière pour que vous n’oubliez jamais la lecon qu’elle nous a laissée et que ma fille m’a offerte.

Si vous êtes aussi sage que Niha, je suis sure que Dogy sera bientot la, si si, pour l’instant il doit encore regarder la mer, il se repose peut-être,  ou il se cache, espiègle et rieur, mais ses histoires ont surement du trouver leur premiers mots.

A bientôt les enfants: promis, si Dogy vous fait trop attendre alors je continuerais de vous conter l’histoire du petit aborigène qui rêve le soir à sa fenêtre.

IL ETAIT UNE FOIS DOGY

Together “Il était une fois”

Bonjour les enfants,

Après un grand sommeil tout doux, je reviens vers vous pour vous parler encore. J’espère que vous avez trouvé le chemin pour écrire des lettres, le facteur il aime le papier, vous n’avez pas oublié ?

“Il était une fois”: tous les contes commencent par cette phrase , en Anglais on dit : “once  upon a time “, vous connaissez l’anglais ? Je ne vous dirais rien de plus, c’est Mamiloux qui vous le dira, celle qui traduit mes mots pour les adultes et les enfants qui ne parlent pas français. Mais je vais vous raconter :

la naissance de “Dogy”

Il était une fois Mamiloux, une petite fille née en Angleterre, la grande ile, la haut, au nord de la France. Une ile avec sa tête qui regarde l’océan et ses pieds séparés de nous par une Manche toute froide, mais toute belle de ses vagues entre des falaises blanches.

Mamiloux est venue vivre en France quand elle était déjà maman de deux petits garçons, et vous savez quoi ? Elle a appris notre langue toute seule, en écoutant. Vous aussi, vous pouvez apprendre la sienne.

Aujourd’hui, tout plein d’années sont passées, et Mamiloux a trois petites filles de toutes les couleurs, les couleurs mélangées des pays du monde : l’Afrique, L’Asie, l’Europe. Elles sont toutes douces, toutes belles. Mais parfois Mamiloux  est triste parce que ses petites filles sont loin. Deux sont même très loin, très très loin, dans une ile aussi, avec la mer qui la sépare du sud de l’Afrique, vrai de vrai, parce que je ne mens jamais.

Ne vous inquiétez pas, car Mamiloux trouve toujours la joie en aimant, et en donnant aux autres enfants, comme dans les orphelinats de Thaïlande, où elle est restée deux fois six mois. Parce qu’un orphelin, c’est celui qui n’a plus ni papa, ni maman, mais là bas, il a tout plein de “parents” comme Mamiloux, qui viennent pour s’occuper de lui.

Aujourd’hui Mamiloux, elle vit dans une ville toute grande qui fait du bruit, trop de bruit pour Mamiloux, mais heureusement, près d’une mer toute bleu. Et pour donner encore, elle a trouvé un petit garcon tout rond, tout doux.

Un jour, les enfants, ce petit garçon  a sorti de sa boite magique un petit chien en bois et Mamiloux l’a appelé : “DOGY”.

DOGY  est né sous le signe de l’ AMOUR : il parle à tout le monde, tous ceux qui sont seuls et tristes, il leurs apporte les sourires, la joie, les rires aussi quand il se promène dans les rues.

Vous savez quoi les enfants : Mamiloux en ce moment, elle a besoin aussi d’amour et de calme, comme moi ces derniers mois, pour être encore plus sage et pouvoir vous raconter .Alors Mamiloux, elle va prendre le papier pour écrire en regardant l’océan qui la fait rêver de ses petites filles. Le papier, comme les lettres avec vos dessins, que le facteur aime bien. Et Mamiloux, les enfants, je suis sure qu’elle fera danser les mots, en francais, en anglais, pour vous écrire des contes:

LES CONTES DE DOGY !

Chut ! : “c’est un secret”, le papier est encore tout blanc, il va regarder la mer toute bleu, pour trouver des mots entre noir et blanc !

CONTE et POESIE

Photo de Florence.Les contes traversent l’Histoire entre frayeurs et douceurs, celles dont l’enfant à besoin pour se construire. Ils diffèrent d’une culture à l’autre, d’un pays à l’autre, au gré des années,  mais ils n’ont jamais quitté la mémoire collective. La grand-mère, le grand-père, au coin du feu, ne sont pas une légende, c’est eux qui racontaient à l’enfant ces mots, ces phrases, qui remplissaient sa soif d’émotion et de savoir. Parce que l’enfant a besoin de rester sur le fil de l’existence entre rêves et réalités avant de plonger dans le concret, armé des nuances que lui auront donné les contes. Le besoin de se reconnaître entre nous est fait pour une part de cette mémoire qui  doit se remplir des mêmes histoires pour tous.

La poésie, elle, n’est pas toujours celle que l’on croit, et que les enfants ne savent plus lire ou comprendre. Il est aussi poésie, le rythme des mots qui s’enchaînent pour que la musicalité de la voix qui les récite, berce sa sensibilité qui grandit. L’enfant ne la reçoit pas avec obligation de la comprendre. Avant tout, son écoute est pleine et suffisante, dès sa naissance, avant de voir le jour où la compréhension le surprendra, sans même qu’il l’ait voulu.

Il est un devoir de garder cette musique qui naît des poèmes, des récits, qui se veulent articulés entre beauté des mots et beauté des liaisons qui ne heurtent pas son oreille sensible, et développent sa capacité à emmagasiner toute une panoplie d’harmoniques. De cette capacité naitra son désir de s’en nourrir adulte, et de perpétuer à son tour ce savoir.

Longtemps, point n’était question d’enfants défavorisés, tous avaient encore en commun ce savoir simple que les parents et l’école leurs transmettaient. Aux Philippines, les enfants connaissent tous le chant et le son de la guitare, pourtant l’école ou le confort d’une maison leurs sont souvent étranger.

Alors ne nous enlisons plus dans les fausses excuses, éloignons nous de ces récits qui se mettent au parfum d’un langage qu’ils adoptent, faute de leur avoir proposé autre chose.

Que les poèmes se réapprennent par coeur, ceux que les parents pourront aimer en même temps qu’eux . Ceux qui ont gardé le rêve et la musique de leurs phrases , loin de la violence d’un son qui heurte. Ceux qui sont notre transmission culturelle au travers des générations.

Un livre et son histoire

bambouIl était une fois un livre .

Dans sa couverture aux couleurs d’un bambou discret, il gardait ses mots au chaud, ceux que son auteur n’avait pas encore vu finis. Ces mots doués d’émotion, il les avait écrit entre bonheur et souffrance, les confiant à une fée quand ce n’était qu’une sorcière. Il les avait confiés palpitant d’espoir, celui qu’il ne pouvait encore trouver seul.

La fée ne se servait jamais de sa baguette magique. Mois après mois, elle laissait les mots s’installer tout seul dans leur couverture. Eux n’avaient besoin que de quelques étincelles pour les guérir de leur fautes, celles dont les soeurs avaient investi l’auteur pour longtemps. Mais la fée sans rien dire avait transformé les étincelles en crapauds, cachés dans la couverture.

Le jour de sa naissance, le livre avait été privé de son auteur qui criait son attente au milieu de la foule, se réclamant d’intimité pour découvrir ses mots.

Alors jours après jours sont apparus les crapauds blessants que les lecteurs libéraient. Les mots avaient gardé leur force, ils se sont calfeutrés dans leur couverture, afin de se protéger de la sorcière et de  l’assassiner pour naitre un jour autrement.

Si vous voulez les aider à voir le jour un mois prochain, prenez ce livre au prix de ses crapauds pour soutenir la puissance des mots qui ne doivent pas mourir.