Random Post: La musique sans frontière !
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    LE PETIT ABORIGENE 1

    novembre 18th, 2010

    Il DSCF1106, dessin aborigenesn’avait pas deux ans que ses pieds nus frôlaient l’herbe drue d’un petit coin de fraîcheur entre des gorges géantes. Ses yeux s’écarquillaient pour voir les dessins que sa grand-mère lui avait montrés sur la falaise. Des dessins qui lui racontaient des histoires merveilleuses où les wallabies jouaient d’une roche à l’autre, et sautaient sur leurs drôles de pattes.

    C’est eux qu’il préférait, tout petit il se cachait derrière les eucalyptus pour attendre leur venue chaque matin.

    La lune ne voulait jamais lui dire où ils dormaient, quand lui se couchait dans le petit lit au-dessus de la salle. Pourtant il ouvrait la fenêtre pour les chercher, mais seules les étoiles bougeaient dans la nuit. Des étoiles aux noms curieux, Algebar et Capella, des étoiles qui foisonnaient d’étincelles le long de la voix lactée. On lui avait dit qu’elles étaient très vieilles, aussi vieilles que les dessins tout rouges. Mais il ne pouvait le croire, tant chaque soir il les retrouvait.

    C’était comme ses wallabies dans la lumière du jour, chacun avait un nom qu’il leurs assignait  sans se tromper. Depuis que sa grand-mère lui parlait de ses bêtes préférées, immortalisées sur le mur, il ne voulait pas les dévoiler. Il avait peur qu’ils disparaissent dans l’ocre des lignes.

    Il adorait l’heure avant de se coucher quand sa famille restait dehors sur la terrasse pour profiter du vent venu. Il restait dans la cuisine  et s’asseyait sur les genoux de son aïeul pour l’écouter. Le didgeridoo lancait sa complainte au loin… à suivre


    …SUITE 2

    novembre 17th, 2010

    DSCF1106, dessin aborigenesIl aimait la musique que le souffle de son grand père produisait dans le bois d’eucalyptus creusé par les termites. Il attendait le jour ou plus grand, lui aussi chercherait dans le bush la flûte magique. Cette flûte que les anciens disait aussi vieille que les croquis sur la falaise. Vingt mille ans pour lui si petit , c’était une éternité, comme les étoiles qu’il contemplait.

    Ce soir là, son aïeul lui contait l’homme sage venu leur rendre visite pour appeler la pluie qui ne voulait plus tomber depuis 10 ans. Il était monté tout en haut des gorges, loin au-dessus d’eux, appuyé sur un bâton tout fin pour assurer ses pas. Pied nus, il grimpait aussi vite que les wallabies qui ne le quittaient pas. Il avait allumé le feu magique, et sa voix s’était imposée forte des incantations qu’il lançait. Elle lui contait ses cheveux gris emmêlés qui rayonnaient dans la lumière des flammes pour assombrir encore un peu son visage, aussi noir que la cendre.

    L’échos renvoyait sans fin ses mots étranges qui parlaient de gouttes d’eau qui devaient tomber du ciel pendant des heures. Des mots qui parlaient de couleurs qu’il ne connaissait pas, et de fleurs qu’il n’avait jamais vues.

    Il voulait croire à cette histoire qui disait que le lendemain les gorges avaient résonné du bruit de l’eau coulant à flot, éclaboussant la roche. Lui ne connaissait que la citerne qui gardait un liquide rouillé venu de la terre.


    MICHEL ANGE, LA CHAPELLE SIXTINE

    octobre 27th, 2010

    h-4-1021283, chapelle sixtineIl existe au plafond de la chapelle Sixtine la main de Dieu forte et racée qui impose la lumière pour enfanter Adam. Poigne puissante, aux doigts qui s’oublient dans les nœuds de leurs muscles, elle subjugue le passant qui se perd dans sa beauté.

    Nonchalant et triste, d’un regard alanguit, Adam hésite au bord des doigts qui se prolongent vers un touché pas tout à fait aboutit.

    Des mains qui expriment plus encore qu’un visage : un nerf s’est fait sillon pour creuser d’émotion une paume enroulée. Un poignet se casse, incrustant dans la douceur d’un bras tendu la magnificence de la création.

    Père qu’un fils aurait perdu, chaque parcelle de deux index qui se cherchent, éloigne et  relie un amour indécis.

    Peinture comme une sculpture emprunte de réalité, elle oscille entre le velouté de la peau et la grâce merveilleuse d’un corps effleuré.

    Sur le chemin de la découverte, envoûté par le mouvement au delà de la peinture, on s’interroge sur le mystère de ces phalanges inspirées de religion.

    Génèse qui suinte de féminité, l’art  transpose sa parole à la pointe de deux bras qui se reconnaissent sans s’attacher.

    Ressentir, sentir et se perdre dans l’extraordinaire de courbes indéfinissables pour ne jamais vraiment savoir dans l’humain qui de l’homme ou de la femme a inspiré le maître.


    JIGME, TIBETAIN DU LADAKH

    octobre 20th, 2010

    enfant tibétain, photo florence jeanIl est des souvenirs qui tapissent la mémoire de parfums, de sons et d’images. Ceux-là ont la force d’une aventure qui se revit sans fin parce qu’au milieu existait l’autre, celui qui ouvre les portes de sa vie pour un moment d’exception.

    Il s’appelait Jigme : un nom et glisse un visage au milieu d’un sommet qui fuyait vers le ciel sans se laisser conquérir. Il s’appelait Jigme, le symbole de la hardiesse, de la témérité, celle qui avait dû être la sienne pour vivre sa vie si courte et si dense.

    Il était né dans un village entre l’âne et le dzo, protégé du gel tout l’hiver par un manteau de yak. Il était né d’une mère rêche et rieuse aux rides déjà profondes. Des rides que l’air pur et incisif creuse dès la jeunesse pour se présenter plus vieux et  plus sage.

    Sa mère avait rit avec lui autour d’un foyer qui ne devait jamais s’éteindre. Elle lui apprenait déjà son savoir, sans écrit puisque les moulins à prières confiaient leurs mots depuis toujours. Elle lui apprenait la terre comme la plus belle peinture qui se dessine entre des carrés de pierres. Elle lui apprenait le labeur les matins de printemps.

    Il tournait en chantant autour du cercle de labour, pour que le dzo tire et tire encore la herse dans un sol trop dur. Il traçait les sillons qui devenaient création afin que les mois ne soient jamais exsangues de nourriture. Il ramassait la manne que le yak et l’âne avaient laissée, pour que le feu ne meure jamais. Il partageait le rire et les histoires que le soir venu les anciens racontaient. Il avait grandi fort et courageux et les moines, la haut dans leurs monastères plein de vie, lui avait donné l’envie de découvrir le monde. Son savoir était grand, mais sa curiosité n’avait de cesse d’étancher sa soif.

    Un jour il était parti, ce jour là les vallées s’étaient déroulées sous ses pieds jusqu’à la plaine du Gange. Bruit et chaleur l’avaient assailli, la moiteur il ne la connaissait pas plus que les milliers de pieds qui ensembles martèlent le macadam. Il s’était trouvé un chemin de fortune, un chemin  auprès de ses frères tibétains, exilés trop loin de leur contrée. Il avait bu le savoir de l’université jusqu’à se rassasier, mais là-bas l’Himalaya l’appelait, sa racine de toujours. La vallée silencieuse, que les sommets gardaient secrête, suscita ses cris un jour de juin. Des cris de retour, des cris de retrouvailles, des cris d’essentiel d’une contrée qui savait le garder.

    La route s’était faite aussi courte que son besoin de vérité. La route l’avait porté très vite vers les enfants de son village. Il les avait pris auprès de lui, entre histoires et écrits, afin que jamais le désir ne leur vienne d’abandonner leurs richesses. Une richesse qui l’avait frappé aussi fort que le son du gong qu’il entendait chaque jour allongé sur sa couche. Depuis, son regard s’éblouissait de la pureté de son Himalaya bien aimé.


    HIMALAYA, LA NUBRA

    octobre 19th, 2010

    la nubra valleyLa bise  portait dans le vent la voix du mystère qui scandait ses vocalises dans la poussière du froid.

    Il devait être tôt, assez pour que la glace se taise sous le couloir neigeux.

    Il devait être tard, bien après que le rêve ait cessé pour se lover dans la réalité.

    Il était cet instant où les mots se taisent, où le regard se voudrait d’éternité, où le mystère s’ouvre enfin. Juste une illusion, avant de le mener vers un autre plus infini que lui .

    Il était cet instant où surgissait du mur de l’Himalaya une vallée de désert, profonde et silencieuse. Seul le vent racontait son histoire dans une sécheresse qui craquait les lèvres engourdies.

    Il racontait des rires chatoyants derrières les gouttelettes du torrent qui lavait le tapis d’un enfant.

    Il racontait des yeux limpides et noirs au bord de joues cuivrées, rougies par des matins de gel.

    Il racontait deux mains qui se réchauffent  en s’enroulant sur un bol tendu comme une offrande.

    Le toit du monde s’était paré de la lumière des justes, il gardait enfoui dans les replis de ses sommets, les pierres invisibles de ses prières.

    Marcher était devenu autre, comme un pas qui s’ignore pour réclamer la vie. Marcher vers ceux qui gardent la magie des interrogations subtiles, sans leurs demander raison. Marcher vers ceux que les jours exaltés d’étincelles courbent sur une terre trop dure.

    Ils étaient dix, puis vingt, puis trente, autant que leurs ânes chargés de vivres qu’ils guidaient vers un sommet sans nom. Ils étaient joie, curiosité, surprise.

    Ils étaient une rencontre, la seule, l’unique, celle qui se taie pour qu’ils existent toujours, loin de nos compréhensions.


    UNE IMAGE POUR UN RÊVE

    octobre 10th, 2010

    IMG_1657, thailandeUne image quand le temps vient à manquer sans qu’on le veuille vraiment . Il est des instants de vie où l’écriture s’enfuit trop loin d’un quotidien qui se réclame d’incontournables. Reste une image dont la contemplation fugace libère le rêve. Un rêve sans utopie qui tient à bout de souffle pour aller vers des jours plus cléments. Il est réalité d’avant et douceur de demain afin que chaque heure construise sa destiné.

    Une musique s’est envolée dans les nimbes de l’astre qui se couche, une musique aux cent couleurs qui se croisent, se décroisent, et transcendent un ciel sans nuages aux confins de l’équateur.

    Cette nuit là, la lune avait fuit et les étoiles scintillaient dans un noir sombre lavé de ses orages. Une nuit trop rare qui parlait de la clareté des contrées profondes et pures.

    Celles que la sécheresse pare des feux de l’enfer au point du jour afin qu’il devienne paradis.


    NOMADE

    septembre 22nd, 2010

    Nubra vallée, laddackDans la mouvance d’un monde qui se love dans le cocon du matériel, le nomade cherche son chemin.Les frontières disparaissent mais s’affirment entre contrôles et urbanisation galopante. Comment peut-il survivre, lui que sa liberté mène au gré du vent. Nomade de cœur pour un lendemain qui ne se décide jamais dans l’avant. Lui qui vit des rencontres sur sa route, entre chaleur humaine et nourriture. Lui qui vit sur des racines mobiles, faites de légendes et d’histoires, qui se reconnaissent communes. Lui qui vit par delà les villes, par delà les pays, sans s’y intégrer, juste les saluer sur son passage pour parfois leur offrir sa culture.

    Le nomade ne veut pas des barrières de lieu et d’identité, ses barrières à lui sont dans les règles de son peuple, quelque soit ce peuple, ce peuple qui  ne se réclame jamais d’un territoire limité.

    Nomade et des ancêtres qui n’ont de racines que l’histoire des contrées traversées, sans se départir du sens de leur culture. Nomade et c’est cette insécurité qu’il ne ressent jamais, mais qui ouvre la porte au hasard et ce qu’il offre. La liberté d’un renouveau permanent qui se paye cher puisqu’il est dénué de certitude d’avenir. Un rêve pour beaucoup  sans oser le vivre.

    Se sédentariser, et c’est la fin d’une chaîne continuelle qui mène le nomade d’une aventure à l’autre. C’est pour lui la prison, celle de quatre murs qui ne doivent plus changer. Celle d’un moule imposé où la routine l’étouffe comme un manque d’air.

    Dans le monde d’aujourd’hui, le nomade peut-il survivre puisque les clés ferment les portes, puisque l’artisanat n’existe plus. Puisque la peur calfeutre chacun au plus profond de son confort qu’il veut éternel. Sans doute le désert, qu’il soit neige ou sable en certains coins du globe,  demeure pour quelque temps encore le  seul capable de protéger celui qui ne sera jamais autre chose que nomade.

    Nomade n’est pas un état de fait, mais un profond état d’esprit qui dérange forcément celui qui ne lui ressemble pas. Il ne peut devenir autre, cet autre qu’on voudrait qu’il soit sans risquer de mourir.


    Une scène sans fin !

    août 18th, 2010

    rickshau inde ( photo Florence JEan )Bertrand est resté couché dimanche au coin de son trottoir, la pluie sur le dos dans la froideur d’un été trop court. Il m’a dit bonjour, un sourire aux coins des lèvres, malgré la journée qui s’annonçait des plus noires. Il ne sait plus demain, il ne crie plus aujourd’hui, il vit, retrouvant le plaisir d’une souris qui joue sur les pavés de Paris. Il se raconte d’une voix sifflante entre des dents qui n’existent plus. Son rire explose pour se railler et trouver un brin de bonheur afin de continuer sa journée.

    Deux mollets galbés, cuivrés à souhait, sont passés sous ses yeux sans le voir. Ils avaient froid mais se targuaient d’affirmer leurs vacances. Une voix sucrée qui geint la plage bondée, les enfants qui crient, le mauvais temps qui s’affirme. Un visage sans éclat, aux rides déjà profondes, de celles qui focalisent sur la laideur avec complainte. Marie pleurait la chance qui ne lui tendait plus la main.

    Bertrand, Marie, une rue de Paris, témoin de la scène où leur jeu ne se croise jamais dans la surdité d’une société qui les a séparés. La perte de l’un a rempli le monde de l’autre pour qu’ils ne s’entendent plus. L’aveuglement pour toujours condamnant Bertrand à la déchéance et Marie au désoeuvrement et au vide.

    An unceasing end !

    Bertrand, stayed where he’d slept, Sunday, in a corner of his pavement, with rain on his back in the coldness of a too short summer. He offered me a “hello”, through the corner of his mouth, even though the day announced to be, black. The meaning of tomorrow being no longer part of him, no longer crying out, today, he lives, finding the pleasure through a mouse, playing on the pavements of Paris. He recounts, to himself, with a whistling voice, between two teeth, which, no longer exist. His smile explodes, to mock himself, and to find a hint of happiness, in which to continue his day.

    Two curved calves with, just the right hint of golden, tan, passed before his eyes, unaware of him. These legs, cold, priding themselves on affirming their holidays.

    A sugary voice, moans on a crammed beach with squealing children and bad weather, seemingly decided on settling. A face, lacking in sparkle, and already deepened wrinkles, focussing on the ugliness without complaint. Marie crying about luck,  turning it’s back on her.

    Bertrand, Marie, a road in Paris, witness of a scene where their game never crosses in the deafness of a society which separated them. The loss of one of them, has filled the world of the other, for them not to be heard. Blindness, forever condemning Bertrand to declination, and Marie, to uselessness and emptiness.


    La plénitude sous la mer.

    août 10th, 2010

    DSCF2042DSCF2028Quand la nuit achève sa course, léchant de son bleu profond la surface de l’océan, le monde sous la mer se réveille dans le silence des apnées qui l’écoutent.

    Les bruits s’effacent sous le regard d’un premier rayon de bronze qui teinte la transparence de l’eau des nuances de l’or pur.

    Nager comme danser, loin de la terre ferme, pour à peine effleurer la tranquillité de l’onde au sortir de la nuit quand les tropiques offrent leurs richesses.

    Une tortue pointe son museau délicat pour qu’un ultime  souffle d’air accompagne le plongeur qui la rejoint dans les profondeurs, DSCF1857une valse palmée comme une communion. Virevolter au gré de sa nage tranquille, carapace qui remonte, descend et se pose soudain sur un lit de corail pour une peinture qui garde ses mystères. Son oeil confiant dans le respect  qu’elle a su déceler, appelle la lenteur qui permet la rencontre.

    Là, juste à côté, sort des brumes du sommeil, les plumes déployées de celui qui cache sous sa beauté un piquant acéré au poison fulgurant. Il vole sous la table napée de mauve qui le protége de ses faiblesses.

    Trois farfadets, or et sombre, font leur premier sourire, espiègles et taquins, entre les lianes mouvantes de leur protectrice attitrée. Jeu de masques qui s’embrassent et se repoussent, éloignant le géant qui les regarde par besoin de l’air, dont eux ont le secret. La fascination est à la porte de laDSCF2098 grotte qui s’ouvre sur un noir d’encre, gardant entre ses parois ceux qui ne veulent se confier. Ils oscillent, immenses ou minuscules, sans que jamais leur corps ne se livre. La violence de leurs couleurs est autant de lueurs dans l’obscurité, avant que le regard trouve son dernier souffle au sortir du tunnel.

    Perché loin au dessus des fonds, le repos suit l’aigle des profondeurs qui a déployé ses ailes, en quittant le sable qui le retenait enfoui. Apnées répétées, fluides  comme un entrechat pour pourfendre les eaux, elles gardent dans le silence le respect de ce monde.


    Manipulation, conditionnement, remise en question.

    août 7th, 2010

    Manipulé, nous le sommes, conditionnés aussi, ne serait-ce que de naître dans les bras d’un autre qui décide de nos premières images, de nos premières pensées. Mais certainement, il nous appartient de préserver notre liberté fondamentale en refusant de prendre l’idée du moment, ou l’information du moment, comme vraie et unique .

    Un enfant ne peut grandir sans un monde de repères stables, mais il doit se doter en devenant adulte d’un choix qui lui est propre. Il ne peut vraiment le faire si la remise en question du monde autour de lui ne lui a pas été inculquée. Dans une société où il s’abrutit d’informations, toutes dirigées dans le même sens, il devient imprégné, quoiqu’il fasse, des idées que d’autres ont décidé comme vérités. Le conditionnement est en marche sans qu’il en ait réellement conscience.

    Ainsi arrive le jour où l’idée de trop, celle à rejeter, trouve le chemin de son acceptation sans une once de réaction. Les armes, des pays montrés du doigt pour leur manque de liberté, ne sont finalement pas différentes dans leurs conséquences, que le conditionnement des médias dans nos démocraties. La perversité ne réside-t-elle pas dans l’apparence qui continue de laisser croire à la  liberté ? La seule liberté ne serait-elle pas : «  la remise en question » comme moteur de choix ?

    Mais pour se faire aujourd’hui, la passivité doit s’éloigner, et la volonté de refuser de croire à l’information reçue est perpétuellement nécessaire.

    Quand la xénophobie s’installe, entre une acceptation aveugle et des hurlements de ceux qui sont concernés, elle prouve malheureusement que ce conditionnement insidieux est en marche depuis longtemps.

    La religion, poussée à son paroxysme, a prouvé son anti-liberté par imposition permanente d’une idée unique. Le matérialisme, en étant aussi puissant dans sa croyance en l’objet, formate la même anti-liberté,sans que la conscience se réveille.

    Les épreuves n’ont jamais cessé d’exister, on peut les trouver plus ou moins lourdes, mais elles demeurent inhérentes aux sociétés. Croire qu’elles aient engendré la xénophobie serait fuir le vrai constat qui se cache derrière : remplir au moment opportun un vase nettoyé de discernements éclairés par la remise en question. Qu’est devenue aujourd’hui la démocratie dans un monde matérialiste qui la mène plus sûrement que tout vers le contraire du libre arbitre.