Random Post: Adieu enfance !
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    UN COIN DE RUE

    octobre 2nd, 2013

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    Lui aussi un jour il a dormi dans la rue mais la musique l'a sauvé, car vous l'avez écouté.

    Bonjour les enfants,

    Le temps est venu de vous écrire car Dogy  n’est pas encore prêt à donner un conte. Vous savez quoi les enfants : Mamilux regarde la mer mais elle parle Anglais avec des grands qui veulent apprendre et l’histoire doit attendre un peu pour trouver sa fin.

    Qui sait? Peut-être que Dogy il a décidé de vous offrir son premier conte pour Noel : bon, il est coquin, car c’est vrai que c’est encore loin .C’est pas grave les enfants, il sera encore plus beau.

    En attendant, je suis la, promis, je ne vous oublie pas et je pense toujours fort à vous, c’est pour ça que je viens vous parler aujourd’hui,.

    Ce matin, j’ai aidé des gens qui n’ont plus rien et qui dorment dans la rue, et je vais vous raconter pourquoi vous devez leur parler, comme Dogy.

    Avant, sachez les enfants que si je suis silencieuse parfois, c’est que je m’occupe de trouver comment aider, avec des dessins, de la musique, des mots, du théâtre, ceux qui souffrent parce que leurs parents leur font du mal sans le vouloir.

    C’est les mots qui m’ont aidée quand j’étais petite, comme vous : les mots qui chantent .

    Les gens qui dorment dans la rue les enfants, ils peuvent quelque fois vous faire peur, mais croyez moi : si vous leur faites un sourire, ils seront heureux, car ils ont un coeur tout gros, comme vous, et qui demande juste de l’amour.

    J’ai un secret pour vous: je  les écoute et ris avec eux, et bien ils ne me demandent rien d’autre, vous le savez que c’est ce qui compte. Vous aussi vous attendez que les grands et vos parents vous écoutent et remplissent vos rêves de douceur.

    Ces gens dans la rue, parfois ils boivent un peu trop de vin ou de bière pour oublier que c’est dur, mais si vous vous arrêtez en demandant à vos parents: ils vous raconteront aussi des belles histoires, ou le métier qu’ils faisaient. Tout le monde a des belles histoires dans sa vie, et des choses à vous apprendre, même ceux qui sont mal habillés et qui n’ont plus de maison.

    Ne soyez pas triste surtout,  parce que vous aussi vous chanterez de la musique et dessinerez,et vous savez quoi ?

    Je vous entend,  et j’entendrai vos sourires, afin de continuer d’aider ceux qui ne connaissent pas le plaisir de lire des contes et d’avoir une famille.

    A bientôt les enfants, cette fois je trouverai dans ma boite magique une histoire merveilleuse : pour vous remercier d’avoir entendu que je viens de vous demander de m’offrir votre écoute.


    Le petit Aborigène, suite 4 , et fin.

    juin 5th, 2013

    Film « Mission » : On Earth As It Is In Heaven

    15334033-l-1…la nuit voulu bien lui conter le secrêt du plus beau des dons gratuits : LA VIE

    Elle lui conta deux petites billes toutes rondes, l’une minuscule avec une drôle de petite queue et l’autre toute grosse, lovée dans le giron d’un ventre dodu.

    Les deux petites billes s’aimaient d’amour tendre, celui de leurs origines qui avait décidé de leur rencontre.  Une rencontre que le vent avait portée, que la lune avait murmurée, la haut dans le ciel, celle qui lui chuchotait l’acte d’amour de ses parents, comme celui de ses wallabies, comme celui  des fleurs qu’ils n’avaient jamais vues, et des étoiles qu’il contemplait loin de son lit.

    Alors les deux petites billes se réunirent en s’embrassant, si fort, si fort, qu’elles devinrent. une, mais deux, puis trois, puis quatre, puis des milliers pour inonder de joie le ventre tout dodu qui les protégeait.

    Un ventre dodu dans la sécurité de celui qui veille sur lui, parce qu’il sait, il a appris depuis longtemps les deux petites billes qui lui ont donné vie, trop fragiles encore quand l’eau reste leur nid, avant d’affronter l’air du dehors.

    L’eau caché dans la magie de la terre, pendant dix ans, comme l’histoire de sa grand mère, parce que l’eau ne disparait jamais. Elle est juste restée couverte de rouille, loin de sa beauté, celle que le petit aborigène ne connait plus, et qu’il entend dans le vent de la nuit.

    Debout sur son tabouret, le petit aborigène contempla Algebar et Capella qui se mirent à chanter : le chant puissant du bonheur, celui des petites billes devenues assez grandes pour connaitre l’air qui portait la musique dans ses oreilles.  Chanter l’eau de leur nid, limpide et claire, qui  couvrirait la terre et le bush pour célébrer leur joie. Chanter les fleurs et le vert tendre qui viendraient lui chuchoter que les histoires de ses aïeuls étaient vérités.

    Ses petits pieds quittèrent le tabouret près de la fenêtre, le petit Aborigène souhaita bonne nuit à la lune et aux étoiles, pour se coucher et s’enrouler dans l’histoire qu’elles lui avaient contée. Il s’endormit dans la confiance et l’amour : derrière ses yeux fermés, dans ses rêves, il entendit la pluie et les creeks qui ronronnaient du flot de l’onde, encore et encore, celui où il se baignerait comme sa grand-mère, celui qui couvrirait les ocres de toutes les couleurs, celui qui laverait les dessins dans la falaise pour qu’ils deviennent plus brillants, celui du DON DE VIE.


    NIHA

    mai 23rd, 2013

    photo Inde, Calcuta Florence JeanMagic Kolkata :

    Bonjour les enfants, ce matin je vais vous raconter Niha pour vous faire patienter en attendant les contes de Dogy.

    Niha est une petite fille que ma fille a « adoptée » quand elle l’a rencontrée en travaillant avec les orphelins « handicapés » de Kolkata. Cette petite fille, elle m’a offert son amour en revenant à Paris, et son image ne m’a jamais quittée. Un amour qui a fait le tour du monde dans les bras de tous les jeunes qui étaient venus à sa rencontre.

    Parce qu’elle avait un secrêt que ma fille a compris et que je vais vous confier pour qu’il devienne le votre :

    Niha est belle, c’est la joie, l’amour, un regard qui brille, honnête et pure, c’était la lumière du centre d’orphelins, la bas dans ce grand pays magique : l’Inde !

    Quand vous passiez du temps avec elle, il y avait deux choix : soit elle développait d’être dans votre monde, soit l’inverse, et vous savez pourquoi ? parce que ceux que l’on dit « handicapés » sont ceux qui cachent leur valeurs pour se protéger d’un monde qui a décidé de ce mot pour eux, ne parvenant  plus à les entendre, ni les comprendre. Vous savez les enfants, c’est un monde malade,  parce qu’il ne sait plus écouter leur voix, plus belle que les nôtres, les voix de celui qui sait.

    Mais je voulais aussi vous dire merci, parce que vous savez écouter ces voix. Je le sais, puisqu’ un jour, moi aussi j’ai été « handicapée » et que vous m’avez tenu la main, sans peur, sans rejet, avec des sourires . N’oubliez jamais de garder cette force dans votre coeur, vous grandirez et grandirez encore, et vous serez heureux en rendant les autres heureux. C’est vous les enfants qui soignerez les adultes qui ne savent plus autour de vous, en leur murmurant ce secrêt que je vous donne ce matin.

    Alors les enfants, Niha, où qu’elle soit aujourd’hui, elle pense à vous, elle est votre lumière pour que vous n’oubliez jamais la lecon qu’elle nous a laissée et que ma fille m’a offerte.

    Si vous êtes aussi sage que Niha, je suis sure que Dogy sera bientot la, si si, pour l’instant il doit encore regarder la mer, il se repose peut-être,  ou il se cache, espiègle et rieur, mais ses histoires ont surement du trouver leur premiers mots.

    A bientôt les enfants: promis, si Dogy vous fait trop attendre alors je continuerais de vous conter l’histoire du petit aborigène qui rêve le soir à sa fenêtre.


    IL ETAIT UNE FOIS DOGY

    mai 14th, 2013

    Together « Il était une fois »

    Bonjour les enfants,

    Après un grand sommeil tout doux, je reviens vers vous pour vous parler encore. J’espère que vous avez trouvé le chemin pour écrire des lettres, le facteur il aime le papier, vous n’avez pas oublié ?

    « Il était une fois »: tous les contes commencent par cette phrase , en Anglais on dit : « once  upon a time « , vous connaissez l’anglais ? Je ne vous dirais rien de plus, c’est Mamiloux qui vous le dira, celle qui traduit mes mots pour les adultes et les enfants qui ne parlent pas français. Mais je vais vous raconter :

    la naissance de « Dogy »

    Il était une fois Mamiloux, une petite fille née en Angleterre, la grande ile, la haut, au nord de la France. Une ile avec sa tête qui regarde l’océan et ses pieds séparés de nous par une Manche toute froide, mais toute belle de ses vagues entre des falaises blanches.

    Mamiloux est venue vivre en France quand elle était déjà maman de deux petits garçons, et vous savez quoi ? Elle a appris notre langue toute seule, en écoutant. Vous aussi, vous pouvez apprendre la sienne.

    Aujourd’hui, tout plein d’années sont passées, et Mamiloux a trois petites filles de toutes les couleurs, les couleurs mélangées des pays du monde : l’Afrique, L’Asie, l’Europe. Elles sont toutes douces, toutes belles. Mais parfois Mamiloux  est triste parce que ses petites filles sont loin. Deux sont même très loin, très très loin, dans une ile aussi, avec la mer qui la sépare du sud de l’Afrique, vrai de vrai, parce que je ne mens jamais.

    Ne vous inquiétez pas, car Mamiloux trouve toujours la joie en aimant, et en donnant aux autres enfants, comme dans les orphelinats de Thaïlande, où elle est restée deux fois six mois. Parce qu’un orphelin, c’est celui qui n’a plus ni papa, ni maman, mais là bas, il a tout plein de « parents » comme Mamiloux, qui viennent pour s’occuper de lui.

    Aujourd’hui Mamiloux, elle vit dans une ville toute grande qui fait du bruit, trop de bruit pour Mamiloux, mais heureusement, près d’une mer toute bleu. Et pour donner encore, elle a trouvé un petit garcon tout rond, tout doux.

    Un jour, les enfants, ce petit garçon  a sorti de sa boite magique un petit chien en bois et Mamiloux l’a appelé : « DOGY ».

    DOGY  est né sous le signe de l’ AMOUR : il parle à tout le monde, tous ceux qui sont seuls et tristes, il leurs apporte les sourires, la joie, les rires aussi quand il se promène dans les rues.

    Vous savez quoi les enfants : Mamiloux en ce moment, elle a besoin aussi d’amour et de calme, comme moi ces derniers mois, pour être encore plus sage et pouvoir vous raconter .Alors Mamiloux, elle va prendre le papier pour écrire en regardant l’océan qui la fait rêver de ses petites filles. Le papier, comme les lettres avec vos dessins, que le facteur aime bien. Et Mamiloux, les enfants, je suis sure qu’elle fera danser les mots, en francais, en anglais, pour vous écrire des contes:

    LES CONTES DE DOGY !

    Chut ! : « c’est un secret », le papier est encore tout blanc, il va regarder la mer toute bleu, pour trouver des mots entre noir et blanc !


    AMOUR

    novembre 30th, 2012

    1-02 Le facteur

    IMG_0998, HimalayasIl me souvient les enfants que j’avais promis de vous écrire encore et de vous prendre par la main pour vous bercer de la sagesse des mots.

    Mais le temps est passé, celui de mon repos et de mon chemin pour être encore plus sage, afin de ne plus vous dire de bêtises.

    Vous savez les enfants, je vous l’ai dit que les mamans, ce n’est pas toujours qu’elles font tout comme il faut,

    Mais soyez sur qu’ elle vous aime votre maman, toujours .

    C’est juste que parfois, elles ne savent plus comment faire pour vous le dire comme il faut.

    Alors vous savez quoi : « on va leur apprendre bientot ! »

    En attendant, vous pouvez leur raconter le livre des paroles de son Holiness. Je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais je suis sure qu’il aidera vos parents pour qu’ils vous aident aussi. C’est Christian Bruyat qui l’a écrit  avec la beauté de celui qui sait : Le Dalai Lama !

    Il me souvient avoir voulu vous bercer pour endormir vos mauvais rêves et envahir vos pensées de douceurs et de sourires. Cet après-midi, où je pense à vous très fort , je vous offre George Moustaki et son facteur. Celui qui apportait l’amour sur du beau papier où les mots jouaient le chant du bonheur. Vous savez les enfants, même si vos mots sont tout tremblants sur la feuille  blanche, entourez les de couleurs, barbouillez les de vos joies, de vos cris, de vos larmes, et confiez les au facteur de votre maison : il sera tout content de les apporter à ceux que vous aimez.

    Quand les ombres envahissent votre coeur, n’oubliez jamais que la lumière revient toujours pour caresser vos moments difficiles, comme elle a toujours caressé les miens. Il suffit de le vouloir très fort, très fort, très fort.

    Il est des jours où c’est plus difficile, c’est vrai, mais n’abandonnez jamais de la chercher : promis, elle  sera la et vos rêves deviendront merveilleux dans les bras tout doux de Morphée.

    Vous connaissez Morphée, c’est un dieu de la mythologie Grec qui protège les rêves comme un magicien. Demandez à vos parents, peut-être qu’ils le connaissent et si c’est non et bien vous leur apprendrez .

    C’est mon premier message depuis longtemps, alors je ne vais pas le faire trop long,  vous risqueriez d’êtres aussi fatigués que je le fus, et je vous veux en pleine forme pour me lire encore un jour prochain.


    Ta liberté enfant du progrès

    septembre 10th, 2012
    enfants

    auraient-ils moins de liberté que les nôtres ?

    Où est la liberté de l’enfant qui naît sans l’avoir décidé, où est sa liberté d’hurler la violence qui l’accueille, à peine sorti du nid, où est sa liberté de devoir se couvrir d’une panoplie de tissus plus agressifs les uns que les autres ?

    Où est sa liberté de manger quand sa bouche ne connaissait que la douceur de l’onde ?

    Où est sa liberté de respirer quand cet air qui rentre en lui de force sent le goudron et le moisi ?
    Où est sa liberté de s’entourer d’une couche qui lui écartèle les jambes ?
    Où est sa liberté d’entendre les cris, les niaiseries, sans qu’aucun filtre jamais plus ne les atténue ?
    Où est sa liberté d’être privé d’une histoire qui l’aurait bercé?
    Où est sa liberté de refuser ces dix milles objets qui le protègent de  ses apprentissages?

    Où est sa liberté de refuser la sécurité qu’on lui impose et qui ne l’épargnera jamais des réalités de la vie ?

    Où est sa liberté de réclamer le vide qui seul peut le remplir des rêves qu’il se cherche ?
    Où est sa liberté de grandir sans le regard d’autrui qui lui dicte sa conduite ?
    Où est sa liberté de se construire en dehors d’une dictature d’adultes qui croient tout savoir et tout décider pour lui, dans une avalanche d’objets comme les barreaux d’une prison ?
    Liberté, cesse de faire croire à l’enfant que tu existes, cesse de leurrer les peuples afin qu’ils s’entretuent, persuadés de te posséder aujourd’hui plus que le voisin.
    L’enfant te coure après, te voyant fuir devant lui, sans doute jusqu’à sa dernière heure, où de nouveau tu pointeras ton nez pour lui laisser faire de ses os, de sa chair, de son sourire, de son cerveau, ce que les autres ont décidé et qui ne sera plus rien !

    YOUR FREEDOM, CHILD OF PROGRESS

    They have lesser freedom than our children?

    Where is the freedom of the child who is born without having decided it .

    Where is his freedom to scream the violence, which meets him as soon as he leaves his nest.

    Where is his freedom to have to cover himself with a whole range of clothing, each one more aggressive than the other?

    Where is his freedom to eat, when his mouth only knows the softness of the wave  ?

    Where is his freedom to breath when the air which enters him, by force, smells of tar and mould?

    Where is his freedom to roll a diaper around himself, which moves his legs apart?

    Where is his freedom to hear shouting and foolishness, without having, ever again, a filter to steer it away ?

    Where is his freedom, to be deprived of a lullaby to lull him to sleep  ?

    Where is his freedom to refuse these ten thousand objects which protects him from apprentice ships ( espace)?

    Where is his freedom to refuse the security imposed on him, and yet, will never keep at bay, the realities of life  ?

    Where is his freedom to ask for emptiness, which only the dreams he is looking for, can fill?

    Where is his freedom to grow up without the stares from others, telling him what to do  ?

    Where is his freedom to build himself rather than the dictation received from ( espace) adults who, think they know all, deciding for him, from an avalanche of objects such as… prison bars  ?

    Freedom, stop making the child believe you exist, stop deceiving people in order for them to kill each other. Persuaded that they have the right on you, more than their neighbour.The child runs after you, seeing you escaping him, most probably until his dying day where, once again, you may well appear, letting him do with his bones, with his smile, with his brain, that which they have decided, and will be, nothingness for ever!


    UNE RENCONTRE: KATE !

    juin 9th, 2012

    images

    Nous ne sommes fait que de cette magie : La rencontre, celle qui nous reste et qui nous enrichit, loin des solitudes.

    La route était longue et la chaleur écrasante d’un mois de Février,  aux abords du tropique du Capricorne, laissait mes pensées défilées des Kilomètres durant, au nord de Perth. L’Australie, celle du bush, celle du désert , voyait cette année là mourir l’oiseau et le kangouroux qui avaient rarement eu aussi chaud. La rencontre se préparait : le quatre-quatre quittait la ligne droite goudronnée pour parler au seul homme de Gascoyne Jonction qui puisse remplir d’essence et d’eau ses réservoirs. La piste se déroulait, perdue entre Kennedy ranch, ses gorges aux fossiles millénaires, et la ville, quatre cents kilomètres plus loin. Une enclave de l’ouest, qui fut le pays des anciens ranchs à mouton et  des Aborigènes. Il était question d’une première nuit isolée,  sans âme qui vive, et d’un matin où la lumière violente réveillait les ocres des falaises, pour une marche qui offrait ses mystères. La piste a continué , mais le quatre-quatre n’a pas aimé les quarante sept degrés : sa boite de vitesse  s’est enraillée. Un arrêt obligé, la panique se devait de rester loin, et la chance a souri quand la marche arrière s’est enclenchée . Un Gps, doublé des dernières recherches géologiques qui indiquaient les pistes, ont redonné l’espoir ; à cinquante kilomètres, après des heures de conduite étrange, l’aide existait peut-être dans une ancienne « station », sur la piste des moutons . Seul le sable rouge ne fondait pas sous le soleil de plomb, la voiture vibrait lentement, si lentement, pour atteindre à l’envers ce lieu qui incarnait notre sauveur du soir !

    Jamais je ne l’oublierais : elle était là, grande et si belle, elle était là au pied d’un bungalow de bois, qui parlent des terrasses ombragées qui l’encerclent. Son sourire a volé en éclats sur notre arrivée à l’envers dans son univers qui ne voyait jamais personne. Son accueil ne pouvait avoir  de nom, et la nuit fut celle imaginée : la magie des affinités spontanées, des aspirations, des rêves partagés, et d’un prénom commun, juste entaché de langues différentes. Elle avait pour elle, la géologie, la médecine, la guitare, l’amour des wallabies, des oiseaux et de l’homme qui lui avait fait quitter la ville. Un homme descendant d’un aristocrate Anglais, un fou exceptionnel qui s’était installé là, cent vingt ans avant, laissant comme  un musé, un hangar rempli d’objets aux histoires incroyables. Elle m’avait conté ces objets après une nuit pesante de chaleur, tout juste rafraîchie de l’eau salée du réservoir qui brillait sous le soleil. Elle m’avait conté ses journées, loin de tout, et son appréhension pour ce choix récent. Plus tard, les mots ont jeté un pont entre nos deux existences, et je vibre toujours pour sa vie, attendant ce jour qui nous verrait réunies à nouveau.

    Aujourd’hui, elle continue de vivre dans ma mémoire et son prénom, si près du mien, s’éternisera dans mes livres au travers de ces quatre lettres :  KATE

    AN ENCOUNTER : KATE !

    That’s what magic within is about : The encounter, that which stays and, enriches us, far away from loneliness.

    The journey was long and, the heat of February, overpowering, in the vicinity of the tropic of Capricorn. Capricorn gave, free leash to my thoughts, throughout the kilometres, north of Perth.

    Australia, the bush, the desert, saw them die, that year, birds and kangaroos, rarely having to, before, endure such a heat.

    The encounter was, under preparation: the land rover left the asphalted straight line, for us to speak to the only man, at Gascoyne Junction, who could fill the reservoirs, with petrol and water.The track stretched out, lost between Kennedy Ranch, it’s gorges, of millennium fossils, and, the town, four hundred kilometers further on. An enclave of the West, once being the country of ancient ranches, for sheep and Aborigines.

    With the probability of a first isolated night, without a living soul, a morning with a violent light, awakening the ochres on the cliffs,and a hike, offering it’s mysteries.

    The track continued but, the Land Rover hadn’t appreciated the forty seven degrees slope : it’s gearbox blocked, commanding a compulsory stop and, whilst trying hard to keep panic at bay, the rover was set into reverse when, luck turned our way. A navigation system, along with the latest geological device which, indicated tracks, gave hope ; fifty kilometres later, after hours of driving, in this strange manner, help existed, perhaps, in an ancient “station”, on the sheep tracks where, the only thing, not melting under the scorching sun was, the red sand. The car, vibrated, slowly, so slowly, in order to reach, in reverse, the place which was to incarnate, our saviour of the evening!

    I will never forget her : she was tall and so beautiful, there, at the foot of a wooden bungalow, speaking of surrounding shaded terraces . Her smile, bursting into laughter, on our arrival, the other side of her universe, never seeing anyone. Impossible to give a name to her welcome and, the night was, as imagined : the magic of spontaneous affinities, aspirations, shared dreams and, our first names, in common, tainted only by, a different language.Geology, medicine, and the guitar were, her belongings, the love for Wallabies, birds and, the man who, brought about her decision to, leave the town life.

    Descendant of an aristocrat family, a crazy, exceptional man who, settled there, some one hundred and twenty years before, leaving, in guise of a museum, a hangar, full of objects with, incredible stories. She spoke to me, of these objects, after a night of heavy heat, recently refreshed by salted water from, the reservoir, shining under the sun. She spoke to me of her days, far from everything, of her apprehension of this recent choice. Later, the words threw a bridge between our two existences, and I,vibrated still, for her life, waiting for that day which would reunite us, once again.

    Today still, she continues to live in my memory, and her first name, so close to mine, will linger, in my books, through these four letters :

    K A T E.


    QUAND LA COLONISATION SE TRAVESTIT

    février 12th, 2011

    P1010449, photo inde Ils se sont appelés missionnaires, leurs croisades trouvaient dans la religion un moteur pour tuer, pour convertir, pour asservir, afin d’asseoir pouvoir et argent. L’église et l’Etat trouvaient ensemble le chemin de la colonisation.

    De ces missionnaires naissaient bel et bien la main mise sur des peuples qu’ils considéraient comme inférieurs.

    Un aparté significatif :

    Il existait des convaincus, citons en exemple les Jésuites à la cour de Péki,  qui n’est pas sans poser ce constat sur l’Art comme outil de communication: « ils ont mieux réussi que les Vicentins dans leur endoctrinement culturel par l’emploi des arts, des sciences, et de la technologie, auprès de la cour impériale » (encyclopédie Vicentine)

    L’expulsion par la Chine des derniers missionnaires vient, entre autres choses, du constat que les progrès de l’Occident n’impressionnaient plus les Chinois.

    De la s’explique que la colonisation ne laisse pas derrière elle les mêmes dégâts  de rapport « maître et esclave ». Ces dégâts qui courent encore dans trop de pays actuellement.

    Pour asseoir le paternalisme en second, il faut conjugaison d’un terrain laissé en friche, d’un sentiment fort de supériorité, autant culturelle que technologique et religieuse.

    Un exemple : l’Art Khmer longtemps décrié, encore trop méconnu quant à sa valeur historique, culturelle et sociale, n’a trouvé sa reconnaissance que dans le début des années 1930 et ce pour être pillé. N’oublions pas que Malraux, responsable de ce délit grave en 1923, sortit indemne de sa condamnation à deux ans de prisons ! Le musé Guillemet à Paris, lors de l’exposition Khmer 97-98, qui faillit ne pas voir le jour, prêta 47 œuvres khmer pour 64 par le Cambodge. Comment ne pas s’interroger sur cette forme d’affirmation de notre droit à détenir autant d’œuvres sur notre sol, d’œuvres faisant partie intégrante de l’histoire de pays que l’on a spoliés et que l’on contemple du haut de notre supériorité, si ce n’est de notre condescendance.

    Comment ne pas s’interroger sur ce phénomène de la fin du vingtième siècle qui voit reconnaître enfin la grandeur de civilisations anciennes dans nos ex-colonies, et dans le même temps déconsidérer leurs civilisation d’aujourd’hui ? N’est-ce pas le même homme, la même femme ? Les mêmes artistes, doués donc des mêmes capacités, des mêmes traditions culturelles?

    Ce qui est intervenu entre les deux, pour faire court, n’est pas autre chose que l’asservissement et la pauvreté, qui eux retirent la confiance, et l’affirmation possible de leurs capacités réelles.

    L’ancien colonisateur ne sort plus de son schéma, imprégné d’un sentiment de supériorité et l’ex-colonisé oscille entre un sentiment d’infériorité, et l’attrait de la ressemblance pour être enfin reconnu.

    Qui peut répondre aujourd’hui de ce que ces civilisations seraient devenues sans le passage sur de longues années des pays d’Occidents ?

    Qui peut affirmer aujourd’hui le positif apporté, puisqu’en leur donnant des routes ou des écoles.. nous leur avons retiré l’essence même de leur culture, de leur âme.

    Que leur reste-t-il aujourd’hui que de se battre pour se nourrir, et nous savons que dans la pyramide des besoins le stade recherche de la nourriture ne peut induire la création.

    Je citerai un exemple concret du modèle paternaliste et pervers qui perdure  aujourd’hui, et qui va à l’encontre d’aider ces civilisations à s’affirmer, et retrouver leur richesse culturelle.

    « Anne Charlotte » est expatriée depuis des années sur le sol de Singapour, fausse artiste à ces heures entre des ordres qu’elle dicte à sa maid (bonne à tout faire). Elle s’invente peintre sur des laques Birmanes, façonne des bougies sur un modèle Vietnamien. Elle part dans ces pays, loge, bien entendue, dans un grand hôtel aseptisé, mais se targue d’aller à la rencontre et de faire connaître ces femmes Birmanes ou Vietnamiennes qui, elles, travaillent 12 heures par jour et créent comme de vraies artistes.

    Ces femmes vendent leurs œuvres, sur le sol de leur pays, entre 25c et 50c à Anne Charlotte, Cette dernière les revend 10 dollars sur le sol de Singapour ! Mais dit-elle : elle véhicule leur art, mais dit-elle : elle leur permet de travailler ! Non elle les spolie bel et bien ! Il n’existe point d’échange entre deux formes d’art.  Anne Charlotte expose aussi « ses œuvres » entachés d’exotisme devant des occidentaux  qui s’extasient, méconnaissant le plus souvent leur origine !

    Connaît-elle profondément leur création : non !

    Des Anne Charlotte, il en existe des milliers aujourd’hui, nouvelle forme de colonialisme de l’Asie, l’Afrique et L’Amérique du Sud.

    Dame patronnesse d’Occident, plus perverses que les missionnaires d’hier. Leur aveuglement, lié à l’affirmation de leurs idées religieuses, politiques et sociales, va de pair avec le désir d’imposer leur schéma à ces pays.

    Un moyen de résister et d’aider à reconnaître les cultures ancestrales et riches, d’Asie, Afrique , Amérique, est de ne pas oublier cette évidence :

    Notre enveloppe n’est rien, elle peut varier dans son apparence et ses expressions, mais le fond de l’être humain reste le même. Il nous appartient de laisser nos croyances pour aborder la différence sans jugement.

    Le chemin vers l’autre, dans l’espace de similitudes basé sur l’essence même de la vie, laisse la place à l’écoute. Une écoute qui s’ouvre pleine et entière sur la compréhension et l’apprentissage de la richesse culturelle de l’autre avec humilité.

    WHEN COLONISATION IMPERSONATES

    They called themselves missionaries, their crusades finding, by means of religion, a driving force to kill, convert and enslave, in order to establish power and money. The church and the State together, found the path of colonisation.

    From these missionaries, derived the appropriation on the nation they considered, inferior.

    A significant aside :

    The convinced ones, did exist, stating as example, the Jesuits at the court of Peking, and answerable of the remark on Art, as a communication tool: “they were more successful than the “Vicentins” in their cultural indoctrination, by employing arts, sciences, and technology in the imperial court” (the Vicentine encyclopaedia)

    One of the reasons of expulsion, by China, of the last missionaries, arises from the  observation that Westerner’s progress, no longer impressed the Chinese. Hence the explanation that colonisation, doesn’t leave behind the same “wrong” in “master and slave relationship”. Wrong, still actually circulating, in far too many countries.

    To establish the paternalism as second, needs conjugation of a fallow field, a strong feeling of superiority, as much cultural, as technological and religious.

    An example: Khmer Art, has, for a long time been brought down, too little known in regards to it’s historical, cultural and social value, not finding recognition before the early thirties and only to be looted. And not forgetting Malraux, responsible for this serious offence in 1923, found guilty, only to get off lightly with, a two year imprisonment ! The Guillemet museum in Paris, at the time of the Khmer exposition 97-98, which almost didn’t occur, lent 47 Khmer works for 64 by Cambodia.

    How to not question this kind of affirmation, on the right to keep in hold, on our territory, so many oeuvres which are an integral part of history of a country we have despoiled, and which we contemplate from the hight of our superiority, if not our condescension.

    How can we not question ourselves on this phenomenon of the late twentieth century which, recognises, at last, the greatness of ancient civilisations, in our ex colonies and, at the same time, disregard their today’s civilisations ? Is it not the same man, the same woman? The same artists, doted with the same capacities, the same cultural traditions? In brief, that which stepped in between, is nothing other than enslavement and poverty both of which, take away confidence and a possible affirmation of their real capacities.

    Yesterday’s colonialist, cannot break away from it’s schema, impregnated with a sentiment of superiority, while the ex colonised, oscillates between a sentiment of inferiority and the lure of resemblance, to be at last, recognised. Today, who can account for the outcome of these civilisations, had the passage of Occidental countries, over the last many years, not occurred ?

    Who, today, can affirm the positive, brought in giving them roads or schools, for, in doing so, we have taken from them, the very essence of their culture, their soul.

    What do they have left, today, but a struggle in finding nourishment, knowing that, in the pyramid of needs, the state of “search for nourishment”, induces creation.

    I will give a concrete example of a paternalist pervert model, perdurable, going against helping these civilisations to, affirm themselves and to find, once more, their cultural wealth.

    “Anne Charlotte” is an expatriate, living in Singapore for many years and, considers herself,an artist, when it suits her, in between giving orders to her maid (who does all).  She invents herself, a painter, on Burmese lacquers, makes candles based on a Vietnamese model.

    She travels to these countries and, of course, stays in the best sanitised hotels, but prides herself in making known these Burmese and Vietnamese women she goes to meet and who, work 12 hours a day, creating as veritable artists. These women sell their oeuvres from where they live, between 25 and 50 centimes, to Anne Charlotte who, resells them for 10 dollars in Singapore! But, she says: vehicles their art and, in doing so, allows them to work ! No, she quite simply despoils them! Their being no exchange, between two forms of art. Anne Charlotte also, exposes “ her art”, tainted by exoticism, to westerners, the majority of who, do not know their origin !

    Does she sincerely know of their creation: no !

    There are thousands of people like Anne Charlotte, existing today, a new form of, Asian African and South American colonialism.

    The occidental Lady patroness, even more perverse than were yesterday’s missionaries. Their blindness, blended with the affirmation of their religious, political and social ideas, hand in hand with the desire to impose their schema to these countries.

    A way of resisting and helping to recognise their rich, ancestral cultures of Asia, Africa and South America, is to not forget this evidence: Our envelope is nothing, it can vary in it’s appearance and expressions but the base of the human being, remains the same. It’s up to us to leave aside our beliefs to approach difference, without judgement.

    The path towards the other, within the sphere of similarity, based on the essence of life allows, “listening”, A listening based entirely on comprehension and apprenticeship of the other’s cultural wealth, with humility.

    .


    LE Petit aborigène… SUITE 3

    janvier 25th, 2011

    kimberley, australie, photo Sa grand-mère se mit à chanter, chanter l’histoire des cascades, l’histoire des « creeks » qui  grondaient et noyaient les eucalyptus encore enfants. Elle chantait le plaisir de se baigner sans fin. Elle chantait les mille brindilles qui pointaient leur nez tout vert, dans un univers d’où l’ocre  disparaissait. En une nuit, la citerne s’était remplie, les protégeant pour des mois et des mois de la sécheresse. Les  esprits du mal s’éloignaient car ceux du bien savaient les protéger.

    Lui, c’était sa voix qu’il écoutait, sa voix profonde et grave, comme celle des sons du didgeridoo. Il ne comprenait pas toutes ses paroles, qui lui donnaient un regard tout doux, mais il savait qu’elle devait revoir les images de ce moment bénit. Il décida cette nuit-là de demander à ses étoiles de répondre aux vœux  de son père et de sa grand-mère, afin que lui aussi  connaisse cette onde magique qui redonnait la vie. Il l’embrassa plus fort qu’il ne l’avait jamais fait, et parti se coucher plus grand, plus sage, que les autres jours. Ses petits pieds perchés sur un tabouret, il se pencha à la fenêtre pour parler à la nuit,  avant de s’endormir dans ses rêves….


    Incident Technique

    janvier 18th, 2011

    IMG_0998, HimalayasIl arrive parfois que la technique vienne contrarier le plaisir d’écrire. Un incident de taille qui ne m’a pas laissée libre, pendant un temps trop long, de continuer mes articles. Alors à tout ceux qui me suivaient et que je remercie encore , je veux exprimer mes excuses et aussi mes voeux sincères de réussite et d’instants merveilleux . Instants, car je ne saurais être chose que sincère et quoi demander de plus que des instants heureux pour remplir une nouvelle année.

    En attendant de vous retrouver bientot, je laisse ce petit message qui en appellera d’autres.