RSS .92| RSS 2.0| ATOM 0.3
  • Home
  • A propos de l’auteur !
  • Press, commentaires des lecteurs.
  •  

    Une scène sans fin !

    rickshau inde ( photo Florence JEan )Bertrand est resté couché dimanche au coin de son trottoir, la pluie sur le dos dans la froideur d’un été trop court. Il m’a dit bonjour, un sourire aux coins des lèvres, malgré la journée qui s’annonçait des plus noires. Il ne sait plus demain, il ne crie plus aujourd’hui, il vit, retrouvant le plaisir d’une souris qui joue sur les pavés de Paris. Il se raconte d’une voix sifflante entre des dents qui n’existent plus. Son rire explose pour se railler et trouver un brin de bonheur afin de continuer sa journée.

    Deux mollets galbés, cuivrés à souhait, sont passés sous ses yeux sans le voir. Ils avaient froid mais se targuaient d’affirmer leurs vacances. Une voix sucrée qui geint la plage bondée, les enfants qui crient, le mauvais temps qui s’affirme. Un visage sans éclat, aux rides déjà profondes, de celles qui focalisent sur la laideur avec complainte. Marie pleurait la chance qui ne lui tendait plus la main.

    Bertrand, Marie, une rue de Paris, témoin de la scène où leur jeu ne se croise jamais dans la surdité d’une société qui les a séparés. La perte de l’un a rempli le monde de l’autre pour qu’ils ne s’entendent plus. L’aveuglement pour toujours condamnant Bertrand à la déchéance et Marie au désoeuvrement et au vide.

    An unceasing end !

    Bertrand, stayed where he’d slept, Sunday, in a corner of his pavement, with rain on his back in the coldness of a too short summer. He offered me a “hello”, through the corner of his mouth, even though the day announced to be, black. The meaning of tomorrow being no longer part of him, no longer crying out, today, he lives, finding the pleasure through a mouse, playing on the pavements of Paris. He recounts, to himself, with a whistling voice, between two teeth, which, no longer exist. His smile explodes, to mock himself, and to find a hint of happiness, in which to continue his day.

    Two curved calves with, just the right hint of golden, tan, passed before his eyes, unaware of him. These legs, cold, priding themselves on affirming their holidays.

    A sugary voice, moans on a crammed beach with squealing children and bad weather, seemingly decided on settling. A face, lacking in sparkle, and already deepened wrinkles, focussing on the ugliness without complaint. Marie crying about luck,  turning it’s back on her.

    Bertrand, Marie, a road in Paris, witness of a scene where their game never crosses in the deafness of a society which separated them. The loss of one of them, has filled the world of the other, for them not to be heard. Blindness, forever condemning Bertrand to declination, and Marie, to uselessness and emptiness.

    Leave a Reply