Random Post: UN COIN DE RUE
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    QUAND ESCLAVAGE SE CONJUGUE AU FUTUR !

    Elles s’appellent Catalina, Mournie, Jenny … elles ont en commun d’être les esclaves du monde moderne, sans chaînes apparentes. Elles ne portent aucun signe extérieur qui suciterait la réaction des médias, elles vont et viennent dans les pays qui les réclament,  et pourtant :

    la pauvreté, de leur famille, de leur vie au quotidien, les pousse à croire les négriers qui leurs font miroiter l’eldorado, dans la modernité de pays comme Dubaï, Singapour, le Canada et d’autres encore …

    Elles ont parfois des enfants qu’elles se doivent d’oublier. Elles ont des amis, des voisins, qui chantaient avec elles sur des guitares, à tous les coins de rue .La bas, à Dubaï, Singapour, du jour au lendemain : elles sont seules, enfermées, logées dans une chambre digne d’un placard. Si le chien existe, il les entraîne vers leurs soeurs quelques minutes de leur journée, sans doute le seul espoir de joie pour combler la solitude. Elles travaillent, et travaillent encore, maltraitées par le schéma colonial qui perdure, et qui autorise jusqu’aux enfants de les commander, et de les considérer inférieures .

    Pendant deux ans, aucun salaire ne leurs est versé, au titre de remboursement de leur trajet . Par la suite, êtres payées « quelques sous » est loin d’être assuré. Quant à leur passeport, il n’est jamais dans leurs mains. A la moindre incartade elles peuvent êtres renvoyées dans leur pays sans rien . Les ambassades sont  de mèche entre elles pour que des accords soient scellés et qu’aucun particulier ne puisse intervenir. Ce trafic, car il s’agit bien là d’un trafic, est maintenu de mains de maître afin que la main d’œuvre à bon marché puisse toujours exister . Les agences en tête de ce trafic voient souvent une matrone comme négrière, qui n’est autre qu’une des leurs, n’étant pas sans rappeler le schéma de l’esclavage, employé depuis la nuit des temps.

    Les Philippines comptent aujourd’hui le plus fort taux d’immigration sous cette forme. Un pays colonisé maintes fois, où se sentir inférieur leur est naturel. Aujourd’hui, à coté de vous, des Sri Lankais, des Africains et d’autres, sont aussi le potentiel d’esclaves du monde moderne . SI vous voulez croire que ce phénomène a disparu, c’est tout simplement que les chaînes aux pieds ne sont plus de mise, mais sachez regarder au delà et vous trouverez le même trafic qu’il vous appartient de condamner.

    Est-ce que les chaînes ne sont finalement pas mieux ? Elles avaient le mérite d’affirmer des choix de pouvoirs et d’argent …Consulats, ambassades, frontières , elles étaient sûrement moins développées qu’aujourd’hui, où malheureusement ce sont elles qui cautionnent les besoins des politiques qui assoient leur puissance sur ce trafic. Utopie sans doute de vouloir combattre, mais le début commence par l’information.

    Un devoir de sortir la majorité de l’aveuglement dans lequel elle se complet, ainsi que les médias qui se regorgent de faits isolé , facile à critiquer, pour ne pas voir ce qui sur le sol de notre pays est sur le point de voir le jour, si ce n’est d’être déjà là : l’esclavage !

    Il se nomme : maltraitance des émigrés sans papiers qui travaillent pour des usines, des restaurants, des fabriques, qui veulent avoir une main d’oeuvre à bas prix, sans recourt de justice en cas d’abus ,sans protection sociale,  et qu’il est si aisé de reconduire à la frontière. La confusion est facile, entre celui qui ne fait rien et profite de trop d’assistance, et ceux ,de plus en plus nombreux, que l’on pousse à venir et qui travaillent dans des conditions dont vous ne voudriez jamais pour vos enfants.

    WHEN SLAVERY CONJUGATES WITH FUTURE

    Their names, Catalina, Mournie, Jenny … they have in common, to be slaves of the modern world, slaves with invisible chains.

    They don’t have any exterior signs to arouse reactions from the media, they come and go in the countries who claim them and yet, the poverty of their families, of their daily lives, push them into trusting in the make believes, the glitter that promises an El Dorado in the modernity of countries, such as Dubai, Singapore, Canada , and more …

    Some have children, who, they judge necessary, to “better keep out of mind”. They have friends, neighbours, who sing with them on guitars, which play on every street corner.Down there, in Dubai, in Singapore, from one day to the other, they are alone, lodging in bed sits no bigger than a cupboard. If the link exists, they may be lucky enough to see their sisters, for just a few minutes of their day. This being, without a shadow of doubt, the only hope of joy to break their solitude, their loneliness.

    They work, work, and work again, badly treated by the colonial schema which perpetuates, and even authorizes children, the right to give them orders and to consider them as inferior.During the first two years they don’t receive any salary, considered as a way of reimbursement for their journey over to the country. After which, they will be paid “a few coins”, without any mention of being insured. As for their passport, it is never in their possession. And at the slightest wrong step, can be sent back to their country, empty handed.

    The Embassies, between each other, are hand in glove when it comes to sealing agreements to unable any individual person to intervene. This traffic, for there is no other word to qualify, is the work of renowned agencies and enables cheap labour to continue it’s perpetual existence. Without recalling the schemer of slavery, used since the beginning of time, the Philippines score the highest rate of immigration, under this form. Today, a country, next door to yours, Sri-Lankians, Africans and others, are also the potential of slaves of the modern world.

    If you choose to believe that this phenomenon has disappeared, it’s only because chained feet are no longer admissible.But learn how to look beyond, and you will find the same traffic, which is up to you to condemn. In the end, are chains not better, after all? At least they had the merit to affirm choices of power and money… Consulates, Embassies, Frontiers, they were certainly less developed than they are today, when unfortunately, it’s they who guarantee the politics needs, to back their power on this traffic. Utopia, without doubt, to want combat, which, begins with information. Information being a due, to unfold from the majority of us, the blindness in which they conspire. Like the media, who are inundated with isolated new items, easy to criticize, and used as a cover up, so not to see that which is about to happen in our own country, if it’s not already here : slavery !

    It’s called mistreatment of illegal emigrates who work for factories, for restaurants, manufacturers who want to have cheap labour. These emigrates, being illegal, will not have the right to appeal in case of abuse, without social protection and who, can be so easily returned to the border, at the blink of an eye. Confusion is easy to make, between he who does nothing, other than abusing of social assistance and those, who are more and more numerous, roused to come and work here, but under conditions considered unthinkable, were it for our own children

    3 Responses to “QUAND ESCLAVAGE SE CONJUGUE AU FUTUR !”

    1. Sab La Menace dit :

      Un texte que j’aimerai partager sur mon blog, mais je ne trouve pas les trackbacks. Merci infiniment Kate, beaucoup de monde n’a aucune idée de l’exploitation infâme qui découle du monde colonial, les marchands de sommeil, les nounous vivant dans des squats sans électricité, les terribles problèmes psychiques qui peuvent en découler, beaucoup l’ignore, mais la précarité rend fou (un processus insidieux, un cercle vicieux vers la perte de la dignité) !
      Encore merci !
      Sab

    2. Néocolonisation…

      Les empires européens ont été construits sur les richesses volés à leurs colonies et sur la main d’œuvre gratuite fournies par leurs esclaves. C’est d’abord en Amérique du Sud, à partir de 1492, que les Européens sont intervenus d’une manière violente …

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