Random Post: UN VISAGE, UN REGARD
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    Dévoiler témoigner

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    Le voile qui dissimule une réalité est aussi la part qui peut sauver de devoir s’y confronter. Il n’est pas d’affirmation quant à la nécessité de sortir du silence, si celui qui s’y love y trouve une forme de vérité propre à lui-même. Il n’est de nécessité qu’au regard d’une référence où chacun pourra s’y retrouver s’il le désire. Il n’est de nécessité qu’au regard des humains qui voudraient oublier la laideur pour leur propre confort.

    Les mots parlent avant tout de sensibilité à ce qui nous entoure, fait du merveilleux comme de l’horreur. Le merveilleux sans nuance et sans contraste devient vite mièvre. Il ne demeure merveilleux que parce qu’il est cerné de l’ombre qui lui donne sa force. Un dessin sans contraste reste fade et plat. Une musique composée d’un seul harmonique ne libèrera jamais d’émotion .

    Par les mots, j’ai voulu, sans l’avoir tout à fait décidé, tracer l’équilibre qui nous caractérise tant que nous sommes debout. Les phrases sont elles-mêmes équilibre, parfois belles, parfois rudes, parfois dissonantes, parfois harmonieuses. Accepter de passer de l’une à l’autre, c’est accepter de regarder la laideur pour apprécier la beauté. Accepter de lire c’est accepter de partager ce qui est pesant, ce qui dérange, en échange de l’envol qui fait rêver. Accepter de refuser l’acquit, c’est accepter de penser que l’équilibre puisse se trouver en dehors des affirmations établies.

    Nous ne sommes que des funambules sur le fil de l’existence. Le long bâton, qui leur permet de traverser d’un bout à l’autre, ne se tient jamais droit, il oscille, cherchant l’appui qui permet de ne pas tomber. Cet appui ne peut être unique, il est fait d’évidences et de ses contraires. Il est fait des interrogations qui nous permettent de chercher sans cesse, jusqu’à trouver notre vérité, celle qui nous mène le mieux au bout du chemin.

    Les épreuves, même les plus dures, trouvent leur raison d’être quand elles libèrent un apprentissage. Peu importe combien terribles elles peuvent être, elles sont le reflet du monde dans sa complexité, et deviennent une fois dépassées la voix vers la confiance et le savoir. Un savoir qui porte en lui une lucidité sans complaisance, qui appelle les mots pour qu’ils soient lus par ceux qui le choisissent !

    REVEAL WITNESS !

    The veil which dissimulates a reality is also that which can be used, in order to avoid confrontation. It is not about affirmation as to the necessity to steer away the silence, if he, who finds his place within, finds a sort of home truth. It is only of a necessity in the eyes of a reference where, each one may be able to find himself, should this be his desire. It is only of a necessity in the eyes of humans who, wish to forget the ugliness for their own comfort.

    But words speak above all, of the sensitiveness of those around us, made of marvel and of horror. The marvellous without subtlety and without contrast quickly becomes affected. It remains marvellous, only because it is encircled by a shadow which gives it its force. A drawing without contrast stays dull and flat. A music composed of a single harmonic will never give forth emotion.

    Through words, I wanted, without entirely having decided to, trace the equilibrium, which characterises us as long as we are standing. The phrases are they themselves balanced, sometimes beautiful, sometimes hard, sometimes discordant, sometimes harmonious. Accepting to go from one to the other, is accepting to look at the ugliness to appreciate the beauty. Accepting to read, is accepting to share that which bothers us, in exchange of the soar to a dream. Accepting to refuse acquaintance, is accepting to think that equilibrium may be found outside of established affirmations.

    We are no other than tightrope walkers on a life line. The long stick, which allows them to go from one end to the other, is never held still, it oscillates looking for support so as not to fall. This support cannot be unique, it is  made of evidences and its contraries. It is made of interrogations allowing us to look incessantly until, we find our truth to take us in the best way it knows, to the end of the road.

    Ordeals, even the hardest find their reason to be, when they liberate an apprenticeship. No matter how terrible they may be, they are the reflection of the world in all it’s complexity, and become, once over gotten, the way towards confidence and knowledge. A know-how beholding lucidity without complaisance, bringing forth the words, for them to be read by those who choose!

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