Random Post: UN VISAGE, UN REGARD
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    UNE RENCONTRE: KATE !

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    Nous ne sommes fait que de cette magie : La rencontre, celle qui nous reste et qui nous enrichit, loin des solitudes.

    La route était longue et la chaleur écrasante d’un mois de Février,  aux abords du tropique du Capricorne, laissait mes pensées défilées des Kilomètres durant, au nord de Perth. L’Australie, celle du bush, celle du désert , voyait cette année là mourir l’oiseau et le kangouroux qui avaient rarement eu aussi chaud. La rencontre se préparait : le quatre-quatre quittait la ligne droite goudronnée pour parler au seul homme de Gascoyne Jonction qui puisse remplir d’essence et d’eau ses réservoirs. La piste se déroulait, perdue entre Kennedy ranch, ses gorges aux fossiles millénaires, et la ville, quatre cents kilomètres plus loin. Une enclave de l’ouest, qui fut le pays des anciens ranchs à mouton et  des Aborigènes. Il était question d’une première nuit isolée,  sans âme qui vive, et d’un matin où la lumière violente réveillait les ocres des falaises, pour une marche qui offrait ses mystères. La piste a continué , mais le quatre-quatre n’a pas aimé les quarante sept degrés : sa boite de vitesse  s’est enraillée. Un arrêt obligé, la panique se devait de rester loin, et la chance a souri quand la marche arrière s’est enclenchée . Un Gps, doublé des dernières recherches géologiques qui indiquaient les pistes, ont redonné l’espoir ; à cinquante kilomètres, après des heures de conduite étrange, l’aide existait peut-être dans une ancienne « station », sur la piste des moutons . Seul le sable rouge ne fondait pas sous le soleil de plomb, la voiture vibrait lentement, si lentement, pour atteindre à l’envers ce lieu qui incarnait notre sauveur du soir !

    Jamais je ne l’oublierais : elle était là, grande et si belle, elle était là au pied d’un bungalow de bois, qui parlent des terrasses ombragées qui l’encerclent. Son sourire a volé en éclats sur notre arrivée à l’envers dans son univers qui ne voyait jamais personne. Son accueil ne pouvait avoir  de nom, et la nuit fut celle imaginée : la magie des affinités spontanées, des aspirations, des rêves partagés, et d’un prénom commun, juste entaché de langues différentes. Elle avait pour elle, la géologie, la médecine, la guitare, l’amour des wallabies, des oiseaux et de l’homme qui lui avait fait quitter la ville. Un homme descendant d’un aristocrate Anglais, un fou exceptionnel qui s’était installé là, cent vingt ans avant, laissant comme  un musé, un hangar rempli d’objets aux histoires incroyables. Elle m’avait conté ces objets après une nuit pesante de chaleur, tout juste rafraîchie de l’eau salée du réservoir qui brillait sous le soleil. Elle m’avait conté ses journées, loin de tout, et son appréhension pour ce choix récent. Plus tard, les mots ont jeté un pont entre nos deux existences, et je vibre toujours pour sa vie, attendant ce jour qui nous verrait réunies à nouveau.

    Aujourd’hui, elle continue de vivre dans ma mémoire et son prénom, si près du mien, s’éternisera dans mes livres au travers de ces quatre lettres :  KATE

    AN ENCOUNTER : KATE !

    That’s what magic within is about : The encounter, that which stays and, enriches us, far away from loneliness.

    The journey was long and, the heat of February, overpowering, in the vicinity of the tropic of Capricorn. Capricorn gave, free leash to my thoughts, throughout the kilometres, north of Perth.

    Australia, the bush, the desert, saw them die, that year, birds and kangaroos, rarely having to, before, endure such a heat.

    The encounter was, under preparation: the land rover left the asphalted straight line, for us to speak to the only man, at Gascoyne Junction, who could fill the reservoirs, with petrol and water.The track stretched out, lost between Kennedy Ranch, it’s gorges, of millennium fossils, and, the town, four hundred kilometers further on. An enclave of the West, once being the country of ancient ranches, for sheep and Aborigines.

    With the probability of a first isolated night, without a living soul, a morning with a violent light, awakening the ochres on the cliffs,and a hike, offering it’s mysteries.

    The track continued but, the Land Rover hadn’t appreciated the forty seven degrees slope : it’s gearbox blocked, commanding a compulsory stop and, whilst trying hard to keep panic at bay, the rover was set into reverse when, luck turned our way. A navigation system, along with the latest geological device which, indicated tracks, gave hope ; fifty kilometres later, after hours of driving, in this strange manner, help existed, perhaps, in an ancient “station”, on the sheep tracks where, the only thing, not melting under the scorching sun was, the red sand. The car, vibrated, slowly, so slowly, in order to reach, in reverse, the place which was to incarnate, our saviour of the evening!

    I will never forget her : she was tall and so beautiful, there, at the foot of a wooden bungalow, speaking of surrounding shaded terraces . Her smile, bursting into laughter, on our arrival, the other side of her universe, never seeing anyone. Impossible to give a name to her welcome and, the night was, as imagined : the magic of spontaneous affinities, aspirations, shared dreams and, our first names, in common, tainted only by, a different language.Geology, medicine, and the guitar were, her belongings, the love for Wallabies, birds and, the man who, brought about her decision to, leave the town life.

    Descendant of an aristocrat family, a crazy, exceptional man who, settled there, some one hundred and twenty years before, leaving, in guise of a museum, a hangar, full of objects with, incredible stories. She spoke to me, of these objects, after a night of heavy heat, recently refreshed by salted water from, the reservoir, shining under the sun. She spoke to me of her days, far from everything, of her apprehension of this recent choice. Later, the words threw a bridge between our two existences, and I,vibrated still, for her life, waiting for that day which would reunite us, once again.

    Today still, she continues to live in my memory, and her first name, so close to mine, will linger, in my books, through these four letters :

    K A T E.

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