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    LA POLITIQUE !

    Elle fait couler l’encre, mais qu’en est-il de son intégrité dans nos sociétés qui plus que jamais se dirigent vers le profit de chacun. Peut-il exister une sincérité à une envie de diriger, quand diriger un pays n’est jamais que lourdeur ? Un sage en aurait-il envi ?

    Qui peut émerger dans la conviction et l’assurance, en étant prêt à ignorer la lourdeur :

    -Un utopiste, idéaliste et pur, mais dangereux parce qu’aveugle à ce qui n’est pas lui et ses idées !

    -Un épris de pouvoir par complexe d’infériorité, calculateur par nature, son opposé qui le rejoint dans la gravité du danger !

    Deux dangers qui ont étalé leurs horreurs et qui nous menacent encore aujourd’hui, comme chaque fois qu’une société par à la dérive.

    Au milieu, sans doute le troupeau formé par les fades, qui oscillent au gré de leur désir d’avancement, voire un désir de devant de scène, et d’acclamations pour lesquelles ils utiliseront l’idée à la mode, ou le slogan qui plait .

    Mais reste-il aujourd’hui des convaincus raisonnables ? est-il possible qu’ils existent d’ailleurs, et l’ont-ils jamais été ? Oui, quand ils s’appelaient Jaurès, parce que les évidences émergeaient et que le combat se justifiait pour la grandeur et la noblesse de la cause, qui nous rendait tous solidaires. Quand il s’appelait de Gaule, parce qu’une guerre justifie ses grands hommes, parce qu’une guerre renforce, elle aussi, la solidarité.

    Mais ces hommes pourraient-ils exister aujourd’hui, seraient-ils  aussi grands et dignes, seraient-ils autant suivis, entendus ? Comment ne pas constater qu’ils s’épuiseraient, loin de l’écoute du peuple, confrontés à l’individualisme qui pervertit les choix,loin du désir des valeurs essentielles, envolées en fumée. La politique doit en appeler au désir collectif ou elle se fourvoie forcément.

    Sommes-nous dans une société aujourd’hui où la majorité est dotée d’écoute, et prend fait et cause pour son prochain?  Appelez- moi si c’est le cas : jamais au contraire nous n’avons été autant centré sur nous-même, doublé d’une course effrénée vers l’argent, vers l’objet,  comme les grands maîtres de nos vies, et de ceux qui nous éloignent du concept de penser l’autre. Sans penser l’autre, le choix politique ne peut être qu’entaché d’erreur, car il lui faut un recul suffisant et s’oublier soi même au profit du collectif.

    Il existe pourtant des petites minorités qui continuent de résister avec justesse au détriment de leurs intérêts. Si vous savez les écouter, ils vous expliqueront le choix le moins mauvais, celui qui ménage l’essentiel pour espérer sauver l’infime qui peut encore l’être. Social est par définition penser l’autre, comment ne pas y adhérer, mais méfiance, le mot ne doit pas se conjuguer à tord et à travers, pour prétendre que les humanistes ne seraient que d’une même couleur, et qu’à leur tête le personnage émergeant serait doté des mêmes qualités qu’eux .

    Alors ne vous endormez pas si vous voulez espérer en demain, et n’oubliez jamais que c’est un combat permanent, celui de votre prochain avant le votre. Ne vous laissez pas atteindre par une manipulation vieille comme le monde qui consiste à diviser pour mieux régner.

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