Random Post: JIGME, TIBETAIN DU LADAKH
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    Ainsi a disparu une chanteuse d’opéra !

    Rencontre avec une chanteuse d’opéra !

    Une rencontre, comme il en existe quand des circonstances exceptionnelles réunissent deux femmes, qui se reconnaissent entre artiste et mère. Deux rôles qui se disputent leur vie trop longtemps, et qui ont laissé la chanteuse d’opéra, vide de son chant pour des années, afin de jouer la partition d’une mère, qui a soixante cinq ans ne sait plus si son choix était le bon.

    Créer, quand la première sculpture façonnée est un enfant :

    Un enfant, comme la plus belle des créations, celle qui ne s’apprend pas, source des plus grandes joies et des plus grandes souffrances. Passionnée par son vécu qui ne sera possession que le temps de sa construction vers l’âge adulte . Pour quoi faire, si ce n’est lui donner les ailes qui lui permettront de s’envoler vers sa vie, qui ne sera plus celle de sa mère, de son père. Une sculpture, une peinture, un livre, une musique, ne sont pas si différents : une fois finis, ils ne vous appartiennent que de nom, puis ils partent vers l’autre, cet autre qui se l’approprie ou ils meurent, faute d’avoir existés pour autrui.Dans ce temps de création, l’artiste est entier, passionné, et ne laisse d’espace à rien d’autre que ce qu’il entreprend . Si c’est l’enfant, elle lui donne tout, mais quand son art reprend ses droits, l’enfant n’existe plus : il reste en marge, éloigné au naturel par ce qui doit encore naître, et qui n’est plus lui. Créer devient égoïste, et le paradoxe s’installe, entre le tout ou rien, comme un déchirement qui ne prend fin qu’au jour de son âge avancé :  la mère devient libre d’exister pour son art, ou démunie et frustrée de n’avoir pu le faire vivre.

    L’artiste ne décide jamais tout à fait d’être investi de ce paradoxe, il est prédisposé par ce besoin d’expression qui le libère de ce qui l’habite, et qui doit le quitter pour aller vers la vie des autres. Son monde d’émotions, sans cesse en mouvement, comme les dix milles torrents suintants d’une montagne gigantesque, doit trouver son fleuve, afin que la mer l’accueille et lui offre le sens de sa destiné.L’enfant existera toujours, surfant sur les vagues, quand il pourrait se noyer de ne plus être choisi, mais il coulerait à pique si les torrents débordaient des digues que la création doit ériger sur son chemin.

    And so disappeared an opera singer !

    Making the acquaintance of an opera singer !

    An acquaintance which only exists when exceptional circumstances unite two of a same women, that of an artist and a mother, disputing their roles for far too long, and finally giving lease to the role of mother, only to leave aside that of an artist who arriving at the age of sixty five, no longer knowing if her choice was the best.

    Creating when the first sculpture being that of a  child :

    a child, like all creations of beauty,is an inborn source of the greatest of happiness, and the greatest of suffering. The mother lives the life of her child, with passion, in full, up to the moment he spreads his wings to live his life, alone, without her

    It’s the same of a sculpture, a painting, a book, a music ; when the oeuvre is achieved, it’s no longer the artist’s belonging, if only through his name, his signature.The oeuvre is lost to another, lost to he or those it suits, or otherwise, dies, through not existing for others. During the time of creation, the artist is entire, passionate, leaving place to no one and nothing, other than his work.

    As for her child, she gives him everything, but when her passion for art claims its rights, her child no longer exists, becoming an outsider, naturally distanced by the creation about to be born, Creating becomes egoistic and the paradox take its place between all or nothing.The artist doesn’t quite decide to be invested by this paradox, he is more so predisposed by the need of expression, to liberate that which lives within, and must go beyond.

    Her world of emotions unceasing in movement, like the ten thousand torrents seeping from a giant mountain which must find the river so the sea may welcome it, offer the meaning of it’s destiny. Arriving at a mature age in life, her desire may well become fulfilled : to exist for her art. And if not, will become diminished and frustrated for not having being able to do so, earlier. As for the child, eternal, surfing on the waves which threaten drowning, for being overtaken in choice. And will drown, if the torrent overflows the dike that creation should set upon his path.

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