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    IL ETAIT UNE FOIS 3

    DSCF0253-150x150La petite fille courre, vole vers le château qui sonne le départ à l’école pour tous les enfants, ses quatre frères et sa soeur. Ses genoux sont tout écorchés, ses cheveux coupés trop courts, comme les garçons et elle entend à nouveau ce mot lâché par tous : « garçon manqué ».Le regard terrible de sa mère et si glacé de son père pour son retard, n’ont pas de son, mais abime son coeur.

    Alors elle part dans son monde, celui de ses pensées, faites de sa rencontre toute neuve avec son Chêne et pleine de promesses de bonheur.

    Ses pensées, personne ne peut lui voler, ni les entendre, que Monsieur l’arbre et le petit garçon mystérieux dans le grenier, derrière le mur.Car la petite fille se réfugie aussi dans le grenier au dernier étage du château. Son secret á elle depuis que ses petites jambes ont réussi à grimper l’escalier en colimaçon.

    Personne ne connait son secret, parce qu’il manque des planches au parquet alors il est déserté. Elle garde toujours la grosse clé cachée dans sa chambre pour être sure que personne ne la trouve.

    Elle a entassé ses souvenirs : des racines, sa poupée toute noire qui s’appelle Cosette et une veille malle remplie de rideaux blancs, jaunis par le temps. Cosette, c’est la fille de Fantine dans une histoire merveilleuse d’un monsieur qui s’appelle Victor Hugo et qui connaissait les larmes qui ne sont pas de crocodiles. Elle a lu le livre qu’il a écrit et qui s’appelle les Misérables, parce que les mots l’ont tellement fascinée qu’elle les a appris toute seule à trois ans. Pour pouvoir voler les histoires que les grands se racontent.

    Plein de mots pour lui donner des rêves tristes ou gais, mais surtout tristes pour ne pas se sentir seule à avoir mal. La maman de Cossette elle est morte quand Cosette était petite, comme sa grand-mère á elle, mais Cosette, Victor Hugo ne parlait pas de son père, que de Jean Val Jean qui lui a donné plein d’amour. Victor Hugo elle l’aimait bien parce qu’il était comme elle; protéger ceux qui sont tout seuls : Gavroche, c’est comme son dernier petit frere ; un bébé tout seul parce que sa maman est a l’hôpital. Elle faisait comme Fantine la maman de Cosette, parce que c’est Fantine qu’elle aime, cette maman détruite par la vie mais qui veut protéger sa fille et  la défendre. Comme  Sainte Blandine qu’elle lit quelque fois au dessus de son lit quand elle va chez sa marraine.

    Il faudra qu’elle demande son histoire à son Chêne, lui doit forcément la connaitre puisque le mari de sa marraine ne peut plus lui conter: il est parti au ciel et elle ne sait pas ce qu’est le ciel. Les soeurs, c’est l’enfer dont elles parlent toujours et du pécher alors que le paradis  existe en dessin sur son livre qui s’appelle la bible

    Sa maman l’a laissée toute seule quand elle était bébé, posée dans son couffin dans le jardin. C’est pas Jean Val Jean qui s’est occupé d’elle, mais un gros chien qui prenait sa petite main dans sa gueule .

    Dans son grenier, elle entend chaque fois le petit garçon de l’autre cote du mur, un petit garçon mystérieux qui aime la mer, comme elle. La mer et les dunes qui cachent ses pensées et ses paroles dans le vent. La mer et ses tempêtes qui grondent et la font rêver des pays lointains. La mer et les grosses vagues pour jouer avec elle. Sous l’eau, sur l’eau, et entendre le chant du silence .C’est depuis toujours parce que sa maman lui dit toujours que dès qu’elle a su marcher, toute habillée elle partait dans l’eau »

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