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    IL ETAIT UNE FOIS DOGY

    mai 14th, 2013

    Together « Il était une fois »

    Bonjour les enfants,

    Après un grand sommeil tout doux, je reviens vers vous pour vous parler encore. J’espère que vous avez trouvé le chemin pour écrire des lettres, le facteur il aime le papier, vous n’avez pas oublié ?

    « Il était une fois »: tous les contes commencent par cette phrase , en Anglais on dit : « once  upon a time « , vous connaissez l’anglais ? Je ne vous dirais rien de plus, c’est Mamiloux qui vous le dira, celle qui traduit mes mots pour les adultes et les enfants qui ne parlent pas français. Mais je vais vous raconter :

    la naissance de « Dogy »

    Il était une fois Mamiloux, une petite fille née en Angleterre, la grande ile, la haut, au nord de la France. Une ile avec sa tête qui regarde l’océan et ses pieds séparés de nous par une Manche toute froide, mais toute belle de ses vagues entre des falaises blanches.

    Mamiloux est venue vivre en France quand elle était déjà maman de deux petits garçons, et vous savez quoi ? Elle a appris notre langue toute seule, en écoutant. Vous aussi, vous pouvez apprendre la sienne.

    Aujourd’hui, tout plein d’années sont passées, et Mamiloux a trois petites filles de toutes les couleurs, les couleurs mélangées des pays du monde : l’Afrique, L’Asie, l’Europe. Elles sont toutes douces, toutes belles. Mais parfois Mamiloux  est triste parce que ses petites filles sont loin. Deux sont même très loin, très très loin, dans une ile aussi, avec la mer qui la sépare du sud de l’Afrique, vrai de vrai, parce que je ne mens jamais.

    Ne vous inquiétez pas, car Mamiloux trouve toujours la joie en aimant, et en donnant aux autres enfants, comme dans les orphelinats de Thaïlande, où elle est restée deux fois six mois. Parce qu’un orphelin, c’est celui qui n’a plus ni papa, ni maman, mais là bas, il a tout plein de « parents » comme Mamiloux, qui viennent pour s’occuper de lui.

    Aujourd’hui Mamiloux, elle vit dans une ville toute grande qui fait du bruit, trop de bruit pour Mamiloux, mais heureusement, près d’une mer toute bleu. Et pour donner encore, elle a trouvé un petit garcon tout rond, tout doux.

    Un jour, les enfants, ce petit garçon  a sorti de sa boite magique un petit chien en bois et Mamiloux l’a appelé : « DOGY ».

    DOGY  est né sous le signe de l’ AMOUR : il parle à tout le monde, tous ceux qui sont seuls et tristes, il leurs apporte les sourires, la joie, les rires aussi quand il se promène dans les rues.

    Vous savez quoi les enfants : Mamiloux en ce moment, elle a besoin aussi d’amour et de calme, comme moi ces derniers mois, pour être encore plus sage et pouvoir vous raconter .Alors Mamiloux, elle va prendre le papier pour écrire en regardant l’océan qui la fait rêver de ses petites filles. Le papier, comme les lettres avec vos dessins, que le facteur aime bien. Et Mamiloux, les enfants, je suis sure qu’elle fera danser les mots, en francais, en anglais, pour vous écrire des contes:

    LES CONTES DE DOGY !

    Chut ! : « c’est un secret », le papier est encore tout blanc, il va regarder la mer toute bleu, pour trouver des mots entre noir et blanc !


    AMOUR

    novembre 30th, 2012

    1-02 Le facteur

    IMG_0998, HimalayasIl me souvient les enfants que j’avais promis de vous écrire encore et de vous prendre par la main pour vous bercer de la sagesse des mots.

    Mais le temps est passé, celui de mon repos et de mon chemin pour être encore plus sage, afin de ne plus vous dire de bêtises.

    Vous savez les enfants, je vous l’ai dit que les mamans, ce n’est pas toujours qu’elles font tout comme il faut,

    Mais soyez sur qu’ elle vous aime votre maman, toujours .

    C’est juste que parfois, elles ne savent plus comment faire pour vous le dire comme il faut.

    Alors vous savez quoi : « on va leur apprendre bientot ! »

    En attendant, vous pouvez leur raconter le livre des paroles de son Holiness. Je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais je suis sure qu’il aidera vos parents pour qu’ils vous aident aussi. C’est Christian Bruyat qui l’a écrit  avec la beauté de celui qui sait : Le Dalai Lama !

    Il me souvient avoir voulu vous bercer pour endormir vos mauvais rêves et envahir vos pensées de douceurs et de sourires. Cet après-midi, où je pense à vous très fort , je vous offre George Moustaki et son facteur. Celui qui apportait l’amour sur du beau papier où les mots jouaient le chant du bonheur. Vous savez les enfants, même si vos mots sont tout tremblants sur la feuille  blanche, entourez les de couleurs, barbouillez les de vos joies, de vos cris, de vos larmes, et confiez les au facteur de votre maison : il sera tout content de les apporter à ceux que vous aimez.

    Quand les ombres envahissent votre coeur, n’oubliez jamais que la lumière revient toujours pour caresser vos moments difficiles, comme elle a toujours caressé les miens. Il suffit de le vouloir très fort, très fort, très fort.

    Il est des jours où c’est plus difficile, c’est vrai, mais n’abandonnez jamais de la chercher : promis, elle  sera la et vos rêves deviendront merveilleux dans les bras tout doux de Morphée.

    Vous connaissez Morphée, c’est un dieu de la mythologie Grec qui protège les rêves comme un magicien. Demandez à vos parents, peut-être qu’ils le connaissent et si c’est non et bien vous leur apprendrez .

    C’est mon premier message depuis longtemps, alors je ne vais pas le faire trop long,  vous risqueriez d’êtres aussi fatigués que je le fus, et je vous veux en pleine forme pour me lire encore un jour prochain.


    Ta liberté enfant du progrès

    septembre 10th, 2012
    enfants

    auraient-ils moins de liberté que les nôtres ?

    Où est la liberté de l’enfant qui naît sans l’avoir décidé, où est sa liberté d’hurler la violence qui l’accueille, à peine sorti du nid, où est sa liberté de devoir se couvrir d’une panoplie de tissus plus agressifs les uns que les autres ?

    Où est sa liberté de manger quand sa bouche ne connaissait que la douceur de l’onde ?

    Où est sa liberté de respirer quand cet air qui rentre en lui de force sent le goudron et le moisi ?
    Où est sa liberté de s’entourer d’une couche qui lui écartèle les jambes ?
    Où est sa liberté d’entendre les cris, les niaiseries, sans qu’aucun filtre jamais plus ne les atténue ?
    Où est sa liberté d’être privé d’une histoire qui l’aurait bercé?
    Où est sa liberté de refuser ces dix milles objets qui le protègent de  ses apprentissages?

    Où est sa liberté de refuser la sécurité qu’on lui impose et qui ne l’épargnera jamais des réalités de la vie ?

    Où est sa liberté de réclamer le vide qui seul peut le remplir des rêves qu’il se cherche ?
    Où est sa liberté de grandir sans le regard d’autrui qui lui dicte sa conduite ?
    Où est sa liberté de se construire en dehors d’une dictature d’adultes qui croient tout savoir et tout décider pour lui, dans une avalanche d’objets comme les barreaux d’une prison ?
    Liberté, cesse de faire croire à l’enfant que tu existes, cesse de leurrer les peuples afin qu’ils s’entretuent, persuadés de te posséder aujourd’hui plus que le voisin.
    L’enfant te coure après, te voyant fuir devant lui, sans doute jusqu’à sa dernière heure, où de nouveau tu pointeras ton nez pour lui laisser faire de ses os, de sa chair, de son sourire, de son cerveau, ce que les autres ont décidé et qui ne sera plus rien !

    YOUR FREEDOM, CHILD OF PROGRESS

    They have lesser freedom than our children?

    Where is the freedom of the child who is born without having decided it .

    Where is his freedom to scream the violence, which meets him as soon as he leaves his nest.

    Where is his freedom to have to cover himself with a whole range of clothing, each one more aggressive than the other?

    Where is his freedom to eat, when his mouth only knows the softness of the wave  ?

    Where is his freedom to breath when the air which enters him, by force, smells of tar and mould?

    Where is his freedom to roll a diaper around himself, which moves his legs apart?

    Where is his freedom to hear shouting and foolishness, without having, ever again, a filter to steer it away ?

    Where is his freedom, to be deprived of a lullaby to lull him to sleep  ?

    Where is his freedom to refuse these ten thousand objects which protects him from apprentice ships ( espace)?

    Where is his freedom to refuse the security imposed on him, and yet, will never keep at bay, the realities of life  ?

    Where is his freedom to ask for emptiness, which only the dreams he is looking for, can fill?

    Where is his freedom to grow up without the stares from others, telling him what to do  ?

    Where is his freedom to build himself rather than the dictation received from ( espace) adults who, think they know all, deciding for him, from an avalanche of objects such as… prison bars  ?

    Freedom, stop making the child believe you exist, stop deceiving people in order for them to kill each other. Persuaded that they have the right on you, more than their neighbour.The child runs after you, seeing you escaping him, most probably until his dying day where, once again, you may well appear, letting him do with his bones, with his smile, with his brain, that which they have decided, and will be, nothingness for ever!


    JIGME, TIBETAIN DU LADAKH

    octobre 20th, 2010

    enfant tibétain, photo florence jeanIl est des souvenirs qui tapissent la mémoire de parfums, de sons et d’images. Ceux-là ont la force d’une aventure qui se revit sans fin parce qu’au milieu existait l’autre, celui qui ouvre les portes de sa vie pour un moment d’exception.

    Il s’appelait Jigme : un nom et glisse un visage au milieu d’un sommet qui fuyait vers le ciel sans se laisser conquérir. Il s’appelait Jigme, le symbole de la hardiesse, de la témérité, celle qui avait dû être la sienne pour vivre sa vie si courte et si dense.

    Il était né dans un village entre l’âne et le dzo, protégé du gel tout l’hiver par un manteau de yak. Il était né d’une mère rêche et rieuse aux rides déjà profondes. Des rides que l’air pur et incisif creuse dès la jeunesse pour se présenter plus vieux et  plus sage.

    Sa mère avait rit avec lui autour d’un foyer qui ne devait jamais s’éteindre. Elle lui apprenait déjà son savoir, sans écrit puisque les moulins à prières confiaient leurs mots depuis toujours. Elle lui apprenait la terre comme la plus belle peinture qui se dessine entre des carrés de pierres. Elle lui apprenait le labeur les matins de printemps.

    Il tournait en chantant autour du cercle de labour, pour que le dzo tire et tire encore la herse dans un sol trop dur. Il traçait les sillons qui devenaient création afin que les mois ne soient jamais exsangues de nourriture. Il ramassait la manne que le yak et l’âne avaient laissée, pour que le feu ne meure jamais. Il partageait le rire et les histoires que le soir venu les anciens racontaient. Il avait grandi fort et courageux et les moines, la haut dans leurs monastères plein de vie, lui avait donné l’envie de découvrir le monde. Son savoir était grand, mais sa curiosité n’avait de cesse d’étancher sa soif.

    Un jour il était parti, ce jour là les vallées s’étaient déroulées sous ses pieds jusqu’à la plaine du Gange. Bruit et chaleur l’avaient assailli, la moiteur il ne la connaissait pas plus que les milliers de pieds qui ensembles martèlent le macadam. Il s’était trouvé un chemin de fortune, un chemin  auprès de ses frères tibétains, exilés trop loin de leur contrée. Il avait bu le savoir de l’université jusqu’à se rassasier, mais là-bas l’Himalaya l’appelait, sa racine de toujours. La vallée silencieuse, que les sommets gardaient secrête, suscita ses cris un jour de juin. Des cris de retour, des cris de retrouvailles, des cris d’essentiel d’une contrée qui savait le garder.

    La route s’était faite aussi courte que son besoin de vérité. La route l’avait porté très vite vers les enfants de son village. Il les avait pris auprès de lui, entre histoires et écrits, afin que jamais le désir ne leur vienne d’abandonner leurs richesses. Une richesse qui l’avait frappé aussi fort que le son du gong qu’il entendait chaque jour allongé sur sa couche. Depuis, son regard s’éblouissait de la pureté de son Himalaya bien aimé.


    NOMADE

    septembre 22nd, 2010

    Nubra vallée, laddackDans la mouvance d’un monde qui se love dans le cocon du matériel, le nomade cherche son chemin.Les frontières disparaissent mais s’affirment entre contrôles et urbanisation galopante. Comment peut-il survivre, lui que sa liberté mène au gré du vent. Nomade de cœur pour un lendemain qui ne se décide jamais dans l’avant. Lui qui vit des rencontres sur sa route, entre chaleur humaine et nourriture. Lui qui vit sur des racines mobiles, faites de légendes et d’histoires, qui se reconnaissent communes. Lui qui vit par delà les villes, par delà les pays, sans s’y intégrer, juste les saluer sur son passage pour parfois leur offrir sa culture.

    Le nomade ne veut pas des barrières de lieu et d’identité, ses barrières à lui sont dans les règles de son peuple, quelque soit ce peuple, ce peuple qui  ne se réclame jamais d’un territoire limité.

    Nomade et des ancêtres qui n’ont de racines que l’histoire des contrées traversées, sans se départir du sens de leur culture. Nomade et c’est cette insécurité qu’il ne ressent jamais, mais qui ouvre la porte au hasard et ce qu’il offre. La liberté d’un renouveau permanent qui se paye cher puisqu’il est dénué de certitude d’avenir. Un rêve pour beaucoup  sans oser le vivre.

    Se sédentariser, et c’est la fin d’une chaîne continuelle qui mène le nomade d’une aventure à l’autre. C’est pour lui la prison, celle de quatre murs qui ne doivent plus changer. Celle d’un moule imposé où la routine l’étouffe comme un manque d’air.

    Dans le monde d’aujourd’hui, le nomade peut-il survivre puisque les clés ferment les portes, puisque l’artisanat n’existe plus. Puisque la peur calfeutre chacun au plus profond de son confort qu’il veut éternel. Sans doute le désert, qu’il soit neige ou sable en certains coins du globe,  demeure pour quelque temps encore le  seul capable de protéger celui qui ne sera jamais autre chose que nomade.

    Nomade n’est pas un état de fait, mais un profond état d’esprit qui dérange forcément celui qui ne lui ressemble pas. Il ne peut devenir autre, cet autre qu’on voudrait qu’il soit sans risquer de mourir.


    la sagesse pour déjouer la spirale de la haine.

    août 1st, 2010

    photo australieQui n’a jamais subi son impact afin d’éloigner la souffrance ? La haine ne peut s’ignorer puisqu’elle demeure un moteur puissant afin de se débarrasser dans l’instant de douleurs trop intenses. La répétition d’angoisses, liées à l’incapacité de sortir d’une situation pesante, mène le plus souvent à la haine comme issue de secours temporaire.

    Qui ne l’a pas connue ne peut être tout à fait honnête ou sans doute a-t-il eu la chance de parcourir sa vie sans trop d’épreuves.

    Reste que le choix, comme l’ont prouvé Martin Luther King, Gandhi et d’autres, de s’orienter vers la non-violence pour résoudre les conséquences d’un fonctionnement de société devenu intolérable, est possible et sage.

    Mais ces hommes aujourd’hui sont-ils capables d’exister ? Peut-il émerger de l’Occident un être qui réunirait les plus pauvres, les plus démunis, pour les canaliser et leur donner la force de croire en un avenir meilleur, gagné dans le calme et la non-violence ?

    Ces hommes sont nés avant tout dans un monde spirituel, ils étaient eux-mêmes imprégnés par lui, voire par une religion précise. Le recours à la haine est probablement incontournable dans le cas du néant quant aux questions existentielles.

    L’être humain trouve difficilement un chemin sans violence si il n’existe aucune forme de sécurité quant aux réponses sur la vie et la mort. Celles qui donnent la confiance en demain. Oui, le  « rien devant soit », quand le présent est trop éprouvant, dénué de « beautés » et de spirituel,  aboutit inévitablement à la violence .

    La France n’est-il pas un des rares pays à avoir perdu dans le même temps sa raison sociale d’exister et sa spiritualité ? Elle s’est mise dangereusement en insécurité et la haine monte sans qu’il surgisse quelque part un palliatif. Une insécurité liée à la non-réponse aux questions et aux épreuves qui s’imposent à elle. La mort n’a plus de sens quand elle est synonyme de négation de tout, par répercussion la vie non plus, à plus forte raison si la confiance d’avoir de quoi se nourrir demain disparaît.

    Quel est cet orgueil qui lui a laissé croire qu’elle allait trouver la  » sagesse  » et la paix dans la laïcité, voire l’athéisme, et la démocratie ?

    L’Art, par le passé, générait le rêve profond, le beau qui équilibre la laideur, il a disparu dans « l’objet » ne lui donnant aucune âme. Que reste-t-il alors pour lutter contre l’angoisse démesurée d’un avenir plus qu’incertain, et vide de sens, sans que « le mal », qui fait partie de l’être humain, surgisse dans toute son horreur ?

    Il aurait pu y avoir la philosophie, mais elle a bel et bien quitté le cœur de notre société. Et quand on fait appel à elle , elle s’est pervertie d’intellectualisme appris, quand elle reste depuis toujours un état d’être avant tout.

    « Un Sage »  n’existera pas, ou si il existe il sera lunché, car trop peu serait prêt à l’entendre.L’être humain n’est pas encore assez évolué pour savoir équilibrer ses forces entre le bien et le mal, sans passer par des réponses spirituelles.

    Le constat fait du recours à la haine, comme moyen de transcender la souffrance, devrait montrer l’urgence de se tourner vers ces trois concepts, mais n’est ce pas déjà trop tard ?

    Monte alors la bonne vieille lutte, primaire, irréfléchie, meurtrière, des extrêmes qui s’affirment et s’affrontent, plus du tout des humains, juste des loups, voire pire que des loups, prêts à se dévorer entre eux, sans pitié, ne se reconnaissant plus  frères au regard de la vie.


    Quand la religion entrave la liberté d’être.

    juillet 9th, 2010

    photo couché de soleil thailandeLa musique suinte une ultime goutte d’élixir afin que périssent les pleurs de mort juste avant d’accrocher la vie.
    Elle est voix qui hurle sa pénitence, arrachant à jamais les chaînes qui la maintenaient comme  source d’existence.
    Des chaînes qui grincent, entre une corde usée et la fluidité d’une soprano gémissante.
    Elles éclatent, gerbe d’étincelles d’une coulée de lave qui oscille entre le carmin et le sombre d’un ciel noyé dans  son encre .
    Elles éclatent livrant à nu des blessures refermées sous les clous de leurs vérités.
    Elles éclatent et ensevelissent à jamais la douleur pour gagner la « liberté ».

    Celle qui  se croyait vraie dans le désert quand il murmure l’infini.
    Celle qui se croyait vraie dans  l’océan quand il oublie l’horizon.
    Celle qui se croyait vraie dans les neiges éternelles quand elles rejoignent l’essentiel .

    Elle trace la dernière note de sa symphonie, inachevée depuis  toujours.
    Elle se tient debout, les pieds au bord de l’abysse pour bientôt envahir ses profondeurs et s’attacher de mille liens invisibles et purs.

    La croyance, comme une anti-liberté, au-delà de l’apprentissage des dogmes établis, juste parce qu’une image imprime sa trace sur un enfant fragile.
    Elle s’incruste, comme les clous de la crucifixion, enfermant la souffrance sur elle-même.
    La liberté se croit vécue parce qu’en dehors de l’être, atteignant l’extrême, par recherche d’éternité.
    Elle est son opposé en son for intérieur, saisissant sa conscience dans un pieu, puis deux, puis trois, puis quatre, qui se déracinent enfin, pour que le flot de la condamnation s’écoule et se tarisse.

    Celle qui a jeté un jour son voile sombre, celui de la culpabilité sur l’essentiel de l’homme : le « nous » de la création qui est lui dans l’harmonie


    Immigration, un parfum d’eugénisme !

    juin 29th, 2010

    photo Inde, Calcuta Florence Jean L’immigration nait  forcément de la complexité d’un monde surpeuplé, doublé d’une panoplie de  pays divers, aux histoires, cultures, et niveaux de vie différents ? Qui dit immigration, dit minorités .

    Comment notre société peut-elle appréhender ses minorités, sans prendre conscience qu’elles peuvent  nous enrichir de leur culture, si la porte vers leurs dissemblances est ouverte, après les avoir  acceptés dans une « égalité d’être. »

    Pour se faire il semblerait, entre autres, qu’il faille se projeter au-delà de l’image première que nous en recevons. Un monde d’aveugles n’aurait probablement pas le même besoin de tracer des frontières, ou ces frontières seraient basées sur des critères sans comparaisons avec ceux que nous connaissons.

    Quel est donc le chemin pour aborder l’immigration qui de tout temps, soyons honnête, trouve sa source majeure dans l’exploitation de la pauvreté. Une immigration incontournable donc, et qui ne peut cesser dans la réalité du monde d’aujourd’hui.

    Un constat :

    Rare est celui qui migre par curiosité ou plaisir de découverte d’une autre culture que la sienne. Rare est celui qui migre sans la nécessité de travail qui est source de vie. Celui qui migre, garde au fond de lui un sentiment d’exil dû à l’abandon de ses racines. Pour combler ce vide, voire cette insécurité, l’immigré se tourne forcément vers ses pairs.

    Il n’est aucune nationalité qui échappe à ce constat, tout simplement par besoin, pour le plus grand nombre, de la sécurité des repères et références, similaires dans un même pays.

    Comment de ce fait travailler sur la capacité d’intégration ?

    Il serait approprié de travailler sur l’enrichissement qu’apportent les disparités après les avoirs reconnues . Reconnues, car l’individu ne peut s’enrichir de l’autre si la peur ou la supériorité  interviennent avant la curiosité.

    Mais pour que cette curiosité agisse, il est nécessaire que soient mises en exergue sa culture et son histoire.

    Égalité « d’être » et curiosité sont donc le secret qui trace un pont entre deux étrangers.

    Hors aujourd’hui,j’entends parmi les régularisations proposées, en vue d’une  » immigration choisie  » des critères effrayants qui prônent la disparition totale de la culture de « l’immigré » dès l’enfance (...ancienneté de la présence de l’enfant, abscence de lien avec le pays d’origine, ignorance de la langue de ce pays…)

    Mais évidement,la solution est là ! plus de problèmes, négation totale de toute culture différente de la notre : quel beau pays  facile à manier !

    Comment pouvons nous en arriver là ? comment même parler d’immigration ? Ne s’agit-il pas  bel et bien d’obligation de transformer tout individu qui rentrerait sur le territoire Français en copie conforme de ce que nous sommes ? Et ce que nous sommes, n’est-il pas d’avance considéré comme supérieur , langue , culture , histoire ?

    L’objectif de Galton,( père de l’eugénisme moderne ) n’était pas d’améliorer l’espèce humaine en général, mais d’assurer le développement et la prédominance des êtres humains qu’il jugeait supérieurs….

    Racines, gènes , quelle résonance !

    Un parfum d’eugénisme monte dangereusement, celui redoutable qui trouve la solution de l’intégration, entente, obéissance, dans un moule unique, d’où on exclue toutes disparités !

    Deviendra-t-il le parfum du monde  de demain ?


    Amitié

    juin 22nd, 2010

    ocres et cendre aux dernières heures du jour

    ocres et cendre aux dernières heures du jour

    L’amitié,  c’est écrire une première page, mettre son premier pas, sur une route longue et parsemée d’embûches.  Amitié, c’est ne pas oublier, à l’instant de sa naissance, que sa réussite repose sur une construction qui se mature à deux ou se fourvoie au détriment de l’un ou de l’autre.

    Amitié, Amour, quelques voyelles d’écart pour les mêmes mots qui s’y raccordent : séduction, don de soi, envie, attentes, jalousie, curiosité, plaisir, tristesse, compassion…

    La réunion des corps est à l’amour ce que deux bras ouverts chastement est à l’amitié. Mais la confiance ne saurait s’ignorer ni de l’un ni de l’autre. Confiance, tu chantes trop souvent sur l’amitié qui pourtant doit trouver sa voie dans la lenteur pour être sure de ne pas chanceler. La confiance dans la valeur des moments partagés, qui laissent libre l’autre de ce qu’il est, de son indépendance, de son jardin secret. La confiance que demain existera encore pour des instants d’aide et de partage. Elle éloigne la peur de perdre qui empoisonne trop souvent l’amour pour l’étouffer.

    L’ami ne se réclame pas du temps qui passe sans la présence de l’autre, il intègre son existence dans l’absence, et le retrouve toujours avec la même intensité de joie. L’ami supporte l’éloignement, il le peuple des paroles, que sa mémoire n’oublie pas.

    L’amitié exige la sincérité,comme un miroir qui renvoie ses erreurs pour les corriger. La vie se remplit de rencontres, mais l’amitié comme l’amour ne saurait se répéter à l’infini tant il repose sur une union complexe, fait de la liberté du don de soi sans attendre de recevoir.

    Le silence partagé, plus fort que tous les mots, léger comme un souffle de vent, est à l’amitié comme à l’amour le témoin de sa vérité.


     » DAME HASARD « 

    juin 20th, 2010

    P1010306 » Dame hasard « , tu nous surprends, nous déroutes, et imposes tes conséquences sans nous laisser libre de t’éviter. Quand tu es « rencontre », tu ouvres tes portes pour un parcours où s’imbriquent sans l’avoir voulu deux personnages qui ne savent pas qu’ils devaient se trouver. Jours après jours, le trajet que tu as enclenché trouve ses respirations pour que la connaissance s’installe entre surprise, et interpellation des raisons de ton existence.

    « Dame  hasard » tu ne te livres pas totalement, tu entretiens ton mystère quand tu restes une entité purement terre à terre et sans charme. La découverte de ta puissance incontournable, qui ne se révèle qu’au delà de tes conséquences, t’ôte le pouvoir dont tu te veux investi. Tu deviens porteuse de toutes les excuses, assommée des responsabilités que nous fuyons. Tour à tour, tu es cadeau ou poison, aveugle que nous sommes, au temps de ta naissance, à réaliser d’où provient ton évidence. Quand « destin » veut  transformer ton nom, tu te bats avec lui  afin de ne jamais abandonner ton jardin secret.

    Un jour pourtant, tu t’illumines de vérités qui embellissent ta parure pour que s’incliner sur ta main soit le plus doux des maux dans un ultime Adieu.