UN COIN DE RUE

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Lui aussi un jour il a dormi dans la rue mais la musique l'a sauvé, car vous l'avez écouté.

Bonjour les enfants,

Le temps est venu de vous écrire car Dogy  n’est pas encore prêt à donner un conte. Vous savez quoi les enfants : Mamilux regarde la mer mais elle parle Anglais avec des grands qui veulent apprendre et l’histoire doit attendre un peu pour trouver sa fin.

Qui sait? Peut-être que Dogy il a décidé de vous offrir son premier conte pour Noel : bon, il est coquin, car c’est vrai que c’est encore loin .C’est pas grave les enfants, il sera encore plus beau.

En attendant, je suis la, promis, je ne vous oublie pas et je pense toujours fort à vous, c’est pour ça que je viens vous parler aujourd’hui,.

Ce matin, j’ai aidé des gens qui n’ont plus rien et qui dorment dans la rue, et je vais vous raconter pourquoi vous devez leur parler, comme Dogy.

Avant, sachez les enfants que si je suis silencieuse parfois, c’est que je m’occupe de trouver comment aider, avec des dessins, de la musique, des mots, du théâtre, ceux qui souffrent parce que leurs parents leur font du mal sans le vouloir.

C’est les mots qui m’ont aidée quand j’étais petite, comme vous : les mots qui chantent .

Les gens qui dorment dans la rue les enfants, ils peuvent quelque fois vous faire peur, mais croyez moi : si vous leur faites un sourire, ils seront heureux, car ils ont un coeur tout gros, comme vous, et qui demande juste de l’amour.

J’ai un secret pour vous: je  les écoute et ris avec eux, et bien ils ne me demandent rien d’autre, vous le savez que c’est ce qui compte. Vous aussi vous attendez que les grands et vos parents vous écoutent et remplissent vos rêves de douceur.

Ces gens dans la rue, parfois ils boivent un peu trop de vin ou de bière pour oublier que c’est dur, mais si vous vous arrêtez en demandant à vos parents: ils vous raconteront aussi des belles histoires, ou le métier qu’ils faisaient. Tout le monde a des belles histoires dans sa vie, et des choses à vous apprendre, même ceux qui sont mal habillés et qui n’ont plus de maison.

Ne soyez pas triste surtout,  parce que vous aussi vous chanterez de la musique et dessinerez,et vous savez quoi ?

Je vous entend,  et j’entendrai vos sourires, afin de continuer d’aider ceux qui ne connaissent pas le plaisir de lire des contes et d’avoir une famille.

A bientôt les enfants, cette fois je trouverai dans ma boite magique une histoire merveilleuse : pour vous remercier d’avoir entendu que je viens de vous demander de m’offrir votre écoute.

NIHA

photo Inde, Calcuta Florence JeanMagic Kolkata :

Bonjour les enfants, ce matin je vais vous raconter Niha pour vous faire patienter en attendant les contes de Dogy.

Niha est une petite fille que ma fille a “adoptée” quand elle l’a rencontrée en travaillant avec les orphelins “handicapés” de Kolkata. Cette petite fille, elle m’a offert son amour en revenant à Paris, et son image ne m’a jamais quittée. Un amour qui a fait le tour du monde dans les bras de tous les jeunes qui étaient venus à sa rencontre.

Parce qu’elle avait un secrêt que ma fille a compris et que je vais vous confier pour qu’il devienne le votre :

Niha est belle, c’est la joie, l’amour, un regard qui brille, honnête et pure, c’était la lumière du centre d’orphelins, la bas dans ce grand pays magique : l’Inde !

Quand vous passiez du temps avec elle, il y avait deux choix : soit elle développait d’être dans votre monde, soit l’inverse, et vous savez pourquoi ? parce que ceux que l’on dit “handicapés” sont ceux qui cachent leur valeurs pour se protéger d’un monde qui a décidé de ce mot pour eux, ne parvenant  plus à les entendre, ni les comprendre. Vous savez les enfants, c’est un monde malade,  parce qu’il ne sait plus écouter leur voix, plus belle que les nôtres, les voix de celui qui sait.

Mais je voulais aussi vous dire merci, parce que vous savez écouter ces voix. Je le sais, puisqu’ un jour, moi aussi j’ai été “handicapée” et que vous m’avez tenu la main, sans peur, sans rejet, avec des sourires . N’oubliez jamais de garder cette force dans votre coeur, vous grandirez et grandirez encore, et vous serez heureux en rendant les autres heureux. C’est vous les enfants qui soignerez les adultes qui ne savent plus autour de vous, en leur murmurant ce secrêt que je vous donne ce matin.

Alors les enfants, Niha, où qu’elle soit aujourd’hui, elle pense à vous, elle est votre lumière pour que vous n’oubliez jamais la lecon qu’elle nous a laissée et que ma fille m’a offerte.

Si vous êtes aussi sage que Niha, je suis sure que Dogy sera bientot la, si si, pour l’instant il doit encore regarder la mer, il se repose peut-être,  ou il se cache, espiègle et rieur, mais ses histoires ont surement du trouver leur premiers mots.

A bientôt les enfants: promis, si Dogy vous fait trop attendre alors je continuerais de vous conter l’histoire du petit aborigène qui rêve le soir à sa fenêtre.

IL ETAIT UNE FOIS DOGY

Together “Il était une fois”

Bonjour les enfants,

Après un grand sommeil tout doux, je reviens vers vous pour vous parler encore. J’espère que vous avez trouvé le chemin pour écrire des lettres, le facteur il aime le papier, vous n’avez pas oublié ?

“Il était une fois”: tous les contes commencent par cette phrase , en Anglais on dit : “once  upon a time “, vous connaissez l’anglais ? Je ne vous dirais rien de plus, c’est Mamiloux qui vous le dira, celle qui traduit mes mots pour les adultes et les enfants qui ne parlent pas français. Mais je vais vous raconter :

la naissance de “Dogy”

Il était une fois Mamiloux, une petite fille née en Angleterre, la grande ile, la haut, au nord de la France. Une ile avec sa tête qui regarde l’océan et ses pieds séparés de nous par une Manche toute froide, mais toute belle de ses vagues entre des falaises blanches.

Mamiloux est venue vivre en France quand elle était déjà maman de deux petits garçons, et vous savez quoi ? Elle a appris notre langue toute seule, en écoutant. Vous aussi, vous pouvez apprendre la sienne.

Aujourd’hui, tout plein d’années sont passées, et Mamiloux a trois petites filles de toutes les couleurs, les couleurs mélangées des pays du monde : l’Afrique, L’Asie, l’Europe. Elles sont toutes douces, toutes belles. Mais parfois Mamiloux  est triste parce que ses petites filles sont loin. Deux sont même très loin, très très loin, dans une ile aussi, avec la mer qui la sépare du sud de l’Afrique, vrai de vrai, parce que je ne mens jamais.

Ne vous inquiétez pas, car Mamiloux trouve toujours la joie en aimant, et en donnant aux autres enfants, comme dans les orphelinats de Thaïlande, où elle est restée deux fois six mois. Parce qu’un orphelin, c’est celui qui n’a plus ni papa, ni maman, mais là bas, il a tout plein de “parents” comme Mamiloux, qui viennent pour s’occuper de lui.

Aujourd’hui Mamiloux, elle vit dans une ville toute grande qui fait du bruit, trop de bruit pour Mamiloux, mais heureusement, près d’une mer toute bleu. Et pour donner encore, elle a trouvé un petit garcon tout rond, tout doux.

Un jour, les enfants, ce petit garçon  a sorti de sa boite magique un petit chien en bois et Mamiloux l’a appelé : “DOGY”.

DOGY  est né sous le signe de l’ AMOUR : il parle à tout le monde, tous ceux qui sont seuls et tristes, il leurs apporte les sourires, la joie, les rires aussi quand il se promène dans les rues.

Vous savez quoi les enfants : Mamiloux en ce moment, elle a besoin aussi d’amour et de calme, comme moi ces derniers mois, pour être encore plus sage et pouvoir vous raconter .Alors Mamiloux, elle va prendre le papier pour écrire en regardant l’océan qui la fait rêver de ses petites filles. Le papier, comme les lettres avec vos dessins, que le facteur aime bien. Et Mamiloux, les enfants, je suis sure qu’elle fera danser les mots, en francais, en anglais, pour vous écrire des contes:

LES CONTES DE DOGY !

Chut ! : “c’est un secret”, le papier est encore tout blanc, il va regarder la mer toute bleu, pour trouver des mots entre noir et blanc !

AMOUR

IMG_0998, HimalayasIl me souvient les enfants que j’avais promis de vous écrire encore et de vous prendre par la main pour vous bercer de la sagesse des mots.

Mais le temps est passé, celui de mon repos et de mon chemin pour être encore plus sage, afin de ne plus vous dire de bêtises.

Vous savez les enfants, je vous l’ai dit que les mamans, ce n’est pas toujours qu’elles font tout comme il faut,

Mais soyez sur qu’ elle vous aime votre maman, toujours .

C’est juste que parfois, elles ne savent plus comment faire pour vous le dire comme il faut.

Alors vous savez quoi : “on va leur apprendre bientot !”

En attendant, vous pouvez leur raconter le livre des paroles de son Holiness. Je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais je suis sure qu’il aidera vos parents pour qu’ils vous aident aussi. C’est Christian Bruyat qui l’a écrit  avec la beauté de celui qui sait : Le Dalai Lama !

Il me souvient avoir voulu vous bercer pour endormir vos mauvais rêves et envahir vos pensées de douceurs et de sourires. Cet après-midi, où je pense à vous très fort , je vous offre George Moustaki et son facteur. Celui qui apportait l’amour sur du beau papier où les mots jouaient le chant du bonheur. Vous savez les enfants, même si vos mots sont tout tremblants sur la feuille  blanche, entourez les de couleurs, barbouillez les de vos joies, de vos cris, de vos larmes, et confiez les au facteur de votre maison : il sera tout content de les apporter à ceux que vous aimez.

Quand les ombres envahissent votre coeur, n’oubliez jamais que la lumière revient toujours pour caresser vos moments difficiles, comme elle a toujours caressé les miens. Il suffit de le vouloir très fort, très fort, très fort.

Il est des jours où c’est plus difficile, c’est vrai, mais n’abandonnez jamais de la chercher : promis, elle  sera la et vos rêves deviendront merveilleux dans les bras tout doux de Morphée.

Vous connaissez Morphée, c’est un dieu de la mythologie Grec qui protège les rêves comme un magicien. Demandez à vos parents, peut-être qu’ils le connaissent et si c’est non et bien vous leur apprendrez .

C’est mon premier message depuis longtemps, alors je ne vais pas le faire trop long,  vous risqueriez d’êtres aussi fatigués que je le fus, et je vous veux en pleine forme pour me lire encore un jour prochain.

Ta liberté enfant du progrès

enfants
auraient-ils moins de liberté que les nôtres ?

Où est la liberté de l’enfant qui naît sans l’avoir décidé, où est sa liberté d’hurler la violence qui l’accueille, à peine sorti du nid, où est sa liberté de devoir se couvrir d’une panoplie de tissus plus agressifs les uns que les autres ?

Où est sa liberté de manger quand sa bouche ne connaissait que la douceur de l’onde ?

Où est sa liberté de respirer quand cet air qui rentre en lui de force sent le goudron et le moisi ?
Où est sa liberté de s’entourer d’une couche qui lui écartèle les jambes ?
Où est sa liberté d’entendre les cris, les niaiseries, sans qu’aucun filtre jamais plus ne les atténue ?
Où est sa liberté d’être privé d’une histoire qui l’aurait bercé?
Où est sa liberté de refuser ces dix milles objets qui le protègent de  ses apprentissages?

Où est sa liberté de refuser la sécurité qu’on lui impose et qui ne l’épargnera jamais des réalités de la vie ?

Où est sa liberté de réclamer le vide qui seul peut le remplir des rêves qu’il se cherche ?
Où est sa liberté de grandir sans le regard d’autrui qui lui dicte sa conduite ?
Où est sa liberté de se construire en dehors d’une dictature d’adultes qui croient tout savoir et tout décider pour lui, dans une avalanche d’objets comme les barreaux d’une prison ?
Liberté, cesse de faire croire à l’enfant que tu existes, cesse de leurrer les peuples afin qu’ils s’entretuent, persuadés de te posséder aujourd’hui plus que le voisin.
L’enfant te coure après, te voyant fuir devant lui, sans doute jusqu’à sa dernière heure, où de nouveau tu pointeras ton nez pour lui laisser faire de ses os, de sa chair, de son sourire, de son cerveau, ce que les autres ont décidé et qui ne sera plus rien !

YOUR FREEDOM, CHILD OF PROGRESS

They have lesser freedom than our children?

Where is the freedom of the child who is born without having decided it .

Where is his freedom to scream the violence, which meets him as soon as he leaves his nest.

Where is his freedom to have to cover himself with a whole range of clothing, each one more aggressive than the other?

Where is his freedom to eat, when his mouth only knows the softness of the wave  ?

Where is his freedom to breath when the air which enters him, by force, smells of tar and mould?

Where is his freedom to roll a diaper around himself, which moves his legs apart?

Where is his freedom to hear shouting and foolishness, without having, ever again, a filter to steer it away ?

Where is his freedom, to be deprived of a lullaby to lull him to sleep  ?

Where is his freedom to refuse these ten thousand objects which protects him from apprentice ships ( espace)?

Where is his freedom to refuse the security imposed on him, and yet, will never keep at bay, the realities of life  ?

Where is his freedom to ask for emptiness, which only the dreams he is looking for, can fill?

Where is his freedom to grow up without the stares from others, telling him what to do  ?

Where is his freedom to build himself rather than the dictation received from ( espace) adults who, think they know all, deciding for him, from an avalanche of objects such as… prison bars  ?

Freedom, stop making the child believe you exist, stop deceiving people in order for them to kill each other. Persuaded that they have the right on you, more than their neighbour.The child runs after you, seeing you escaping him, most probably until his dying day where, once again, you may well appear, letting him do with his bones, with his smile, with his brain, that which they have decided, and will be, nothingness for ever!

JIGME, TIBETAIN DU LADAKH

enfant tibétain, photo florence jeanIl est des souvenirs qui tapissent la mémoire de parfums, de sons et d’images. Ceux-là ont la force d’une aventure qui se revit sans fin parce qu’au milieu existait l’autre, celui qui ouvre les portes de sa vie pour un moment d’exception.

Il s’appelait Jigme : un nom et glisse un visage au milieu d’un sommet qui fuyait vers le ciel sans se laisser conquérir. Il s’appelait Jigme, le symbole de la hardiesse, de la témérité, celle qui avait dû être la sienne pour vivre sa vie si courte et si dense.

Il était né dans un village entre l’âne et le dzo, protégé du gel tout l’hiver par un manteau de yak. Il était né d’une mère rêche et rieuse aux rides déjà profondes. Des rides que l’air pur et incisif creuse dès la jeunesse pour se présenter plus vieux et  plus sage.

Sa mère avait rit avec lui autour d’un foyer qui ne devait jamais s’éteindre. Elle lui apprenait déjà son savoir, sans écrit puisque les moulins à prières confiaient leurs mots depuis toujours. Elle lui apprenait la terre comme la plus belle peinture qui se dessine entre des carrés de pierres. Elle lui apprenait le labeur les matins de printemps.

Il tournait en chantant autour du cercle de labour, pour que le dzo tire et tire encore la herse dans un sol trop dur. Il traçait les sillons qui devenaient création afin que les mois ne soient jamais exsangues de nourriture. Il ramassait la manne que le yak et l’âne avaient laissée, pour que le feu ne meure jamais. Il partageait le rire et les histoires que le soir venu les anciens racontaient. Il avait grandi fort et courageux et les moines, la haut dans leurs monastères plein de vie, lui avait donné l’envie de découvrir le monde. Son savoir était grand, mais sa curiosité n’avait de cesse d’étancher sa soif.

Un jour il était parti, ce jour là les vallées s’étaient déroulées sous ses pieds jusqu’à la plaine du Gange. Bruit et chaleur l’avaient assailli, la moiteur il ne la connaissait pas plus que les milliers de pieds qui ensembles martèlent le macadam. Il s’était trouvé un chemin de fortune, un chemin  auprès de ses frères tibétains, exilés trop loin de leur contrée. Il avait bu le savoir de l’université jusqu’à se rassasier, mais là-bas l’Himalaya l’appelait, sa racine de toujours. La vallée silencieuse, que les sommets gardaient secrête, suscita ses cris un jour de juin. Des cris de retour, des cris de retrouvailles, des cris d’essentiel d’une contrée qui savait le garder.

La route s’était faite aussi courte que son besoin de vérité. La route l’avait porté très vite vers les enfants de son village. Il les avait pris auprès de lui, entre histoires et écrits, afin que jamais le désir ne leur vienne d’abandonner leurs richesses. Une richesse qui l’avait frappé aussi fort que le son du gong qu’il entendait chaque jour allongé sur sa couche. Depuis, son regard s’éblouissait de la pureté de son Himalaya bien aimé.

ENFANT : qu’avons nous fait de toi ?

P1030186Enfant, nous l’avons tous été et pourtant les élever reste d’une complexité qui nous laisse bien souvent démuni.

Utiliser notre mémoire de chaque année vécue devrait nous donner les clés de la compréhension de ce petit bout d’être qui est le nôtre, à notre image, et cependant différent. Que s’est-il passé entre eux et nous pour que nous devenions à ce point inadaptés à leurs attentes ? Quant est-il de la nécessité d’emphatie vis à vis d’eux, puisqu’elle revêt forcément le risque de ne pas leur donner les repères, les valeurs, les barrières, nécessaires à leur sécurité, et leur futur comportement face à la vie. Un risque que l’on ne sait plus prendre qui naît de la peur de leur léguer la douleur que nous avons eu dans l’enfance, et qui laisse sa trace dans notre inconscient.

Alors se pose la question : doit-on les comprendre, ou doit-on se fermer à leur désirs et leur sensibilité, qui restent leur manière presque animale d’appréhender le monde pour grandir ?

Nos ancêtres ne s’encombraient pas de les entendre, adoptant rigueur et conformisme, de génération en génération, sans changement profond. Il est loin aujourd’hui ce schéma que les Américains, les premiers, ont cassé par soucis de voir dans l’enfant un être pensant, doué de ses propres réactions, voire de choix intelligents. Bien sûr, ils avaient raisons, mais qu’en avons- nous fait, sauf de leur inventer de jour en jour plus de protection de tout, par soucis de leurs ôter la douleur ?

Comment s’y retrouver entre : écoute, tendresse, protection, devant les épreuves que l’on ne veut plus leurs infliger petit, et l’obligation de les mener armés vers un monde qui lui est resté dur ? Car les épreuves jalonneront leur vie d’adulte, elles sont incontournables et liées sans condition au bien et mal qui depuis la nuit des temps sont le propre de l’homme, sans qu’il ait réussi à trouver la sagesse suffisante pour les équilibrer.

Les pays industrialisés, dès la moitié du vingtième siècle, se sont basés sur la psychanalyse et la recherche sur le fétus pour asseoir des théories d’éducation. Ces sociétés ont instauré à leur service, années après années, des choix d’éducation basés sur la protection du risque, et la réponse matérielle, oubliant de plus en plus le spirituel. Elles ne pouvaient que se fourvoyer puisque dans le même temps la profondeur de l’équilibre de l’être humain n’avait pas évoluée.

Pour qu’un tel schéma soit efficace, il faudrait la sagesse de chacun, et de ce point de vue les progrès sont absents dans nos sociétés .

La vraie question : n’est-ce pas celle de l’équilibre entre le bien et le mal, la mort, la vie, dont nous sommes tous investis ? Cet  équilibre, qui ne se trouve que dans le spirituel au sens large, trop peu s’emploie à le trouver. Une grande majorité vit sous l’emprise de ce conflit naturel avec aveuglement, en compensant le manque de réponse par le matériel.

Alors l’enfant subit la fracture entre le progrès technique galopant, la connaissance plus qu’approfondie de son fonctionnement, et l’ignorance, voire la négation, du peu de changement de notre comportement naturel et profond. Comment s’étonner de son malaise et son inadaptation ? Il nous appartient d’accepter, avant qu’il ne soit trop tard, de revenir vers la prise de risque, un moindre confort matériel, et une réponse spirituelle à leur offrir. Ouvrons la porte aux philosophes, les vrais, ceux qui adoptent un langage humaniste, compréhensible par tous, y compris l’enfant .

Vieillesse , personne ne peut te fuir !

Elle reste dans la vie de tous

La vieillesse nous attend, tôt ou tard elle nous concerne, et  comment ne pas lui dire merci, quand mourir jeune est une histoire qui se finit avant de s’être épanouie pour se raconter.

La vieillesse, qui fait partie de nous, a toujours eu un symbolisme fort. Les représentations s’y sont associées au court des siècles, et des cultures, entre réalité et imaginaire. Le sage et sa barbe blanche, le maître qui transmet ses apprentissages au jeune qui boit ses paroles. L’ancêtre qui se respecte dans maintes religions ou philosophie. En Asie, il est présent et  trône dans un temple qui le protège, qui protège  et respecte ce qu’il laisse derrière lui.

Ici ou ailleurs, la vieillesse se fait douce au coin du feu, quand l’enfant a le visage levé vers un regard de bienveillance qui lui raconte la vie avant sa naissance

Oui parfois l’ogre pour nous rapeler que l’aïeul peut aussi être la face inverse de la sérénité, de la bonté. Mais l’ogre symbolise le mal qui doit être représenté dans la vieillesse au risque de voir la société se fourvoyer par idéalisme primaire.

Que reste-t-il aujourd’hui de la vérité de ces images ? rien, le néant :

Des vieux qui pleurent dans les hospices, parqués ensembles et seuls. Des vieux qui tombent sans qu’on les ramasse, des vieux qui subissent la maltraitance dans des hopitaux qui n’écoutent plus. Des vieux qui crient, qui hurlent, la négation de leur existence, de ce qu’ils ont été, de leur utilité par transmission de leurs apprentissages. Des vieux qui veulent mourir et qui ne peuvent même plus . Des vieux, à qui l’on vole jusqu’à leur liberté de vivre leur dignité.

Il existait au coin de la rue une vieille dame, celle qui avait été jeune comme vous tous. Elle n’avait pas eu d’enfant, elle était merveilleuse, entre qualités et défauts, mais je l’écoutais comme la grand-mère que je n’avais jamais eu, et qui m’aurait laissée ce grand cadeau : m’apprendre ! Elle m’avait trouvée, comme la fille qu’elle aurait rêvée d’avoir.Vous l’avez enfermée, parce que ses rides vous dérangent, parce que son pas est trop lent, parce que ses mains sont desséchées.

Cette femme, qui n’existe plus au  coin de la rue, c’est vous demain, et il sera trop tard pour que vos cris s’entendent !

Old age, no one can run away from you!

Old age is waiting for us; sooner or later it concerns us and, how not to be thankful, for, to die at a young age is to end a story which didn’t have time to bloom, to be told.

Old age, a part of us, has always had a strong symbolism. Representations have been associated with it, for centuries, and cultures, between reality and imaginary: The Wise man, with his white beard, the master who transmits apprenticeships to the young who, lap up every word. And Ancestors, true to their religions or philosophy.

In Asia, seated, there in a Temple which protects him, or rather, protects the respect of what he leaves behind.

Here or elsewhere, old age is sweet, sitting beside the chimney fire where, a child, looks up to this face, full of benevolence, telling of life, before the child’s birth.

Sometimes yes, the ogre reminds us that an ancestor can be also, the reverse side of serenity, of goodness. But, the ogre symbolises bad which is to be represented in old age with the risk of seeing Society mislead, by primary idealism. What’s left, today, of the truth from these images? Nothing, nothingness:

The elderly, crying in old people’s homes, parked together and alone, where no one comes to their rescue when they fall, undergoing ill treatment in hospitals where no one listens to them, any more. Old people who cry out, who yell, the negation of their existence, of when they were, utile in transmitting their apprenticeships. Old people who, want to die but, are not allowed. The choice of dignity is no longer theirs.

Once upon a time, an old lady, on the corner of a road, once had youth, like you and I. Childless, a wonderful person, not perfect, I listened to her, as the grandmother I never had, leaving me this wonderful gift: teaching! She saw me, as the girl she dreamt to be hers. Now confined, because, her wrinkles disturb, her steps are too slow, and her hands have become dry. This lady, who no longer is, on the corner of the road, is you and I, tomorrow. And it’s already too late, for others to hear our calls!

TCHADOR, HIJAB

“Le HIJAB “. Un voile, un tissu, qui s’intercale devant la personne pour le soustraire à la vue.
Le tchador en est un, et la France, pays qui se targue “de libertés, s’arrête de respirer pour prétendre après des années d’histoire, se poser des questions de fond, de loi, sur une tenue vestimentaire.
Des relents de moisissure remontent de la Seine, la place de Grève crépite des flammes d’un bucher qui se consume devant les rires et cris de l’inquisition: SORCIERE!
Qui a-t-on brulé ? Celle, celui, que les AUTRES , TROP D’AUTRES ont le pouvoir, ont le droit de juger  !
QUI SONT-ILS ceux qui ont ce droit  ? point n’est besoin de vous répondre, vous le savez sans doute ! les donneurs de lecons, les penseurs qui ont oublié de penser .

Alors les années passent, la liberté se gagne pas à pas par nos parents, nos grands parents. Et aujourd’hui  les voila  repartis vers  des questions que leur combat avait abolies !

EST CE UNE LOI POUR OU CONTRE LA LIBERTE  ? ai- je bien compris ? car enfin, perdre à ce point son temps, son énergie, pour une tenue quelque soit son sens.

Féministe qui n’a rien appris et qui hurle une condamnation pour une femme, sa soeur, à qui elle prétend lui apprendre quoi ? Sa vie à elle peut-être ? cette vie qu’elle laisse derrière elle, au parfum d’inélégance, de solitude, de ventre vide, de cris permanents, d’enfants désoeuvrés ?

LA femme a porté sa mantille, son voile aux labours, son sari, son bibi … HA ! j’oubliais sa nudité ! la plus horrible , la plus dégradante de sa féminité, la plus avilissante de sa beauté qui ne s’effleure même plus,  mais s’étale gélatineuse et visqueuse sur un sable trop blanc !

Dans les  pays d’ici ou d’ailleurs, mais je vous le demande, combien de fois certains se sont prétendus audessus des autres pour déclarer qu’une tenue nécessitait pour elle de se poser des questions d’ordre de liberté et de loi ?

Je vous laisse méditer, je sens autour de moi l’odeur de la croyance en tout autre chose qu’en l’essentiel de l’homme qui devrait prôner la tolérance par humilité, et s’occuper de ce qui réellement entache son intégrité.

Que n’ai-je autour de moi des “Moucharabieh”, ces magnifiques balcons fermés de bois sculpté, qui me permettraient d’écouter le grouillement de la rue sans être vue!

TCHADOR, HIJAB

.“The HIJAB” A veil, a tissue, inserted in front of a person to, take away his view  The chador is also one, and France, a country who prides itself “of freedom”, stops breathing, pretending, after years of history, to ask fundamental questions, on laws of, dress appearance.

Stenches of mould drifting up the river Seine, Grève square sputters flames from a pyre consuming in front of laughter and shouts of an inquisition: Witch !   Who did we burn?  Her, he, that the OTHERS, TOO MANY OTHERS, have the power, have the right to judge!

Stenches of mould drifting up the river Seine, Grève square sputters flames from a pyre consuming in front of laughter and shouts of an inquisition: Witch !   Who did we burn?  Her, he, that the OTHERS, TOO MANY OTHERS, have the power, have the right to judge! Who are they, those who have this right? No need to answer, you undoubtedly know! The “givers of lessons”, the “thinkers” who have forgotten to think.

And so, years pass by, freedom takes over, step by step, by our parents, our grandparents. And today, the « I told you so » turns back towards questions, their combat had abolished!

IS IT A LAW, FOR OR AGAINST FREEDOM? Have I really understood? Because, honestly, loose, to this extent, ones time and energy, for an outfit, whatever the sense of it.

Feminists who haven’t understood a thing and, scream out for condemnation of, a woman, her sister, to who she pretends to teach, what, about her life, perhaps? The one she leaves behind, with essences of inelegance, an empty stomach, of continuous cries from needy children.

Woman has carried her mantilla, her veil, to her labours, her Sari … Ah! I forgot her nudity! The most horrible, the most degrading of her femininity, the most demeaning of her beauty which, doesn’t even touch any more but, spreads gelatinous, viscous on too white sand!In countries here, or elsewhere, I’m asking you, how many times, have some been pretentious enough, to allow themselves declare that, according to them, an outfit necessitates bringing forth questions on, freedom and law ?

I will leave you to meditate, I sense, around me, a tinge of belief in any thing other than the essential of man who, should prone towards tolerance with humility and, get on with what really taints his integrity.

What have I around me but, “Moucharabiehs”, these magnificent closed balconies of sculptured wood which, allow me to listen to the swarm of the road, without being seen!

Bonjour être humain !

photo-entete-blog-et-site.jpg DONNEZ UNE MINUTE DE VOTRE TEMPS


Vous le voyez au loin , il se lève et vous regardez l’oiseau! Sur les trottoirs de votre ville, eux existent , ceux que vous ne voyez plus,juste à coté de vous

Ecrire comme on sent ,peindre comme on joue de la musique , les couleurs rejoignent les sons, la corde grince et le noir ne livre plus ses nuances

Grincer pour pleurer, quand le pinceau a décidé de traduire la misère, non pas la pauvreté, mais la misère humaine, celle des trottoirs de nos villes quand la transparence jette son voile sombre sur l’être qui s’y love, désespéré de trouver un recoin à l’abrit du froid.

Réveillez vous, vous qui passez sans les voir, vous qui riez sans les entendre. Point n’est question d’argent ou de nourriture. Juste votre sourire ou votre écoute : un mot, un son, une minute de votre temps pour que naisse en eux le désir de sortir de leur condition parce que tout simplement ils existeront.

Pour que s’écroule le mur qui les sépare de vous, de la vie, de l’espoir, pour que s’écroule le mur de la misère, une pierre enlevée suffit, et vous allez peindre en couleur, sans le noir et le blanc, vous allez jouer sans dissonnance, la joie sera la votre car le don vous reviendra!