Random Post: CONTE et POESIE
RSS .92| RSS 2.0| ATOM 0.3
  • Home
  • A propos de l’auteur !
  • Press, commentaires des lecteurs.
  •  

    Dévoiler témoigner

    avril 15th, 2010

    P1010182

    Le voile qui dissimule une réalité est aussi la part qui peut sauver de devoir s’y confronter. Il n’est pas d’affirmation quant à la nécessité de sortir du silence, si celui qui s’y love y trouve une forme de vérité propre à lui-même. Il n’est de nécessité qu’au regard d’une référence où chacun pourra s’y retrouver s’il le désire. Il n’est de nécessité qu’au regard des humains qui voudraient oublier la laideur pour leur propre confort.

    Les mots parlent avant tout de sensibilité à ce qui nous entoure, fait du merveilleux comme de l’horreur. Le merveilleux sans nuance et sans contraste devient vite mièvre. Il ne demeure merveilleux que parce qu’il est cerné de l’ombre qui lui donne sa force. Un dessin sans contraste reste fade et plat. Une musique composée d’un seul harmonique ne libèrera jamais d’émotion .

    Par les mots, j’ai voulu, sans l’avoir tout à fait décidé, tracer l’équilibre qui nous caractérise tant que nous sommes debout. Les phrases sont elles-mêmes équilibre, parfois belles, parfois rudes, parfois dissonantes, parfois harmonieuses. Accepter de passer de l’une à l’autre, c’est accepter de regarder la laideur pour apprécier la beauté. Accepter de lire c’est accepter de partager ce qui est pesant, ce qui dérange, en échange de l’envol qui fait rêver. Accepter de refuser l’acquit, c’est accepter de penser que l’équilibre puisse se trouver en dehors des affirmations établies.

    Nous ne sommes que des funambules sur le fil de l’existence. Le long bâton, qui leur permet de traverser d’un bout à l’autre, ne se tient jamais droit, il oscille, cherchant l’appui qui permet de ne pas tomber. Cet appui ne peut être unique, il est fait d’évidences et de ses contraires. Il est fait des interrogations qui nous permettent de chercher sans cesse, jusqu’à trouver notre vérité, celle qui nous mène le mieux au bout du chemin.

    Les épreuves, même les plus dures, trouvent leur raison d’être quand elles libèrent un apprentissage. Peu importe combien terribles elles peuvent être, elles sont le reflet du monde dans sa complexité, et deviennent une fois dépassées la voix vers la confiance et le savoir. Un savoir qui porte en lui une lucidité sans complaisance, qui appelle les mots pour qu’ils soient lus par ceux qui le choisissent !

    REVEAL WITNESS !

    The veil which dissimulates a reality is also that which can be used, in order to avoid confrontation. It is not about affirmation as to the necessity to steer away the silence, if he, who finds his place within, finds a sort of home truth. It is only of a necessity in the eyes of a reference where, each one may be able to find himself, should this be his desire. It is only of a necessity in the eyes of humans who, wish to forget the ugliness for their own comfort.

    But words speak above all, of the sensitiveness of those around us, made of marvel and of horror. The marvellous without subtlety and without contrast quickly becomes affected. It remains marvellous, only because it is encircled by a shadow which gives it its force. A drawing without contrast stays dull and flat. A music composed of a single harmonic will never give forth emotion.

    Through words, I wanted, without entirely having decided to, trace the equilibrium, which characterises us as long as we are standing. The phrases are they themselves balanced, sometimes beautiful, sometimes hard, sometimes discordant, sometimes harmonious. Accepting to go from one to the other, is accepting to look at the ugliness to appreciate the beauty. Accepting to read, is accepting to share that which bothers us, in exchange of the soar to a dream. Accepting to refuse acquaintance, is accepting to think that equilibrium may be found outside of established affirmations.

    We are no other than tightrope walkers on a life line. The long stick, which allows them to go from one end to the other, is never held still, it oscillates looking for support so as not to fall. This support cannot be unique, it is  made of evidences and its contraries. It is made of interrogations allowing us to look incessantly until, we find our truth to take us in the best way it knows, to the end of the road.

    Ordeals, even the hardest find their reason to be, when they liberate an apprenticeship. No matter how terrible they may be, they are the reflection of the world in all it’s complexity, and become, once over gotten, the way towards confidence and knowledge. A know-how beholding lucidity without complaisance, bringing forth the words, for them to be read by those who choose!


    RENCONTRE : KATE

    avril 9th, 2010

    La imagesroute était longue et la chaleur écrasante d’un mois de Février, aux abords du tropique du Capricorne, laissait mes pensées défiler au gré des Kilomètres . L’Australie, au nord de Perth, celle du bush, du désert, voyait cette année-là mourir l’oiseau et le kangourou, qui avaient rarement eu aussi chaud. La rencontre se préparait sans le savoir encore .Le quatre-quatre quittait la ligne droite goudronnée pour parler au seul homme de Gascoyne Jonction qui puisse remplir d’essence et d’eau ses réservoirs: une histoire de survie dans ces régions. La piste se déroulait, perdue entre Kennedy ranch, ses gorges aux fossiles millénaires, et la première ville quatre cents kilomètres plus loin. Une enclave de l’ouest Australien qui fut le pays  des Aborigènes et des anciens ranchs à mouton. Il était question d’une première nuit isolée, sans âme qui vive, et d’un matin où la lumière violente a réveillé les ocres des falaises pour une marche qui offrait ses mystères. Et la piste a continué, mais le quatre-quatre n’a pas aimé les quarante sept degrés, sa boite de vitesse s’est enraillée. Un arrêt obligé, la panique se devait de rester loin, et la chance a souri quand la marche arrière s’est enclenchée . Un Gps, doublé des dernières recherches géologiques qui indiquaient les pistes ont restitué l’espoir ; à cinquante kilomètres, après des heures de conduite en arrière, si étranges, l’aide se devait d’exister,  dans une ancienne « station » sur la piste des moutons. Seul le sable rouge ne fondait pas sous le soleil de plomb, la voiture vibrait lentement, si lentement, pour atteindre à l’envers ce lieu qui incarnait notre sauveur du soir !

    Jamais je ne l’oublierais : elle était là, grande et si belle, elle était là au pied d’un bungalow  de bois qui parlaient des terrasses couvertes qui l’encerclaient. Son sourire a volé en éclats merveilleux sur notre arrivée à l’envers dans son univers qui ne voyait jamais personne. Son accueil ne peut avoir de nom, et la nuit fut celle imaginée :  la magie des affinités spontanées, des aspirations, des rêves partagés, et d’un prénom commun, juste entaché de langues différentes,. Elle avait pour elle ,la géologie, la médecine, la guitare, l’amour des wallabies, des oiseaux, et de l’homme qui lui avait fait quitter la ville. Un homme, descendant d’un aristocrate Anglais, un fou exceptionnel qui s’était installé là cent vingt ans avant, comme quelques autres, et qui avait laissé comme un musé un hangar rempli d’objets aux histoires incroyables. Elle m’avait conté ces objets après une nuit pesante de chaleur, tout juste rafraîchie de l’eau salée du réservoir qui attendait  au soleil. Elle m’avait conté ses journées loin de tout et son appréhension pour ce choix récent. Plus tard, les mots ont jeté un pont entre nos deux existences, et je vibre toujours pour sa vie, attendant ce jour qui nous verrait réunies à nouveau. Aujourd’hui elle continuera de vivre dans ma mémoire, et son prénom si près du mien s’éternisera dans mes livres au travers de ces quatre lettres :  KATE


    Solitude

    février 24th, 2010

    Solitude, certains hommes d’adoptent pour ce que tu lui laisses de liberté, mais il pleure de n’avoir que toi quand son affectif se réclame d’une présence. Une présence, car le toucher, inhérant aux besoins des hommes, n’existe que si la solitude oublie ses exigences. Les orphelinas de Roumanie l’ont prouvé, l’enfant se berce pour se sauver, mais un jour, devant sa peau qui se déssèche, loin de toute caresse, si ce n’est même d’une main posée, il se laisse mourrir. On croit que la faim est la première à entrainer la mort: le toucher est encore plus terrible et incontournable dans ses conséquences. Alors oui, solitude de ceux qui le décident, mais tous les autres, ces autres à qui l’ont ne prend plus la main, parce que la solidarité disparait, ceux la s’éteignent dans un silence pesant. Ils hurlent derrière leur porte fermée, un voisin, un ami, qui n’existe pas, qui n’existe plus!

    Solitude, quand elle est choisie comme l’hermite qui trouve la sagesse dans le repli, solitude ne te fais pas la maitresse de nos sociétés, au risque de devenir la menthe religieuse de tout ceux qui ont un coeur et qui saigne de ne plus seulement te choisir .


    TCHADOR, HIJAB

    janvier 29th, 2010

    « Le HIJAB « . Un voile, un tissu, qui s’intercale devant la personne pour le soustraire à la vue.
    Le tchador en est un, et la France, pays qui se targue « de libertés, s’arrête de respirer pour prétendre après des années d’histoire, se poser des questions de fond, de loi, sur une tenue vestimentaire.
    Des relents de moisissure remontent de la Seine, la place de Grève crépite des flammes d’un bucher qui se consume devant les rires et cris de l’inquisition: SORCIERE!
    Qui a-t-on brulé ? Celle, celui, que les AUTRES , TROP D’AUTRES ont le pouvoir, ont le droit de juger  !
    QUI SONT-ILS ceux qui ont ce droit  ? point n’est besoin de vous répondre, vous le savez sans doute ! les donneurs de lecons, les penseurs qui ont oublié de penser .

    Alors les années passent, la liberté se gagne pas à pas par nos parents, nos grands parents. Et aujourd’hui  les voila  repartis vers  des questions que leur combat avait abolies !

    EST CE UNE LOI POUR OU CONTRE LA LIBERTE  ? ai- je bien compris ? car enfin, perdre à ce point son temps, son énergie, pour une tenue quelque soit son sens.

    Féministe qui n’a rien appris et qui hurle une condamnation pour une femme, sa soeur, à qui elle prétend lui apprendre quoi ? Sa vie à elle peut-être ? cette vie qu’elle laisse derrière elle, au parfum d’inélégance, de solitude, de ventre vide, de cris permanents, d’enfants désoeuvrés ?

    LA femme a porté sa mantille, son voile aux labours, son sari, son bibi … HA ! j’oubliais sa nudité ! la plus horrible , la plus dégradante de sa féminité, la plus avilissante de sa beauté qui ne s’effleure même plus,  mais s’étale gélatineuse et visqueuse sur un sable trop blanc !

    Dans les  pays d’ici ou d’ailleurs, mais je vous le demande, combien de fois certains se sont prétendus audessus des autres pour déclarer qu’une tenue nécessitait pour elle de se poser des questions d’ordre de liberté et de loi ?

    Je vous laisse méditer, je sens autour de moi l’odeur de la croyance en tout autre chose qu’en l’essentiel de l’homme qui devrait prôner la tolérance par humilité, et s’occuper de ce qui réellement entache son intégrité.

    Que n’ai-je autour de moi des « Moucharabieh », ces magnifiques balcons fermés de bois sculpté, qui me permettraient d’écouter le grouillement de la rue sans être vue!

    TCHADOR, HIJAB

    .“The HIJAB” A veil, a tissue, inserted in front of a person to, take away his view  The chador is also one, and France, a country who prides itself “of freedom”, stops breathing, pretending, after years of history, to ask fundamental questions, on laws of, dress appearance.

    Stenches of mould drifting up the river Seine, Grève square sputters flames from a pyre consuming in front of laughter and shouts of an inquisition: Witch !   Who did we burn?  Her, he, that the OTHERS, TOO MANY OTHERS, have the power, have the right to judge!

    Stenches of mould drifting up the river Seine, Grève square sputters flames from a pyre consuming in front of laughter and shouts of an inquisition: Witch !   Who did we burn?  Her, he, that the OTHERS, TOO MANY OTHERS, have the power, have the right to judge! Who are they, those who have this right? No need to answer, you undoubtedly know! The “givers of lessons”, the “thinkers” who have forgotten to think.

    And so, years pass by, freedom takes over, step by step, by our parents, our grandparents. And today, the « I told you so » turns back towards questions, their combat had abolished!

    IS IT A LAW, FOR OR AGAINST FREEDOM? Have I really understood? Because, honestly, loose, to this extent, ones time and energy, for an outfit, whatever the sense of it.

    Feminists who haven’t understood a thing and, scream out for condemnation of, a woman, her sister, to who she pretends to teach, what, about her life, perhaps? The one she leaves behind, with essences of inelegance, an empty stomach, of continuous cries from needy children.

    Woman has carried her mantilla, her veil, to her labours, her Sari … Ah! I forgot her nudity! The most horrible, the most degrading of her femininity, the most demeaning of her beauty which, doesn’t even touch any more but, spreads gelatinous, viscous on too white sand!In countries here, or elsewhere, I’m asking you, how many times, have some been pretentious enough, to allow themselves declare that, according to them, an outfit necessitates bringing forth questions on, freedom and law ?

    I will leave you to meditate, I sense, around me, a tinge of belief in any thing other than the essential of man who, should prone towards tolerance with humility and, get on with what really taints his integrity.

    What have I around me but, “Moucharabiehs”, these magnificent closed balconies of sculptured wood which, allow me to listen to the swarm of the road, without being seen!


    Un livre et son histoire

    janvier 19th, 2010

    bambouIl était une fois un livre .

    Dans sa couverture aux couleurs d’un bambou discret, il gardait ses mots au chaud, ceux que son auteur n’avait pas encore vu finis. Ces mots doués d’émotion, il les avait écrit entre bonheur et souffrance, les confiant à une fée quand ce n’était qu’une sorcière. Il les avait confiés palpitant d’espoir, celui qu’il ne pouvait encore trouver seul.

    La fée ne se servait jamais de sa baguette magique. Mois après mois, elle laissait les mots s’installer tout seul dans leur couverture. Eux n’avaient besoin que de quelques étincelles pour les guérir de leur fautes, celles dont les soeurs avaient investi l’auteur pour longtemps. Mais la fée sans rien dire avait transformé les étincelles en crapauds, cachés dans la couverture.

    Le jour de sa naissance, le livre avait été privé de son auteur qui criait son attente au milieu de la foule, se réclamant d’intimité pour découvrir ses mots.

    Alors jours après jours sont apparus les crapauds blessants que les lecteurs libéraient. Les mots avaient gardé leur force, ils se sont calfeutrés dans leur couverture, afin de se protéger de la sorcière et de  l’assassiner pour naitre un jour autrement.

    Si vous voulez les aider à voir le jour un mois prochain, prenez ce livre au prix de ses crapauds pour soutenir la puissance des mots qui ne doivent pas mourir.


    DES MOTS QUI ATTENDENT…

    octobre 29th, 2009

    Kate Bardot

    Kate Bardot

    Les mots se mettent à notre disposition pour nous plaire et chanter leur rythme, certains traduisent ce qui nous choque ou nous interpelle quand d’autres ne prétendent que nous apprendre ou nous bercer. Mais parfois ils s’investissent du pouvoir de nous libérer. Une libération afin que l’essentiel qui se cherche sur la route puisse un jour s’imposer. Cet essentiel, qui seul nous reste à la fin du chemin, appelle un jour le partage avec autrui de sa quête, de sa définition.

    Alors écrire pour l’autre s’impose et l’humilité se met au service du savoir pour traduire ce que l’être humain a de plus beau ou de plus terrible quand il  libère la face cachée des maux qui l’habitent.

    Un premier livre, une première utilisation des mots, née de la splendeur des images dans le voyage, voyage réel comme celui de la pensée. Cette inspiration m’a donnée de porter une narration qui veut dire haut et fort ce que trop peu osent avouer. Il a dû exister un matin où devant l’ignorance des réalités choquantes, celles que l’on fuit, a surgi une évidence : un devoir de témoignage pour ceux qui restent dans l’ombre et voudraient exister.

    Un livre comme un parcours de vie où chacun peut s’y retrouver:

    « VOYAGE DANS LES MAUX DU SILENCE «