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    Pour tous les Enfants: un arc en ciel de mots!

    octobre 20th, 2014

    cyclo echoter3 sixBonjour les enfants,

    Un long moment sans un conte mais ne vous inquietez pas Mamilux et moi on pense très fort a vous, et meme on continue de chercher tout plein de mots entre Francais et Anglais pour pouvoir vous donner un conte plein de rêve.

    Mamilux a fini d’écrire mon livre en Anglais, et vous savez quoi ? Elle est devenue écrivain,alors je pense que bientot existera son conte de Doggy, le petit chien magique qui promene l’amour,

    Ou peut-etre un autre, mais un cadeau pour vous, ca c’est sur les enfants: il va juste vous falloir encore un peu de patiente parce que Mamilux repart vers les orphelins en Thailande, et que le site, et bien il va se fermer bientot.

    Surtout ne nous quittez pas les enfants : moi aussi j’ai ete triste, puis j’ai compris que c’etait merveilleux parce que le nouveau site il sera avec deux noms qui vous donneront plein de contes pour vous bercer .

    Bientôt les enfants le livre tout plein mélangé de deux qui pense a vous, il pourra se lire : c’est son titre et l’image que Mamilux a pris chez son grand fils que je vous offre, comme elle me l’a offert en cadeau.

    C’est pas tout de suite que ce site il ferme, alors surtout continuez de lire si vous passez par la.


    IL ETAIT UNE FOIS DOGY

    mai 14th, 2013

    Together « Il était une fois »

    Bonjour les enfants,

    Après un grand sommeil tout doux, je reviens vers vous pour vous parler encore. J’espère que vous avez trouvé le chemin pour écrire des lettres, le facteur il aime le papier, vous n’avez pas oublié ?

    « Il était une fois »: tous les contes commencent par cette phrase , en Anglais on dit : « once  upon a time « , vous connaissez l’anglais ? Je ne vous dirais rien de plus, c’est Mamiloux qui vous le dira, celle qui traduit mes mots pour les adultes et les enfants qui ne parlent pas français. Mais je vais vous raconter :

    la naissance de « Dogy »

    Il était une fois Mamiloux, une petite fille née en Angleterre, la grande ile, la haut, au nord de la France. Une ile avec sa tête qui regarde l’océan et ses pieds séparés de nous par une Manche toute froide, mais toute belle de ses vagues entre des falaises blanches.

    Mamiloux est venue vivre en France quand elle était déjà maman de deux petits garçons, et vous savez quoi ? Elle a appris notre langue toute seule, en écoutant. Vous aussi, vous pouvez apprendre la sienne.

    Aujourd’hui, tout plein d’années sont passées, et Mamiloux a trois petites filles de toutes les couleurs, les couleurs mélangées des pays du monde : l’Afrique, L’Asie, l’Europe. Elles sont toutes douces, toutes belles. Mais parfois Mamiloux  est triste parce que ses petites filles sont loin. Deux sont même très loin, très très loin, dans une ile aussi, avec la mer qui la sépare du sud de l’Afrique, vrai de vrai, parce que je ne mens jamais.

    Ne vous inquiétez pas, car Mamiloux trouve toujours la joie en aimant, et en donnant aux autres enfants, comme dans les orphelinats de Thaïlande, où elle est restée deux fois six mois. Parce qu’un orphelin, c’est celui qui n’a plus ni papa, ni maman, mais là bas, il a tout plein de « parents » comme Mamiloux, qui viennent pour s’occuper de lui.

    Aujourd’hui Mamiloux, elle vit dans une ville toute grande qui fait du bruit, trop de bruit pour Mamiloux, mais heureusement, près d’une mer toute bleu. Et pour donner encore, elle a trouvé un petit garcon tout rond, tout doux.

    Un jour, les enfants, ce petit garçon  a sorti de sa boite magique un petit chien en bois et Mamiloux l’a appelé : « DOGY ».

    DOGY  est né sous le signe de l’ AMOUR : il parle à tout le monde, tous ceux qui sont seuls et tristes, il leurs apporte les sourires, la joie, les rires aussi quand il se promène dans les rues.

    Vous savez quoi les enfants : Mamiloux en ce moment, elle a besoin aussi d’amour et de calme, comme moi ces derniers mois, pour être encore plus sage et pouvoir vous raconter .Alors Mamiloux, elle va prendre le papier pour écrire en regardant l’océan qui la fait rêver de ses petites filles. Le papier, comme les lettres avec vos dessins, que le facteur aime bien. Et Mamiloux, les enfants, je suis sure qu’elle fera danser les mots, en francais, en anglais, pour vous écrire des contes:

    LES CONTES DE DOGY !

    Chut ! : « c’est un secret », le papier est encore tout blanc, il va regarder la mer toute bleu, pour trouver des mots entre noir et blanc !


    AMOUR

    novembre 30th, 2012

    1-02 Le facteur

    IMG_0998, HimalayasIl me souvient les enfants que j’avais promis de vous écrire encore et de vous prendre par la main pour vous bercer de la sagesse des mots.

    Mais le temps est passé, celui de mon repos et de mon chemin pour être encore plus sage, afin de ne plus vous dire de bêtises.

    Vous savez les enfants, je vous l’ai dit que les mamans, ce n’est pas toujours qu’elles font tout comme il faut,

    Mais soyez sur qu’ elle vous aime votre maman, toujours .

    C’est juste que parfois, elles ne savent plus comment faire pour vous le dire comme il faut.

    Alors vous savez quoi : « on va leur apprendre bientot ! »

    En attendant, vous pouvez leur raconter le livre des paroles de son Holiness. Je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais je suis sure qu’il aidera vos parents pour qu’ils vous aident aussi. C’est Christian Bruyat qui l’a écrit  avec la beauté de celui qui sait : Le Dalai Lama !

    Il me souvient avoir voulu vous bercer pour endormir vos mauvais rêves et envahir vos pensées de douceurs et de sourires. Cet après-midi, où je pense à vous très fort , je vous offre George Moustaki et son facteur. Celui qui apportait l’amour sur du beau papier où les mots jouaient le chant du bonheur. Vous savez les enfants, même si vos mots sont tout tremblants sur la feuille  blanche, entourez les de couleurs, barbouillez les de vos joies, de vos cris, de vos larmes, et confiez les au facteur de votre maison : il sera tout content de les apporter à ceux que vous aimez.

    Quand les ombres envahissent votre coeur, n’oubliez jamais que la lumière revient toujours pour caresser vos moments difficiles, comme elle a toujours caressé les miens. Il suffit de le vouloir très fort, très fort, très fort.

    Il est des jours où c’est plus difficile, c’est vrai, mais n’abandonnez jamais de la chercher : promis, elle  sera la et vos rêves deviendront merveilleux dans les bras tout doux de Morphée.

    Vous connaissez Morphée, c’est un dieu de la mythologie Grec qui protège les rêves comme un magicien. Demandez à vos parents, peut-être qu’ils le connaissent et si c’est non et bien vous leur apprendrez .

    C’est mon premier message depuis longtemps, alors je ne vais pas le faire trop long,  vous risqueriez d’êtres aussi fatigués que je le fus, et je vous veux en pleine forme pour me lire encore un jour prochain.


    UNE RENCONTRE: KATE !

    juin 9th, 2012

    images

    Nous ne sommes fait que de cette magie : La rencontre, celle qui nous reste et qui nous enrichit, loin des solitudes.

    La route était longue et la chaleur écrasante d’un mois de Février,  aux abords du tropique du Capricorne, laissait mes pensées défilées des Kilomètres durant, au nord de Perth. L’Australie, celle du bush, celle du désert , voyait cette année là mourir l’oiseau et le kangouroux qui avaient rarement eu aussi chaud. La rencontre se préparait : le quatre-quatre quittait la ligne droite goudronnée pour parler au seul homme de Gascoyne Jonction qui puisse remplir d’essence et d’eau ses réservoirs. La piste se déroulait, perdue entre Kennedy ranch, ses gorges aux fossiles millénaires, et la ville, quatre cents kilomètres plus loin. Une enclave de l’ouest, qui fut le pays des anciens ranchs à mouton et  des Aborigènes. Il était question d’une première nuit isolée,  sans âme qui vive, et d’un matin où la lumière violente réveillait les ocres des falaises, pour une marche qui offrait ses mystères. La piste a continué , mais le quatre-quatre n’a pas aimé les quarante sept degrés : sa boite de vitesse  s’est enraillée. Un arrêt obligé, la panique se devait de rester loin, et la chance a souri quand la marche arrière s’est enclenchée . Un Gps, doublé des dernières recherches géologiques qui indiquaient les pistes, ont redonné l’espoir ; à cinquante kilomètres, après des heures de conduite étrange, l’aide existait peut-être dans une ancienne « station », sur la piste des moutons . Seul le sable rouge ne fondait pas sous le soleil de plomb, la voiture vibrait lentement, si lentement, pour atteindre à l’envers ce lieu qui incarnait notre sauveur du soir !

    Jamais je ne l’oublierais : elle était là, grande et si belle, elle était là au pied d’un bungalow de bois, qui parlent des terrasses ombragées qui l’encerclent. Son sourire a volé en éclats sur notre arrivée à l’envers dans son univers qui ne voyait jamais personne. Son accueil ne pouvait avoir  de nom, et la nuit fut celle imaginée : la magie des affinités spontanées, des aspirations, des rêves partagés, et d’un prénom commun, juste entaché de langues différentes. Elle avait pour elle, la géologie, la médecine, la guitare, l’amour des wallabies, des oiseaux et de l’homme qui lui avait fait quitter la ville. Un homme descendant d’un aristocrate Anglais, un fou exceptionnel qui s’était installé là, cent vingt ans avant, laissant comme  un musé, un hangar rempli d’objets aux histoires incroyables. Elle m’avait conté ces objets après une nuit pesante de chaleur, tout juste rafraîchie de l’eau salée du réservoir qui brillait sous le soleil. Elle m’avait conté ses journées, loin de tout, et son appréhension pour ce choix récent. Plus tard, les mots ont jeté un pont entre nos deux existences, et je vibre toujours pour sa vie, attendant ce jour qui nous verrait réunies à nouveau.

    Aujourd’hui, elle continue de vivre dans ma mémoire et son prénom, si près du mien, s’éternisera dans mes livres au travers de ces quatre lettres :  KATE

    AN ENCOUNTER : KATE !

    That’s what magic within is about : The encounter, that which stays and, enriches us, far away from loneliness.

    The journey was long and, the heat of February, overpowering, in the vicinity of the tropic of Capricorn. Capricorn gave, free leash to my thoughts, throughout the kilometres, north of Perth.

    Australia, the bush, the desert, saw them die, that year, birds and kangaroos, rarely having to, before, endure such a heat.

    The encounter was, under preparation: the land rover left the asphalted straight line, for us to speak to the only man, at Gascoyne Junction, who could fill the reservoirs, with petrol and water.The track stretched out, lost between Kennedy Ranch, it’s gorges, of millennium fossils, and, the town, four hundred kilometers further on. An enclave of the West, once being the country of ancient ranches, for sheep and Aborigines.

    With the probability of a first isolated night, without a living soul, a morning with a violent light, awakening the ochres on the cliffs,and a hike, offering it’s mysteries.

    The track continued but, the Land Rover hadn’t appreciated the forty seven degrees slope : it’s gearbox blocked, commanding a compulsory stop and, whilst trying hard to keep panic at bay, the rover was set into reverse when, luck turned our way. A navigation system, along with the latest geological device which, indicated tracks, gave hope ; fifty kilometres later, after hours of driving, in this strange manner, help existed, perhaps, in an ancient “station”, on the sheep tracks where, the only thing, not melting under the scorching sun was, the red sand. The car, vibrated, slowly, so slowly, in order to reach, in reverse, the place which was to incarnate, our saviour of the evening!

    I will never forget her : she was tall and so beautiful, there, at the foot of a wooden bungalow, speaking of surrounding shaded terraces . Her smile, bursting into laughter, on our arrival, the other side of her universe, never seeing anyone. Impossible to give a name to her welcome and, the night was, as imagined : the magic of spontaneous affinities, aspirations, shared dreams and, our first names, in common, tainted only by, a different language.Geology, medicine, and the guitar were, her belongings, the love for Wallabies, birds and, the man who, brought about her decision to, leave the town life.

    Descendant of an aristocrat family, a crazy, exceptional man who, settled there, some one hundred and twenty years before, leaving, in guise of a museum, a hangar, full of objects with, incredible stories. She spoke to me, of these objects, after a night of heavy heat, recently refreshed by salted water from, the reservoir, shining under the sun. She spoke to me of her days, far from everything, of her apprehension of this recent choice. Later, the words threw a bridge between our two existences, and I,vibrated still, for her life, waiting for that day which would reunite us, once again.

    Today still, she continues to live in my memory, and her first name, so close to mine, will linger, in my books, through these four letters :

    K A T E.


    Une scène sans fin !

    août 18th, 2010

    rickshau inde ( photo Florence JEan )Bertrand est resté couché dimanche au coin de son trottoir, la pluie sur le dos dans la froideur d’un été trop court. Il m’a dit bonjour, un sourire aux coins des lèvres, malgré la journée qui s’annonçait des plus noires. Il ne sait plus demain, il ne crie plus aujourd’hui, il vit, retrouvant le plaisir d’une souris qui joue sur les pavés de Paris. Il se raconte d’une voix sifflante entre des dents qui n’existent plus. Son rire explose pour se railler et trouver un brin de bonheur afin de continuer sa journée.

    Deux mollets galbés, cuivrés à souhait, sont passés sous ses yeux sans le voir. Ils avaient froid mais se targuaient d’affirmer leurs vacances. Une voix sucrée qui geint la plage bondée, les enfants qui crient, le mauvais temps qui s’affirme. Un visage sans éclat, aux rides déjà profondes, de celles qui focalisent sur la laideur avec complainte. Marie pleurait la chance qui ne lui tendait plus la main.

    Bertrand, Marie, une rue de Paris, témoin de la scène où leur jeu ne se croise jamais dans la surdité d’une société qui les a séparés. La perte de l’un a rempli le monde de l’autre pour qu’ils ne s’entendent plus. L’aveuglement pour toujours condamnant Bertrand à la déchéance et Marie au désoeuvrement et au vide.

    An unceasing end !

    Bertrand, stayed where he’d slept, Sunday, in a corner of his pavement, with rain on his back in the coldness of a too short summer. He offered me a “hello”, through the corner of his mouth, even though the day announced to be, black. The meaning of tomorrow being no longer part of him, no longer crying out, today, he lives, finding the pleasure through a mouse, playing on the pavements of Paris. He recounts, to himself, with a whistling voice, between two teeth, which, no longer exist. His smile explodes, to mock himself, and to find a hint of happiness, in which to continue his day.

    Two curved calves with, just the right hint of golden, tan, passed before his eyes, unaware of him. These legs, cold, priding themselves on affirming their holidays.

    A sugary voice, moans on a crammed beach with squealing children and bad weather, seemingly decided on settling. A face, lacking in sparkle, and already deepened wrinkles, focussing on the ugliness without complaint. Marie crying about luck,  turning it’s back on her.

    Bertrand, Marie, a road in Paris, witness of a scene where their game never crosses in the deafness of a society which separated them. The loss of one of them, has filled the world of the other, for them not to be heard. Blindness, forever condemning Bertrand to declination, and Marie, to uselessness and emptiness.


    Manipulation, conditionnement, remise en question.

    août 7th, 2010

    Manipulé, nous le sommes, conditionnés aussi, ne serait-ce que de naître dans les bras d’un autre qui décide de nos premières images, de nos premières pensées. Mais certainement, il nous appartient de préserver notre liberté fondamentale en refusant de prendre l’idée du moment, ou l’information du moment, comme vraie et unique .

    Un enfant ne peut grandir sans un monde de repères stables, mais il doit se doter en devenant adulte d’un choix qui lui est propre. Il ne peut vraiment le faire si la remise en question du monde autour de lui ne lui a pas été inculquée. Dans une société où il s’abrutit d’informations, toutes dirigées dans le même sens, il devient imprégné, quoiqu’il fasse, des idées que d’autres ont décidé comme vérités. Le conditionnement est en marche sans qu’il en ait réellement conscience.

    Ainsi arrive le jour où l’idée de trop, celle à rejeter, trouve le chemin de son acceptation sans une once de réaction. Les armes, des pays montrés du doigt pour leur manque de liberté, ne sont finalement pas différentes dans leurs conséquences, que le conditionnement des médias dans nos démocraties. La perversité ne réside-t-elle pas dans l’apparence qui continue de laisser croire à la  liberté ? La seule liberté ne serait-elle pas : «  la remise en question » comme moteur de choix ?

    Mais pour se faire aujourd’hui, la passivité doit s’éloigner, et la volonté de refuser de croire à l’information reçue est perpétuellement nécessaire.

    Quand la xénophobie s’installe, entre une acceptation aveugle et des hurlements de ceux qui sont concernés, elle prouve malheureusement que ce conditionnement insidieux est en marche depuis longtemps.

    La religion, poussée à son paroxysme, a prouvé son anti-liberté par imposition permanente d’une idée unique. Le matérialisme, en étant aussi puissant dans sa croyance en l’objet, formate la même anti-liberté,sans que la conscience se réveille.

    Les épreuves n’ont jamais cessé d’exister, on peut les trouver plus ou moins lourdes, mais elles demeurent inhérentes aux sociétés. Croire qu’elles aient engendré la xénophobie serait fuir le vrai constat qui se cache derrière : remplir au moment opportun un vase nettoyé de discernements éclairés par la remise en question. Qu’est devenue aujourd’hui la démocratie dans un monde matérialiste qui la mène plus sûrement que tout vers le contraire du libre arbitre.


    la sagesse pour déjouer la spirale de la haine.

    août 1st, 2010

    photo australieQui n’a jamais subi son impact afin d’éloigner la souffrance ? La haine ne peut s’ignorer puisqu’elle demeure un moteur puissant afin de se débarrasser dans l’instant de douleurs trop intenses. La répétition d’angoisses, liées à l’incapacité de sortir d’une situation pesante, mène le plus souvent à la haine comme issue de secours temporaire.

    Qui ne l’a pas connue ne peut être tout à fait honnête ou sans doute a-t-il eu la chance de parcourir sa vie sans trop d’épreuves.

    Reste que le choix, comme l’ont prouvé Martin Luther King, Gandhi et d’autres, de s’orienter vers la non-violence pour résoudre les conséquences d’un fonctionnement de société devenu intolérable, est possible et sage.

    Mais ces hommes aujourd’hui sont-ils capables d’exister ? Peut-il émerger de l’Occident un être qui réunirait les plus pauvres, les plus démunis, pour les canaliser et leur donner la force de croire en un avenir meilleur, gagné dans le calme et la non-violence ?

    Ces hommes sont nés avant tout dans un monde spirituel, ils étaient eux-mêmes imprégnés par lui, voire par une religion précise. Le recours à la haine est probablement incontournable dans le cas du néant quant aux questions existentielles.

    L’être humain trouve difficilement un chemin sans violence si il n’existe aucune forme de sécurité quant aux réponses sur la vie et la mort. Celles qui donnent la confiance en demain. Oui, le  « rien devant soit », quand le présent est trop éprouvant, dénué de « beautés » et de spirituel,  aboutit inévitablement à la violence .

    La France n’est-il pas un des rares pays à avoir perdu dans le même temps sa raison sociale d’exister et sa spiritualité ? Elle s’est mise dangereusement en insécurité et la haine monte sans qu’il surgisse quelque part un palliatif. Une insécurité liée à la non-réponse aux questions et aux épreuves qui s’imposent à elle. La mort n’a plus de sens quand elle est synonyme de négation de tout, par répercussion la vie non plus, à plus forte raison si la confiance d’avoir de quoi se nourrir demain disparaît.

    Quel est cet orgueil qui lui a laissé croire qu’elle allait trouver la  » sagesse  » et la paix dans la laïcité, voire l’athéisme, et la démocratie ?

    L’Art, par le passé, générait le rêve profond, le beau qui équilibre la laideur, il a disparu dans « l’objet » ne lui donnant aucune âme. Que reste-t-il alors pour lutter contre l’angoisse démesurée d’un avenir plus qu’incertain, et vide de sens, sans que « le mal », qui fait partie de l’être humain, surgisse dans toute son horreur ?

    Il aurait pu y avoir la philosophie, mais elle a bel et bien quitté le cœur de notre société. Et quand on fait appel à elle , elle s’est pervertie d’intellectualisme appris, quand elle reste depuis toujours un état d’être avant tout.

    « Un Sage »  n’existera pas, ou si il existe il sera lunché, car trop peu serait prêt à l’entendre.L’être humain n’est pas encore assez évolué pour savoir équilibrer ses forces entre le bien et le mal, sans passer par des réponses spirituelles.

    Le constat fait du recours à la haine, comme moyen de transcender la souffrance, devrait montrer l’urgence de se tourner vers ces trois concepts, mais n’est ce pas déjà trop tard ?

    Monte alors la bonne vieille lutte, primaire, irréfléchie, meurtrière, des extrêmes qui s’affirment et s’affrontent, plus du tout des humains, juste des loups, voire pire que des loups, prêts à se dévorer entre eux, sans pitié, ne se reconnaissant plus  frères au regard de la vie.


    Quand la religion entrave la liberté d’être.

    juillet 9th, 2010

    photo couché de soleil thailandeLa musique suinte une ultime goutte d’élixir afin que périssent les pleurs de mort juste avant d’accrocher la vie.
    Elle est voix qui hurle sa pénitence, arrachant à jamais les chaînes qui la maintenaient comme  source d’existence.
    Des chaînes qui grincent, entre une corde usée et la fluidité d’une soprano gémissante.
    Elles éclatent, gerbe d’étincelles d’une coulée de lave qui oscille entre le carmin et le sombre d’un ciel noyé dans  son encre .
    Elles éclatent livrant à nu des blessures refermées sous les clous de leurs vérités.
    Elles éclatent et ensevelissent à jamais la douleur pour gagner la « liberté ».

    Celle qui  se croyait vraie dans le désert quand il murmure l’infini.
    Celle qui se croyait vraie dans  l’océan quand il oublie l’horizon.
    Celle qui se croyait vraie dans les neiges éternelles quand elles rejoignent l’essentiel .

    Elle trace la dernière note de sa symphonie, inachevée depuis  toujours.
    Elle se tient debout, les pieds au bord de l’abysse pour bientôt envahir ses profondeurs et s’attacher de mille liens invisibles et purs.

    La croyance, comme une anti-liberté, au-delà de l’apprentissage des dogmes établis, juste parce qu’une image imprime sa trace sur un enfant fragile.
    Elle s’incruste, comme les clous de la crucifixion, enfermant la souffrance sur elle-même.
    La liberté se croit vécue parce qu’en dehors de l’être, atteignant l’extrême, par recherche d’éternité.
    Elle est son opposé en son for intérieur, saisissant sa conscience dans un pieu, puis deux, puis trois, puis quatre, qui se déracinent enfin, pour que le flot de la condamnation s’écoule et se tarisse.

    Celle qui a jeté un jour son voile sombre, celui de la culpabilité sur l’essentiel de l’homme : le « nous » de la création qui est lui dans l’harmonie


    Amitié

    juin 22nd, 2010

    ocres et cendre aux dernières heures du jour

    ocres et cendre aux dernières heures du jour

    L’amitié,  c’est écrire une première page, mettre son premier pas, sur une route longue et parsemée d’embûches.  Amitié, c’est ne pas oublier, à l’instant de sa naissance, que sa réussite repose sur une construction qui se mature à deux ou se fourvoie au détriment de l’un ou de l’autre.

    Amitié, Amour, quelques voyelles d’écart pour les mêmes mots qui s’y raccordent : séduction, don de soi, envie, attentes, jalousie, curiosité, plaisir, tristesse, compassion…

    La réunion des corps est à l’amour ce que deux bras ouverts chastement est à l’amitié. Mais la confiance ne saurait s’ignorer ni de l’un ni de l’autre. Confiance, tu chantes trop souvent sur l’amitié qui pourtant doit trouver sa voie dans la lenteur pour être sure de ne pas chanceler. La confiance dans la valeur des moments partagés, qui laissent libre l’autre de ce qu’il est, de son indépendance, de son jardin secret. La confiance que demain existera encore pour des instants d’aide et de partage. Elle éloigne la peur de perdre qui empoisonne trop souvent l’amour pour l’étouffer.

    L’ami ne se réclame pas du temps qui passe sans la présence de l’autre, il intègre son existence dans l’absence, et le retrouve toujours avec la même intensité de joie. L’ami supporte l’éloignement, il le peuple des paroles, que sa mémoire n’oublie pas.

    L’amitié exige la sincérité,comme un miroir qui renvoie ses erreurs pour les corriger. La vie se remplit de rencontres, mais l’amitié comme l’amour ne saurait se répéter à l’infini tant il repose sur une union complexe, fait de la liberté du don de soi sans attendre de recevoir.

    Le silence partagé, plus fort que tous les mots, léger comme un souffle de vent, est à l’amitié comme à l’amour le témoin de sa vérité.


     » DAME HASARD « 

    juin 20th, 2010

    P1010306 » Dame hasard « , tu nous surprends, nous déroutes, et imposes tes conséquences sans nous laisser libre de t’éviter. Quand tu es « rencontre », tu ouvres tes portes pour un parcours où s’imbriquent sans l’avoir voulu deux personnages qui ne savent pas qu’ils devaient se trouver. Jours après jours, le trajet que tu as enclenché trouve ses respirations pour que la connaissance s’installe entre surprise, et interpellation des raisons de ton existence.

    « Dame  hasard » tu ne te livres pas totalement, tu entretiens ton mystère quand tu restes une entité purement terre à terre et sans charme. La découverte de ta puissance incontournable, qui ne se révèle qu’au delà de tes conséquences, t’ôte le pouvoir dont tu te veux investi. Tu deviens porteuse de toutes les excuses, assommée des responsabilités que nous fuyons. Tour à tour, tu es cadeau ou poison, aveugle que nous sommes, au temps de ta naissance, à réaliser d’où provient ton évidence. Quand « destin » veut  transformer ton nom, tu te bats avec lui  afin de ne jamais abandonner ton jardin secret.

    Un jour pourtant, tu t’illumines de vérités qui embellissent ta parure pour que s’incliner sur ta main soit le plus doux des maux dans un ultime Adieu.