Random Post: NIHA
RSS .92| RSS 2.0| ATOM 0.3
  • Home
  • A propos de l’auteur !
  • Press, commentaires des lecteurs.
  •  

    LA NUIT QUI DANSE

    avril 30th, 2010

    Venus  de si loin, de leur pays gorgé de lumière, pour le Paris de la nuit qui se réclame de leur exotisme.

    Ils jouent les symphonies de la sensualité, leur âme ne quitte pas le rythme qui s’impose, agitant les cocktails comme on joue des Maracas.

    Le délié de leurs bras glisse sur la musique quand leurs hanches, comme serpent qui ondule, effacent les angles pour réveiller les sens.

    Souplesse du tempo des désirs, le dos se cambre, nuque rejetée, effleurée d’une lèvre pour mieux tourner encore, va et vient du corps libéré qui joue les passions pour exalter leur vie.

    Amour d’un instant qui se lie dans les gestes pour un érotisme qui ne se réclame jamais de vérité.

    Possédés des mélodies dans l’extase d’un soir à l’odeur de menthe et citron vert, sur des alcools ignorés.

    L’ananas devient fleur au bord du réceptacle de ces coupes en offrande comme leurs mains. Il respire la chaleur du sable, léché par l’aigue-marine de leurs eaux transparentes.

    Les trémolos  éloignent les interdits, au bord de brûlures qui cherchent la fraîcheur de perles d’eau, sur des gorges opulentes.

    Les cordes de leur coeur vibrent sur des lambadas de l’oubli, aux cris des libertés qui ont dérapé sur leurs danses

    Les verres s’alignent pour une ivresse veloutée, celle de ceux qui ne sauraient s’y lover,  tournés vers la piste pour une nuit debout.

    Tamisant la lumière par des bambous vernis, les cierges gardent les ombres de leurs nuits étoilées, quand les femmes se parent d’or bruni .

    On voudrait se rassasier du miel de leur peau aux senteurs de  virginité.

    Corolle d’une jupe évasée pour à peine affleurer le galbe de leurs jambes aux attaches mouvantes.

    Chacun de transcender son rêve pour que dure la nuit aux parfums de mystère.


    Maître nature

    avril 24th, 2010

    Sans ombre la lumière meurt !

    Sans ombre la lumière s'éteint

    Maître nature nous rappelle à l’ordre, il est et reste le plus fort, celui qui s’impose parfois pour nous dire : soyez humble, quittez l’orgueil qui vous conduit au bord de la faillite d’un monde dont vous vous réclamez, sans plus savoir le respecter.

    Maître nature vous dit combien en d’autres contrées ils savent et n’oublient jamais la valeur réelle de la vie. Eux restent solidaires, eux gardent la main tendue, eux connaissent le prix du jour qui se vit dans la joie. Comment faites-vous pour vous réclamer de la fin des risques, la fin des déboires, la fin des épreuves, quand ce sont elles qui vous apportent la sensation de bonheur et d’existence dont vous continuez de vous décrier. Plaintes, gémissements, désespérance, sont les maux des sociétés qui partent à la dérive, et pourtant, ce sont elles qui se complaisent entre les murs de la sécurité, refusant plus que jamais de le voir s’écrouler.

    Sans risque, sans le rappel de forces qui nous dépassent, et nous fait prendre conscience du prix de la vie, nous ne pouvons trouver cette sensation d’existence, et rester positif envers les jours qui imposent leur combat.

    Avant d’être sage, l’homme ne pourra jamais trouver sa confiance dans un lit de plume. Seule la rudesse lui donnera ce qu’il réclame, au contraire de la facilité.

    Alors le jour où maître nature se manifeste il faut savoir lui dire merci.

    MASTER NATURE

    Mother nature has her way of reminding us she has the will and the way of power over us, and who, from time to time, imposes her way of saying; be humble, leave aside your arrogance, leading you to the border of bankruptcy of a world you claim to be yours, but with no longer giving it respect.

    Mother nature, you say how much, in other countries they detain the know how, never forgetting the real values of life. They stay jointly responsible, they hold out their hands towards each other, they know the value of a day being lived in joy.

    How do you set about to, clamour the end of risks, the end of setbacks, the end of ordeals which you continue to belittle., when it’s those very same things which give you the sensation of happiness, of existence.

    Complaints, moans, desperateness are the hurts of societies who are drifting apart and yet it’s these very societies who take pleasure in-between the walls of security, refusing to see they are crumbling, more than ever.

    Without risk, without the will and the way of strength to overpower us, making us realise the price of life, we cannot find that sensation of existence and stay positive towards the battle of each day. Before wisdom is achieved, man can never find his confidence on a silver plate. Only the toughness of hard times, will give him that which he claims.

    So yes, when next time mother nature manifests herself, remember to say THANKYOU !


    Adieu enfance !

    avril 23rd, 2010

    15334033-l-1Elles roulent, enflent, grondent: douleurs sourdes qui grandissent dans un éclair pour libérer le flot des larmes, et que se rompent les digues de l’enfance.

    Enfance, comme le plus grand amour : maître au corps démesuré qui transperce un ciel d’orage, une ultime fois pour affirmer sa puissance, avant de la perdre à jamais dans la violence de l’averse.

    Enfance, et la douceur des matins aux parfums de bois brûlé.

    Enfance, et la peur des nuits solitaires quand des fantômes d’adultes rongent un coeur trop tendre.

    Un cercueil s’est ouvert au linceul immaculé. Il attend sur l’autre rive le fleuve gorgé d’eau afin d’y coucher son lit.

    Le limon des années, comme autant d’images accumulées, s’est déposé sur le sol, dans le calme revenu.

    Il patiente dans le silence, le repos et la paix : le premier rayon du soleil déploiera les mille fleurs endormies  depuis si longtemps.


    FLAMME…!

    avril 21st, 2010

    la haut, la flamme se rallumera !

    la haut, la flamme se rallumera !

    Elle court, vole, tournoie : effluve d’une lampe à la flamme oubliée, désert brûlant déchiré de ses oasis asséchées.

    Une perle de rosée, à l’ombre de la dune, ne trouve plus la caresse des doigts qui se rafraîchissaient au creux de sa courbure.

    La main plongeait dans la finesse des grains, comme les pattes d’une libellule effleurent le Graal de l’orchidée .

    Le roi cobra a dû mordre et laisser sa trace sur les membres engourdis par le piment de sa piqûre.

    Réceptacle sur le vide, l’Arachnée au corps bruni, déroule sa toile éphémère. Ses yeux, entre des paupières alourdies, cherchent toujours un regard disparu dans le lointain.

    Un souffle, tel le Sirocco des jours sans lendemain, efface de son haleine glacée l’empreinte des sens abandonnés dans le silence.

    Le carillon de la résonance s’est tue, le réceptacle de vie s’ouvre sur l’appel inassouvi des nuits de mystère.

    Le chanvre tressé s’est enroulé sur le cou pour étirer sa ligne, et réveiller des lèvres assoiffées par la coulée de bronze d’une création inachevée.

    L’élixir d’ivresse s’est nappé d’un ultime éclat de voie lactée, avant de mourir d’aridité dans les profondeurs d’un oued aux falaises craquelées.


    Un village… LUI !

    avril 17th, 2010

    Ce matin d’un jour nouveau, le mordoré borde les pavés des rues de Paris qui palpitent encore du pas des chevaux, quand le moyen age entendait leurs fers. Les cris résonnent, le marché  s’installe devant le parvis qui parle une autre langue. Les pigeons roucoulent un printemps tardif, oubliants le froid qui perdure dans le vent.

    La lumière réveille sur son banc le vieux qui attend que sorte d’une porte les effluves du pain. Il s’est levé, comme chaque jour : il est du quartier, il est de ce monde comme ses ancêtres avant lui. Ne plus le voir et la question se pose quand le sourire donné provoque son histoire. L’histoire la plus ancienne entre ces murs qui vieillissent sans quitter leur âme. Il raconte la vie de ceux qui ne sont plus là, comme une chaîne sans fin entre hier et demain.

    Figure de ce village, au milieu de la capitale, il rassure le passant qui l’écoute et l’adopte. Son pardessus usé, d’une élégance oubliée, ne le quitte jamais, comme reconnaissance pour ceux qu’il salue encore de son feutre posé sur ses mèches d’argent. Juste avant que se réveillent les cris et claquements du monde d’aujourd’hui, son pas, au coté d’une canne au pommeau d’ivoire, remonte le sentier qui l’enfermera dans ses souvenirs, avant qu’au matin suivant le banc l’accueille à nouveau.


    UNE MUSIQUE DANS LA NUIT !

    avril 12th, 2010
    Masar , le trio joue avant de mourir …DSCF0612

    ...au sortir de l'orage sur la Mer de Chine quand les cordes se taisent !

    Au plus profond de la nuit, la réalité s’ignore et le chemin s’oublie quand la musique envahit l’esprit pour que les pensées défilent. Libres d’entrave les mots se forment, ils s’entrelacent au gré des sons afin de former des phrases qui ne seront jamais écrites. Ils sautent, bondissent, et dansent sans contrainte: la mélodie  demeure leur seul confident. Ils voudraient se lover dans les bras des graves, au plus profond de leurs voix ensorcelées, juste avant de mourir, sans avoir tout révélé. Ils voudraient transcender la vibration pour qu’elle s’éternise dans un tremblement d’émotion. Ils voudraient se parer de la sensualité du regard qui communie dans l’éphémère  d’un ultime point d’orgue. Ils se laissent glisser dans une goutte qui perle au creux du cou, pour juste effleurer une peau hérissée. Ils s’enfuient dans un soupir, puis respirent, s’affolent, courent vers le dernier accord. Ils sont restés muets au pied du rêve, qui lui s’est envolé.

    Les pensées se sont perdues dans la mélodie qui s’est répétée, et répétée, et répétée encore. Elles suivent les images autour d’un mat qui s’est érigé dans la tempête avant le point du jour. Elles collent leurs lèvres contre le bois humide pour étancher leur soif de vérité.

    Elles s’épuisent dans le calme revenu , vidées de leur substance, et Morphée dans sa bonté prend le pas sur  les sons .


    TRISTESSE

    avril 5th, 2010

    P1000969 Anghjulina, les voix !

    Elle existe, elle nous envahie, sournoise quand on s’y attend le moins. Des écrits l’ont encensée pour que chacun s’y retrouve, mais de quoi est-elle faite quand le soleil se couche. Elle se tient debout, au bord du gouffre qui l’attire comme un vertige. Elle se survole dans la mélancolie, entre des polyphonies qui glissent sur les pleurs pour ne pas les entendre. Elle se love dans un oreiller de plume qui éloigne l’ensorceleuse. Elle a peur soudain de se voir rejetée, elle se bat contre un sourire qui voudrait l’embrasser. Elle contourne l’étoile qui ne l’éclaire plus, quand la nuit s’installe pour écrire un soupir. Tristesse, tu nous tiens par la main, comme un enfant qui gémit aux premières heures de l’aurore, juste avant de grandir. Tristesse, tu ne seras jamais souffrance, celle qui te surplantera toujours pour te laisser mourir de faim. Chacun te cotoie, tu es universelle, mais là bas, dans un monde que tu ne connais pas encore, une lueur se levera pour t’ignorer.


    SAKURA Japonais tu demeures !

    mars 16th, 2010

    sakura
    sakura

    染井吉野 ,il annonce le printemps. Il symbolise l’éphémère, celui qui imprègne profondément la culture Japonaise. La vie est comme les fleurs du Somei Yoshino, le préféré des sakuras, celui qui pleure ses fleurs comme milles cristaux si froids que leur  légèreté les pare d’un rêve féérique. L’époque d’Edo les a choisis pour leur pureté, loin du rose qui les alourdit dans nos parcs parisiens.

    « Hanami » à Tokyo, et c’est autant d’instants de fête, hors du temps, à contempler pour une soirée des pétales comme dentelle de Venise, qui rejoindront au sol l’acceptation d’une fin à toute chose, qui jamais ne nous appartient.

    Sa beauté n’a d’égale que la perfection du détail, celui de la branche, tel un éventail, aérien comme les feuilles de leurs érables. Sa douceur, comme la neige, feutre les pas pour s’asseoir et laisser passer le temps sous leurs ramures.

    Ils étaient Samouraïs ou Bushi, chevalier aux armures encombrantes, ils devenaient dignes et sereins pour s’allonger au pied de leur tronc et écouter la beauté de leurs fleurs au son du Koto d’antan.

    Ephémères sont ces quelques jours où les fleurs si fragiles jonchent les rues, les parcs, les allées de la Sumida rivers, enveloppant Tokyo dans un linceul de pureté. Un linceul qu’il n’oublie jamais, puisque rien n’est acquit chez ce peuple qui sait en permanence que demain peut lui retirer jusqu’à sa vie. La terre tremble durement, ayant influencée à jamais leur vision du monde, pour un respect des minutes de bonheur qui n’existeront que le temps d’une floraison !


    Liberté un film qui vous appelle!

    mars 8th, 2010

    Film Liberté: Taloche danse

    « Liberté »: elle se conjugue avec courir entre légèreté et souffrance, entre nomades et prisons aux barreaux serrés par ceux qui se voulaient plus nazis que les vrais. Elle se danse sur un air de Java. Elle s’envole dans un parfum de fugue, et la corde pleure aussi fort qu’un regard profond quand il s’éteint dans les yeux de Taloche, qui perd dans un effroi l’étincelle de sa joie. Nomade ne sait rimer qu’avec la roue qui l’emporte au gré du temps, à travers monts et vallées. Un mur, et il meurt comme un oiseau privé du ciel.

    « Liberté »: Un film chante ses images afin que témoigner de l’horreur interpelle celui qui voudrait croire que l’on en a fini de la reconnaissance. Jamais peuple opprimé, massacré, ne doit cesser de réclamer que lui soit restitué la vérité de ses souffrances. Qu’ils soient Tziganes, qu’ils soient malades mentals, qu’ils soient Juifs, ils ont un jour croisé l’histoire, croisé le diable endormi en l’être humain et qui se réveille quand pouvoir et richesse, conduisent le monde pour le mener en enfer.
    Il s’appelait Taloche, elle s’appelait Camille, il s’appelait Samuel, ils voulaient vivre libres.Ils sont partis dans le silence et l’oubli, assassinés par certains, francais et allemands, qui avaient oublié que nazi résonne comme le plus terrible des maux: celui qui torture et assassine dans un vide sans musique, sans odeur, sans regard .
    Laissez-vous porter par un film qui vous dira ce que vous voulez entendre, entre élans de rire et grincements de dent, si ce n’est des pleurs qui rejoindront la rivière de leurs larmes, avant que tendresse et mélodie reprennent leur droits.




    Solitude

    février 24th, 2010

    Solitude, certains hommes d’adoptent pour ce que tu lui laisses de liberté, mais il pleure de n’avoir que toi quand son affectif se réclame d’une présence. Une présence, car le toucher, inhérant aux besoins des hommes, n’existe que si la solitude oublie ses exigences. Les orphelinas de Roumanie l’ont prouvé, l’enfant se berce pour se sauver, mais un jour, devant sa peau qui se déssèche, loin de toute caresse, si ce n’est même d’une main posée, il se laisse mourrir. On croit que la faim est la première à entrainer la mort: le toucher est encore plus terrible et incontournable dans ses conséquences. Alors oui, solitude de ceux qui le décident, mais tous les autres, ces autres à qui l’ont ne prend plus la main, parce que la solidarité disparait, ceux la s’éteignent dans un silence pesant. Ils hurlent derrière leur porte fermée, un voisin, un ami, qui n’existe pas, qui n’existe plus!

    Solitude, quand elle est choisie comme l’hermite qui trouve la sagesse dans le repli, solitude ne te fais pas la maitresse de nos sociétés, au risque de devenir la menthe religieuse de tout ceux qui ont un coeur et qui saigne de ne plus seulement te choisir .