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    Ta liberté enfant du progrès

    septembre 10th, 2012
    enfants

    auraient-ils moins de liberté que les nôtres ?

    Où est la liberté de l’enfant qui naît sans l’avoir décidé, où est sa liberté d’hurler la violence qui l’accueille, à peine sorti du nid, où est sa liberté de devoir se couvrir d’une panoplie de tissus plus agressifs les uns que les autres ?

    Où est sa liberté de manger quand sa bouche ne connaissait que la douceur de l’onde ?

    Où est sa liberté de respirer quand cet air qui rentre en lui de force sent le goudron et le moisi ?
    Où est sa liberté de s’entourer d’une couche qui lui écartèle les jambes ?
    Où est sa liberté d’entendre les cris, les niaiseries, sans qu’aucun filtre jamais plus ne les atténue ?
    Où est sa liberté d’être privé d’une histoire qui l’aurait bercé?
    Où est sa liberté de refuser ces dix milles objets qui le protègent de  ses apprentissages?

    Où est sa liberté de refuser la sécurité qu’on lui impose et qui ne l’épargnera jamais des réalités de la vie ?

    Où est sa liberté de réclamer le vide qui seul peut le remplir des rêves qu’il se cherche ?
    Où est sa liberté de grandir sans le regard d’autrui qui lui dicte sa conduite ?
    Où est sa liberté de se construire en dehors d’une dictature d’adultes qui croient tout savoir et tout décider pour lui, dans une avalanche d’objets comme les barreaux d’une prison ?
    Liberté, cesse de faire croire à l’enfant que tu existes, cesse de leurrer les peuples afin qu’ils s’entretuent, persuadés de te posséder aujourd’hui plus que le voisin.
    L’enfant te coure après, te voyant fuir devant lui, sans doute jusqu’à sa dernière heure, où de nouveau tu pointeras ton nez pour lui laisser faire de ses os, de sa chair, de son sourire, de son cerveau, ce que les autres ont décidé et qui ne sera plus rien !

    YOUR FREEDOM, CHILD OF PROGRESS

    They have lesser freedom than our children?

    Where is the freedom of the child who is born without having decided it .

    Where is his freedom to scream the violence, which meets him as soon as he leaves his nest.

    Where is his freedom to have to cover himself with a whole range of clothing, each one more aggressive than the other?

    Where is his freedom to eat, when his mouth only knows the softness of the wave  ?

    Where is his freedom to breath when the air which enters him, by force, smells of tar and mould?

    Where is his freedom to roll a diaper around himself, which moves his legs apart?

    Where is his freedom to hear shouting and foolishness, without having, ever again, a filter to steer it away ?

    Where is his freedom, to be deprived of a lullaby to lull him to sleep  ?

    Where is his freedom to refuse these ten thousand objects which protects him from apprentice ships ( espace)?

    Where is his freedom to refuse the security imposed on him, and yet, will never keep at bay, the realities of life  ?

    Where is his freedom to ask for emptiness, which only the dreams he is looking for, can fill?

    Where is his freedom to grow up without the stares from others, telling him what to do  ?

    Where is his freedom to build himself rather than the dictation received from ( espace) adults who, think they know all, deciding for him, from an avalanche of objects such as… prison bars  ?

    Freedom, stop making the child believe you exist, stop deceiving people in order for them to kill each other. Persuaded that they have the right on you, more than their neighbour.The child runs after you, seeing you escaping him, most probably until his dying day where, once again, you may well appear, letting him do with his bones, with his smile, with his brain, that which they have decided, and will be, nothingness for ever!


    QUAND LA COLONISATION SE TRAVESTIT

    février 12th, 2011

    P1010449, photo inde Ils se sont appelés missionnaires, leurs croisades trouvaient dans la religion un moteur pour tuer, pour convertir, pour asservir, afin d’asseoir pouvoir et argent. L’église et l’Etat trouvaient ensemble le chemin de la colonisation.

    De ces missionnaires naissaient bel et bien la main mise sur des peuples qu’ils considéraient comme inférieurs.

    Un aparté significatif :

    Il existait des convaincus, citons en exemple les Jésuites à la cour de Péki,  qui n’est pas sans poser ce constat sur l’Art comme outil de communication: « ils ont mieux réussi que les Vicentins dans leur endoctrinement culturel par l’emploi des arts, des sciences, et de la technologie, auprès de la cour impériale » (encyclopédie Vicentine)

    L’expulsion par la Chine des derniers missionnaires vient, entre autres choses, du constat que les progrès de l’Occident n’impressionnaient plus les Chinois.

    De la s’explique que la colonisation ne laisse pas derrière elle les mêmes dégâts  de rapport « maître et esclave ». Ces dégâts qui courent encore dans trop de pays actuellement.

    Pour asseoir le paternalisme en second, il faut conjugaison d’un terrain laissé en friche, d’un sentiment fort de supériorité, autant culturelle que technologique et religieuse.

    Un exemple : l’Art Khmer longtemps décrié, encore trop méconnu quant à sa valeur historique, culturelle et sociale, n’a trouvé sa reconnaissance que dans le début des années 1930 et ce pour être pillé. N’oublions pas que Malraux, responsable de ce délit grave en 1923, sortit indemne de sa condamnation à deux ans de prisons ! Le musé Guillemet à Paris, lors de l’exposition Khmer 97-98, qui faillit ne pas voir le jour, prêta 47 œuvres khmer pour 64 par le Cambodge. Comment ne pas s’interroger sur cette forme d’affirmation de notre droit à détenir autant d’œuvres sur notre sol, d’œuvres faisant partie intégrante de l’histoire de pays que l’on a spoliés et que l’on contemple du haut de notre supériorité, si ce n’est de notre condescendance.

    Comment ne pas s’interroger sur ce phénomène de la fin du vingtième siècle qui voit reconnaître enfin la grandeur de civilisations anciennes dans nos ex-colonies, et dans le même temps déconsidérer leurs civilisation d’aujourd’hui ? N’est-ce pas le même homme, la même femme ? Les mêmes artistes, doués donc des mêmes capacités, des mêmes traditions culturelles?

    Ce qui est intervenu entre les deux, pour faire court, n’est pas autre chose que l’asservissement et la pauvreté, qui eux retirent la confiance, et l’affirmation possible de leurs capacités réelles.

    L’ancien colonisateur ne sort plus de son schéma, imprégné d’un sentiment de supériorité et l’ex-colonisé oscille entre un sentiment d’infériorité, et l’attrait de la ressemblance pour être enfin reconnu.

    Qui peut répondre aujourd’hui de ce que ces civilisations seraient devenues sans le passage sur de longues années des pays d’Occidents ?

    Qui peut affirmer aujourd’hui le positif apporté, puisqu’en leur donnant des routes ou des écoles.. nous leur avons retiré l’essence même de leur culture, de leur âme.

    Que leur reste-t-il aujourd’hui que de se battre pour se nourrir, et nous savons que dans la pyramide des besoins le stade recherche de la nourriture ne peut induire la création.

    Je citerai un exemple concret du modèle paternaliste et pervers qui perdure  aujourd’hui, et qui va à l’encontre d’aider ces civilisations à s’affirmer, et retrouver leur richesse culturelle.

    « Anne Charlotte » est expatriée depuis des années sur le sol de Singapour, fausse artiste à ces heures entre des ordres qu’elle dicte à sa maid (bonne à tout faire). Elle s’invente peintre sur des laques Birmanes, façonne des bougies sur un modèle Vietnamien. Elle part dans ces pays, loge, bien entendue, dans un grand hôtel aseptisé, mais se targue d’aller à la rencontre et de faire connaître ces femmes Birmanes ou Vietnamiennes qui, elles, travaillent 12 heures par jour et créent comme de vraies artistes.

    Ces femmes vendent leurs œuvres, sur le sol de leur pays, entre 25c et 50c à Anne Charlotte, Cette dernière les revend 10 dollars sur le sol de Singapour ! Mais dit-elle : elle véhicule leur art, mais dit-elle : elle leur permet de travailler ! Non elle les spolie bel et bien ! Il n’existe point d’échange entre deux formes d’art.  Anne Charlotte expose aussi « ses œuvres » entachés d’exotisme devant des occidentaux  qui s’extasient, méconnaissant le plus souvent leur origine !

    Connaît-elle profondément leur création : non !

    Des Anne Charlotte, il en existe des milliers aujourd’hui, nouvelle forme de colonialisme de l’Asie, l’Afrique et L’Amérique du Sud.

    Dame patronnesse d’Occident, plus perverses que les missionnaires d’hier. Leur aveuglement, lié à l’affirmation de leurs idées religieuses, politiques et sociales, va de pair avec le désir d’imposer leur schéma à ces pays.

    Un moyen de résister et d’aider à reconnaître les cultures ancestrales et riches, d’Asie, Afrique , Amérique, est de ne pas oublier cette évidence :

    Notre enveloppe n’est rien, elle peut varier dans son apparence et ses expressions, mais le fond de l’être humain reste le même. Il nous appartient de laisser nos croyances pour aborder la différence sans jugement.

    Le chemin vers l’autre, dans l’espace de similitudes basé sur l’essence même de la vie, laisse la place à l’écoute. Une écoute qui s’ouvre pleine et entière sur la compréhension et l’apprentissage de la richesse culturelle de l’autre avec humilité.

    WHEN COLONISATION IMPERSONATES

    They called themselves missionaries, their crusades finding, by means of religion, a driving force to kill, convert and enslave, in order to establish power and money. The church and the State together, found the path of colonisation.

    From these missionaries, derived the appropriation on the nation they considered, inferior.

    A significant aside :

    The convinced ones, did exist, stating as example, the Jesuits at the court of Peking, and answerable of the remark on Art, as a communication tool: “they were more successful than the “Vicentins” in their cultural indoctrination, by employing arts, sciences, and technology in the imperial court” (the Vicentine encyclopaedia)

    One of the reasons of expulsion, by China, of the last missionaries, arises from the  observation that Westerner’s progress, no longer impressed the Chinese. Hence the explanation that colonisation, doesn’t leave behind the same “wrong” in “master and slave relationship”. Wrong, still actually circulating, in far too many countries.

    To establish the paternalism as second, needs conjugation of a fallow field, a strong feeling of superiority, as much cultural, as technological and religious.

    An example: Khmer Art, has, for a long time been brought down, too little known in regards to it’s historical, cultural and social value, not finding recognition before the early thirties and only to be looted. And not forgetting Malraux, responsible for this serious offence in 1923, found guilty, only to get off lightly with, a two year imprisonment ! The Guillemet museum in Paris, at the time of the Khmer exposition 97-98, which almost didn’t occur, lent 47 Khmer works for 64 by Cambodia.

    How to not question this kind of affirmation, on the right to keep in hold, on our territory, so many oeuvres which are an integral part of history of a country we have despoiled, and which we contemplate from the hight of our superiority, if not our condescension.

    How can we not question ourselves on this phenomenon of the late twentieth century which, recognises, at last, the greatness of ancient civilisations, in our ex colonies and, at the same time, disregard their today’s civilisations ? Is it not the same man, the same woman? The same artists, doted with the same capacities, the same cultural traditions? In brief, that which stepped in between, is nothing other than enslavement and poverty both of which, take away confidence and a possible affirmation of their real capacities.

    Yesterday’s colonialist, cannot break away from it’s schema, impregnated with a sentiment of superiority, while the ex colonised, oscillates between a sentiment of inferiority and the lure of resemblance, to be at last, recognised. Today, who can account for the outcome of these civilisations, had the passage of Occidental countries, over the last many years, not occurred ?

    Who, today, can affirm the positive, brought in giving them roads or schools, for, in doing so, we have taken from them, the very essence of their culture, their soul.

    What do they have left, today, but a struggle in finding nourishment, knowing that, in the pyramid of needs, the state of “search for nourishment”, induces creation.

    I will give a concrete example of a paternalist pervert model, perdurable, going against helping these civilisations to, affirm themselves and to find, once more, their cultural wealth.

    “Anne Charlotte” is an expatriate, living in Singapore for many years and, considers herself,an artist, when it suits her, in between giving orders to her maid (who does all).  She invents herself, a painter, on Burmese lacquers, makes candles based on a Vietnamese model.

    She travels to these countries and, of course, stays in the best sanitised hotels, but prides herself in making known these Burmese and Vietnamese women she goes to meet and who, work 12 hours a day, creating as veritable artists. These women sell their oeuvres from where they live, between 25 and 50 centimes, to Anne Charlotte who, resells them for 10 dollars in Singapore! But, she says: vehicles their art and, in doing so, allows them to work ! No, she quite simply despoils them! Their being no exchange, between two forms of art. Anne Charlotte also, exposes “ her art”, tainted by exoticism, to westerners, the majority of who, do not know their origin !

    Does she sincerely know of their creation: no !

    There are thousands of people like Anne Charlotte, existing today, a new form of, Asian African and South American colonialism.

    The occidental Lady patroness, even more perverse than were yesterday’s missionaries. Their blindness, blended with the affirmation of their religious, political and social ideas, hand in hand with the desire to impose their schema to these countries.

    A way of resisting and helping to recognise their rich, ancestral cultures of Asia, Africa and South America, is to not forget this evidence: Our envelope is nothing, it can vary in it’s appearance and expressions but the base of the human being, remains the same. It’s up to us to leave aside our beliefs to approach difference, without judgement.

    The path towards the other, within the sphere of similarity, based on the essence of life allows, “listening”, A listening based entirely on comprehension and apprenticeship of the other’s cultural wealth, with humility.

    .


    Une scène sans fin !

    août 18th, 2010

    rickshau inde ( photo Florence JEan )Bertrand est resté couché dimanche au coin de son trottoir, la pluie sur le dos dans la froideur d’un été trop court. Il m’a dit bonjour, un sourire aux coins des lèvres, malgré la journée qui s’annonçait des plus noires. Il ne sait plus demain, il ne crie plus aujourd’hui, il vit, retrouvant le plaisir d’une souris qui joue sur les pavés de Paris. Il se raconte d’une voix sifflante entre des dents qui n’existent plus. Son rire explose pour se railler et trouver un brin de bonheur afin de continuer sa journée.

    Deux mollets galbés, cuivrés à souhait, sont passés sous ses yeux sans le voir. Ils avaient froid mais se targuaient d’affirmer leurs vacances. Une voix sucrée qui geint la plage bondée, les enfants qui crient, le mauvais temps qui s’affirme. Un visage sans éclat, aux rides déjà profondes, de celles qui focalisent sur la laideur avec complainte. Marie pleurait la chance qui ne lui tendait plus la main.

    Bertrand, Marie, une rue de Paris, témoin de la scène où leur jeu ne se croise jamais dans la surdité d’une société qui les a séparés. La perte de l’un a rempli le monde de l’autre pour qu’ils ne s’entendent plus. L’aveuglement pour toujours condamnant Bertrand à la déchéance et Marie au désoeuvrement et au vide.

    An unceasing end !

    Bertrand, stayed where he’d slept, Sunday, in a corner of his pavement, with rain on his back in the coldness of a too short summer. He offered me a “hello”, through the corner of his mouth, even though the day announced to be, black. The meaning of tomorrow being no longer part of him, no longer crying out, today, he lives, finding the pleasure through a mouse, playing on the pavements of Paris. He recounts, to himself, with a whistling voice, between two teeth, which, no longer exist. His smile explodes, to mock himself, and to find a hint of happiness, in which to continue his day.

    Two curved calves with, just the right hint of golden, tan, passed before his eyes, unaware of him. These legs, cold, priding themselves on affirming their holidays.

    A sugary voice, moans on a crammed beach with squealing children and bad weather, seemingly decided on settling. A face, lacking in sparkle, and already deepened wrinkles, focussing on the ugliness without complaint. Marie crying about luck,  turning it’s back on her.

    Bertrand, Marie, a road in Paris, witness of a scene where their game never crosses in the deafness of a society which separated them. The loss of one of them, has filled the world of the other, for them not to be heard. Blindness, forever condemning Bertrand to declination, and Marie, to uselessness and emptiness.


    Manipulation, conditionnement, remise en question.

    août 7th, 2010

    Manipulé, nous le sommes, conditionnés aussi, ne serait-ce que de naître dans les bras d’un autre qui décide de nos premières images, de nos premières pensées. Mais certainement, il nous appartient de préserver notre liberté fondamentale en refusant de prendre l’idée du moment, ou l’information du moment, comme vraie et unique .

    Un enfant ne peut grandir sans un monde de repères stables, mais il doit se doter en devenant adulte d’un choix qui lui est propre. Il ne peut vraiment le faire si la remise en question du monde autour de lui ne lui a pas été inculquée. Dans une société où il s’abrutit d’informations, toutes dirigées dans le même sens, il devient imprégné, quoiqu’il fasse, des idées que d’autres ont décidé comme vérités. Le conditionnement est en marche sans qu’il en ait réellement conscience.

    Ainsi arrive le jour où l’idée de trop, celle à rejeter, trouve le chemin de son acceptation sans une once de réaction. Les armes, des pays montrés du doigt pour leur manque de liberté, ne sont finalement pas différentes dans leurs conséquences, que le conditionnement des médias dans nos démocraties. La perversité ne réside-t-elle pas dans l’apparence qui continue de laisser croire à la  liberté ? La seule liberté ne serait-elle pas : «  la remise en question » comme moteur de choix ?

    Mais pour se faire aujourd’hui, la passivité doit s’éloigner, et la volonté de refuser de croire à l’information reçue est perpétuellement nécessaire.

    Quand la xénophobie s’installe, entre une acceptation aveugle et des hurlements de ceux qui sont concernés, elle prouve malheureusement que ce conditionnement insidieux est en marche depuis longtemps.

    La religion, poussée à son paroxysme, a prouvé son anti-liberté par imposition permanente d’une idée unique. Le matérialisme, en étant aussi puissant dans sa croyance en l’objet, formate la même anti-liberté,sans que la conscience se réveille.

    Les épreuves n’ont jamais cessé d’exister, on peut les trouver plus ou moins lourdes, mais elles demeurent inhérentes aux sociétés. Croire qu’elles aient engendré la xénophobie serait fuir le vrai constat qui se cache derrière : remplir au moment opportun un vase nettoyé de discernements éclairés par la remise en question. Qu’est devenue aujourd’hui la démocratie dans un monde matérialiste qui la mène plus sûrement que tout vers le contraire du libre arbitre.


    la sagesse pour déjouer la spirale de la haine.

    août 1st, 2010

    photo australieQui n’a jamais subi son impact afin d’éloigner la souffrance ? La haine ne peut s’ignorer puisqu’elle demeure un moteur puissant afin de se débarrasser dans l’instant de douleurs trop intenses. La répétition d’angoisses, liées à l’incapacité de sortir d’une situation pesante, mène le plus souvent à la haine comme issue de secours temporaire.

    Qui ne l’a pas connue ne peut être tout à fait honnête ou sans doute a-t-il eu la chance de parcourir sa vie sans trop d’épreuves.

    Reste que le choix, comme l’ont prouvé Martin Luther King, Gandhi et d’autres, de s’orienter vers la non-violence pour résoudre les conséquences d’un fonctionnement de société devenu intolérable, est possible et sage.

    Mais ces hommes aujourd’hui sont-ils capables d’exister ? Peut-il émerger de l’Occident un être qui réunirait les plus pauvres, les plus démunis, pour les canaliser et leur donner la force de croire en un avenir meilleur, gagné dans le calme et la non-violence ?

    Ces hommes sont nés avant tout dans un monde spirituel, ils étaient eux-mêmes imprégnés par lui, voire par une religion précise. Le recours à la haine est probablement incontournable dans le cas du néant quant aux questions existentielles.

    L’être humain trouve difficilement un chemin sans violence si il n’existe aucune forme de sécurité quant aux réponses sur la vie et la mort. Celles qui donnent la confiance en demain. Oui, le  « rien devant soit », quand le présent est trop éprouvant, dénué de « beautés » et de spirituel,  aboutit inévitablement à la violence .

    La France n’est-il pas un des rares pays à avoir perdu dans le même temps sa raison sociale d’exister et sa spiritualité ? Elle s’est mise dangereusement en insécurité et la haine monte sans qu’il surgisse quelque part un palliatif. Une insécurité liée à la non-réponse aux questions et aux épreuves qui s’imposent à elle. La mort n’a plus de sens quand elle est synonyme de négation de tout, par répercussion la vie non plus, à plus forte raison si la confiance d’avoir de quoi se nourrir demain disparaît.

    Quel est cet orgueil qui lui a laissé croire qu’elle allait trouver la  » sagesse  » et la paix dans la laïcité, voire l’athéisme, et la démocratie ?

    L’Art, par le passé, générait le rêve profond, le beau qui équilibre la laideur, il a disparu dans « l’objet » ne lui donnant aucune âme. Que reste-t-il alors pour lutter contre l’angoisse démesurée d’un avenir plus qu’incertain, et vide de sens, sans que « le mal », qui fait partie de l’être humain, surgisse dans toute son horreur ?

    Il aurait pu y avoir la philosophie, mais elle a bel et bien quitté le cœur de notre société. Et quand on fait appel à elle , elle s’est pervertie d’intellectualisme appris, quand elle reste depuis toujours un état d’être avant tout.

    « Un Sage »  n’existera pas, ou si il existe il sera lunché, car trop peu serait prêt à l’entendre.L’être humain n’est pas encore assez évolué pour savoir équilibrer ses forces entre le bien et le mal, sans passer par des réponses spirituelles.

    Le constat fait du recours à la haine, comme moyen de transcender la souffrance, devrait montrer l’urgence de se tourner vers ces trois concepts, mais n’est ce pas déjà trop tard ?

    Monte alors la bonne vieille lutte, primaire, irréfléchie, meurtrière, des extrêmes qui s’affirment et s’affrontent, plus du tout des humains, juste des loups, voire pire que des loups, prêts à se dévorer entre eux, sans pitié, ne se reconnaissant plus  frères au regard de la vie.


    Immigration, un parfum d’eugénisme !

    juin 29th, 2010

    photo Inde, Calcuta Florence Jean L’immigration nait  forcément de la complexité d’un monde surpeuplé, doublé d’une panoplie de  pays divers, aux histoires, cultures, et niveaux de vie différents ? Qui dit immigration, dit minorités .

    Comment notre société peut-elle appréhender ses minorités, sans prendre conscience qu’elles peuvent  nous enrichir de leur culture, si la porte vers leurs dissemblances est ouverte, après les avoir  acceptés dans une « égalité d’être. »

    Pour se faire il semblerait, entre autres, qu’il faille se projeter au-delà de l’image première que nous en recevons. Un monde d’aveugles n’aurait probablement pas le même besoin de tracer des frontières, ou ces frontières seraient basées sur des critères sans comparaisons avec ceux que nous connaissons.

    Quel est donc le chemin pour aborder l’immigration qui de tout temps, soyons honnête, trouve sa source majeure dans l’exploitation de la pauvreté. Une immigration incontournable donc, et qui ne peut cesser dans la réalité du monde d’aujourd’hui.

    Un constat :

    Rare est celui qui migre par curiosité ou plaisir de découverte d’une autre culture que la sienne. Rare est celui qui migre sans la nécessité de travail qui est source de vie. Celui qui migre, garde au fond de lui un sentiment d’exil dû à l’abandon de ses racines. Pour combler ce vide, voire cette insécurité, l’immigré se tourne forcément vers ses pairs.

    Il n’est aucune nationalité qui échappe à ce constat, tout simplement par besoin, pour le plus grand nombre, de la sécurité des repères et références, similaires dans un même pays.

    Comment de ce fait travailler sur la capacité d’intégration ?

    Il serait approprié de travailler sur l’enrichissement qu’apportent les disparités après les avoirs reconnues . Reconnues, car l’individu ne peut s’enrichir de l’autre si la peur ou la supériorité  interviennent avant la curiosité.

    Mais pour que cette curiosité agisse, il est nécessaire que soient mises en exergue sa culture et son histoire.

    Égalité « d’être » et curiosité sont donc le secret qui trace un pont entre deux étrangers.

    Hors aujourd’hui,j’entends parmi les régularisations proposées, en vue d’une  » immigration choisie  » des critères effrayants qui prônent la disparition totale de la culture de « l’immigré » dès l’enfance (...ancienneté de la présence de l’enfant, abscence de lien avec le pays d’origine, ignorance de la langue de ce pays…)

    Mais évidement,la solution est là ! plus de problèmes, négation totale de toute culture différente de la notre : quel beau pays  facile à manier !

    Comment pouvons nous en arriver là ? comment même parler d’immigration ? Ne s’agit-il pas  bel et bien d’obligation de transformer tout individu qui rentrerait sur le territoire Français en copie conforme de ce que nous sommes ? Et ce que nous sommes, n’est-il pas d’avance considéré comme supérieur , langue , culture , histoire ?

    L’objectif de Galton,( père de l’eugénisme moderne ) n’était pas d’améliorer l’espèce humaine en général, mais d’assurer le développement et la prédominance des êtres humains qu’il jugeait supérieurs….

    Racines, gènes , quelle résonance !

    Un parfum d’eugénisme monte dangereusement, celui redoutable qui trouve la solution de l’intégration, entente, obéissance, dans un moule unique, d’où on exclue toutes disparités !

    Deviendra-t-il le parfum du monde  de demain ?


    Amitié

    juin 22nd, 2010

    ocres et cendre aux dernières heures du jour

    ocres et cendre aux dernières heures du jour

    L’amitié,  c’est écrire une première page, mettre son premier pas, sur une route longue et parsemée d’embûches.  Amitié, c’est ne pas oublier, à l’instant de sa naissance, que sa réussite repose sur une construction qui se mature à deux ou se fourvoie au détriment de l’un ou de l’autre.

    Amitié, Amour, quelques voyelles d’écart pour les mêmes mots qui s’y raccordent : séduction, don de soi, envie, attentes, jalousie, curiosité, plaisir, tristesse, compassion…

    La réunion des corps est à l’amour ce que deux bras ouverts chastement est à l’amitié. Mais la confiance ne saurait s’ignorer ni de l’un ni de l’autre. Confiance, tu chantes trop souvent sur l’amitié qui pourtant doit trouver sa voie dans la lenteur pour être sure de ne pas chanceler. La confiance dans la valeur des moments partagés, qui laissent libre l’autre de ce qu’il est, de son indépendance, de son jardin secret. La confiance que demain existera encore pour des instants d’aide et de partage. Elle éloigne la peur de perdre qui empoisonne trop souvent l’amour pour l’étouffer.

    L’ami ne se réclame pas du temps qui passe sans la présence de l’autre, il intègre son existence dans l’absence, et le retrouve toujours avec la même intensité de joie. L’ami supporte l’éloignement, il le peuple des paroles, que sa mémoire n’oublie pas.

    L’amitié exige la sincérité,comme un miroir qui renvoie ses erreurs pour les corriger. La vie se remplit de rencontres, mais l’amitié comme l’amour ne saurait se répéter à l’infini tant il repose sur une union complexe, fait de la liberté du don de soi sans attendre de recevoir.

    Le silence partagé, plus fort que tous les mots, léger comme un souffle de vent, est à l’amitié comme à l’amour le témoin de sa vérité.


    « CET AUTRE » au delà de nos différences !

    juin 8th, 2010
    Florence a immortalisé l'éclat de ce visage de femme !

    Florence a immortalisé l'éclat de ce visage de femme !

    Les cultures multiples, qui portent en elles nos différences, restent malgré tout similaires dans leur rouage profond. On y retrouve chaque fois l’être humain, qui malgré sa complexité infinie, voire incompréhensible, cache une simplicité liée aux mêmes besoins incontournables, qui le rendent universel.

    Qu’un homme se croit différent et il découvre vite que son voisin lui ressemble. Ce voisin qui lui raconte son histoire, il s’y retrouve et le sourire, le bien être, naît de ce partage .

    Assise sur un trottoir de Birmanie, une femme dont tout me séparait me racontait sa vie. Sans doute n’allait-elle jamais quitter ce trottoir qui lui donnait sa raison d’être, et pourtant elle me ressemblait. Ses yeux bruns et bridés parlaient aux miens bleus et ronds, sa peau matte se reflétait sur la mienne, blanche et tachée . Elle enviait ma beauté me touchant de sa main légère, j’enviais la sienne et nos paroles ont chanté pour couvrir les bruits de la capitale. Nos rires aussi qui traduisaient combien l’instant nous réunissait dans l’oubli de nos oppositions apparentes. Son histoire et ses mots devenaient miens, mon histoire et mes mots devenaient siens. Peu importe combien le paysage différait, nous étions sœurs par nos réactions devant la vie. Nous étions sœurs dans notre regard sur les autres et la nature. Soeurs dans notre désir profond de comprendre l’autre avant tout. Même notre enfance n’était pas si loin l’une de l’autre, en acceptant de laisser de coté la scène pour fouiller dans les coulisses de notre existence. Chaque fois que notre réflexe spontané nous guide vers nos disparités , j’aime que l’on puisse aller au-delà, afin de se rejoindre .

    Notre enveloppe est celle de la marionnette, elle peut être multiple dans son apparence et ses expressions, cependant  la main et le cœur qui l’animent reste toujours les mêmes  !

    Le chemin vers l’autre, dans cet espace de similitudes basées sur l’essence même  de la vie, laisse la place à l’écoute . Une écoute qui s’ouvre pleine et entière sur la compréhension et l’apprentissage.


    Michel Onfray, stop! pitié pour l’enfant de demain !

    juin 1st, 2010

    Michel Onfray et la polémique qui ne cesse d’entourer son livre :

    Oui, au premier abord on pourrait dire qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat et qu’il ne faut certes pas encenser Freud à ce point au regard de l’Histoire.

    Mais voilà un homme « intelligent », qui convint par sa facilité d’élocution à la portée de tous, et qui a, ou n’a pas, réalisé la portée de son livre et de son succès.

    Je lui accorde juste le bénéfice du doute, mais il a  bel et bien ouvert la porte à cette nouvelle forme de psychiatrie redoutable, et contre laquelle bon gré mal gré la psychiatrie Francaise essayait de résister.

    Un moule de plus dans notre société, un moule pour y mettre nos enfants : ADHD ADD, hyper actif … un dérèglement de la sérotonine, des transmetteurs de la dopamine, et les voilà désignés, étiquettés et bon pour un traitement qui a un nom : la petite pilule qui les rend plus doux, plus joyeux, plus amorphe !

    Un traitement qui s’adresse à ceux que l’on disait hier sans s’émouvoir : névrosés !

    Névrosés par un mauvais schéma d’éducation, par un manque d’affectif, où par quelques traumatismes, si courant depuis la nuit des temps.

    Ils sont sans doute un peu plus névrosés aujourd’hui, logique, ils vivent sous le stress de nos sociétés qui ne les respectent plus, et  leur offrent comme réponse à leurs attentes : le matériel ! Alors quoi de plus logique me direz-vous que de leur donner une pilule ? Tellement plus facile que de lire un livre, que de l’écouter, ou de lui offrir du temps pour le comprendre. Les parents sont heureux: ils n’y sont pour rien dans cette soi-disant “nouvelle maladie” . L’enfant se tait, il n’a plus rien à demander, ni à eux, ni à la société, puisque son mal être vient d’un dérèglement physiologique.

    Mais, cette pilule qu’il va prendre pendant des années, agit sur ses glandes endocrines et perturbe encore plus son équilibre qu’il aura définitivement du mal à retrouver sans aide.

    Cette pilule  n’est ni plus ni moins que le reflet de produits chimiques fabriqués au naturel par le cerveau,sous commande complexe des glandes endocrines, qui elles, sont sujettes aux fluctuations du stress reçu.

    Alors oui, l’impact du livre de Michel Onfray est grave car il donne sa bénédiction à cette nouvelle forme de thérapie qui plus que tout déshumanise nos enfants, et ôte toutes nécessités de prise de conscience des adultes, et des travers profonds de nos sociétés !

    La France critique le modèle Américain, souvent stupidement, et pourtant elle adopte systématiquement ses perversités, alors qu’elle a la chance d’en constater les conséquences des années avant de les adopter.

    Une question : acceptez  vous que vos enfants deviennent les investigateurs d’un monde de demain, encore plus formaté, encore plus matérialiste, et qui deviendra un peuple de moutons bêlants, sous emprise de la pilule du soi-disant bonheur ?

    Michel Onfray, stop have mercy on tomorrow’s child !

    June 1st, 2010

    Michel Onfray and the never ending polemic turning around his book:

    Yes, on a first glance, one may say, “it’s nothing to write home about” and secondly, to certainly not flatter Freud so much, in regards to the story. Yet, here is a man, “intelligent”, who convinces, by his facility of elocution, understandable to all. And, having or not having realised, the impact his book has made, nor it’s success. He really has op ended the door to this new, redoubtable form of psychiatry, even in giving him the benefit of doubt and, against which, whether or not we like, the French psychiatry tried to resist.

    Yet another mould, in our society, a mould in which to put our children:

    ADHD ADD hyperactive… an irregularity in our serotonin, transmitters of dopamine thus becoming a designator, bearing a label, and ripe for a treatment named : “the little tablet”, to make them more gentle, more happy, more. . .passive !A treatment aimed for those who, not so long ago as yesterday , was said without disturbance, to be, neurotic ! Neurotic, because of a bad scheme of education, through a lack of affection or, by some traumas, frequent throughout the age of time. Today, our children are, most probably a little more neurotic. Logic, they live under the stress of our societies who, no longer respect them, offering to their awaits : a materialistic answer! So what more logical, you may say, than to give them a tablet ? Far more easier than reading a book, listening to them, or to offer them our time, to understand. The parents are quite happy: it’s no fault of theirs, supposedly, this, “new illness”. The child becomes silent, has nothing more to ask, neither to them, nor to society because his, uneasiness, derives from, a physiological disorder.

    This tablet, he is to take for years, has an effect on his endocrine glands, perturbing even more so his equilibrium, and, without help, will definitely experience withdrawal problems. This tablet being no more or less than the reflection of chemical products fabricated naturally, by the brain, under a complex command of the endocrine glands, who are, subject to fluctuations, of the stress they receive.

    With respect to this, the impact of Michel Onfray’s book is to be taken seriously, as it gives its benediction to this new form of therapy, which, above all, dehumanises our children and takes away all necessity of consciousness, from adults, and the consciousness of a profound crookedness within our societies! France criticises the, American model, often stupidly, and yet it systematically adopts it’s perversities, when it had the chance of testifying it’s consequences, years before having adopted them.

    Question: do you accept, your children become the investigators of tomorrow’s world, even more formatted, even more materialistic to become a nation of bleating sheep under the influence of a tablet of, supposed happiness ?


    ENFANT : qu’avons nous fait de toi ?

    mai 30th, 2010

    P1030186Enfant, nous l’avons tous été et pourtant les élever reste d’une complexité qui nous laisse bien souvent démuni.

    Utiliser notre mémoire de chaque année vécue devrait nous donner les clés de la compréhension de ce petit bout d’être qui est le nôtre, à notre image, et cependant différent. Que s’est-il passé entre eux et nous pour que nous devenions à ce point inadaptés à leurs attentes ? Quant est-il de la nécessité d’emphatie vis à vis d’eux, puisqu’elle revêt forcément le risque de ne pas leur donner les repères, les valeurs, les barrières, nécessaires à leur sécurité, et leur futur comportement face à la vie. Un risque que l’on ne sait plus prendre qui naît de la peur de leur léguer la douleur que nous avons eu dans l’enfance, et qui laisse sa trace dans notre inconscient.

    Alors se pose la question : doit-on les comprendre, ou doit-on se fermer à leur désirs et leur sensibilité, qui restent leur manière presque animale d’appréhender le monde pour grandir ?

    Nos ancêtres ne s’encombraient pas de les entendre, adoptant rigueur et conformisme, de génération en génération, sans changement profond. Il est loin aujourd’hui ce schéma que les Américains, les premiers, ont cassé par soucis de voir dans l’enfant un être pensant, doué de ses propres réactions, voire de choix intelligents. Bien sûr, ils avaient raisons, mais qu’en avons- nous fait, sauf de leur inventer de jour en jour plus de protection de tout, par soucis de leurs ôter la douleur ?

    Comment s’y retrouver entre : écoute, tendresse, protection, devant les épreuves que l’on ne veut plus leurs infliger petit, et l’obligation de les mener armés vers un monde qui lui est resté dur ? Car les épreuves jalonneront leur vie d’adulte, elles sont incontournables et liées sans condition au bien et mal qui depuis la nuit des temps sont le propre de l’homme, sans qu’il ait réussi à trouver la sagesse suffisante pour les équilibrer.

    Les pays industrialisés, dès la moitié du vingtième siècle, se sont basés sur la psychanalyse et la recherche sur le fétus pour asseoir des théories d’éducation. Ces sociétés ont instauré à leur service, années après années, des choix d’éducation basés sur la protection du risque, et la réponse matérielle, oubliant de plus en plus le spirituel. Elles ne pouvaient que se fourvoyer puisque dans le même temps la profondeur de l’équilibre de l’être humain n’avait pas évoluée.

    Pour qu’un tel schéma soit efficace, il faudrait la sagesse de chacun, et de ce point de vue les progrès sont absents dans nos sociétés .

    La vraie question : n’est-ce pas celle de l’équilibre entre le bien et le mal, la mort, la vie, dont nous sommes tous investis ? Cet  équilibre, qui ne se trouve que dans le spirituel au sens large, trop peu s’emploie à le trouver. Une grande majorité vit sous l’emprise de ce conflit naturel avec aveuglement, en compensant le manque de réponse par le matériel.

    Alors l’enfant subit la fracture entre le progrès technique galopant, la connaissance plus qu’approfondie de son fonctionnement, et l’ignorance, voire la négation, du peu de changement de notre comportement naturel et profond. Comment s’étonner de son malaise et son inadaptation ? Il nous appartient d’accepter, avant qu’il ne soit trop tard, de revenir vers la prise de risque, un moindre confort matériel, et une réponse spirituelle à leur offrir. Ouvrons la porte aux philosophes, les vrais, ceux qui adoptent un langage humaniste, compréhensible par tous, y compris l’enfant .