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    AMOUR

    novembre 30th, 2012

    1-02 Le facteur

    IMG_0998, HimalayasIl me souvient les enfants que j’avais promis de vous écrire encore et de vous prendre par la main pour vous bercer de la sagesse des mots.

    Mais le temps est passé, celui de mon repos et de mon chemin pour être encore plus sage, afin de ne plus vous dire de bêtises.

    Vous savez les enfants, je vous l’ai dit que les mamans, ce n’est pas toujours qu’elles font tout comme il faut,

    Mais soyez sur qu’ elle vous aime votre maman, toujours .

    C’est juste que parfois, elles ne savent plus comment faire pour vous le dire comme il faut.

    Alors vous savez quoi : « on va leur apprendre bientot ! »

    En attendant, vous pouvez leur raconter le livre des paroles de son Holiness. Je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais je suis sure qu’il aidera vos parents pour qu’ils vous aident aussi. C’est Christian Bruyat qui l’a écrit  avec la beauté de celui qui sait : Le Dalai Lama !

    Il me souvient avoir voulu vous bercer pour endormir vos mauvais rêves et envahir vos pensées de douceurs et de sourires. Cet après-midi, où je pense à vous très fort , je vous offre George Moustaki et son facteur. Celui qui apportait l’amour sur du beau papier où les mots jouaient le chant du bonheur. Vous savez les enfants, même si vos mots sont tout tremblants sur la feuille  blanche, entourez les de couleurs, barbouillez les de vos joies, de vos cris, de vos larmes, et confiez les au facteur de votre maison : il sera tout content de les apporter à ceux que vous aimez.

    Quand les ombres envahissent votre coeur, n’oubliez jamais que la lumière revient toujours pour caresser vos moments difficiles, comme elle a toujours caressé les miens. Il suffit de le vouloir très fort, très fort, très fort.

    Il est des jours où c’est plus difficile, c’est vrai, mais n’abandonnez jamais de la chercher : promis, elle  sera la et vos rêves deviendront merveilleux dans les bras tout doux de Morphée.

    Vous connaissez Morphée, c’est un dieu de la mythologie Grec qui protège les rêves comme un magicien. Demandez à vos parents, peut-être qu’ils le connaissent et si c’est non et bien vous leur apprendrez .

    C’est mon premier message depuis longtemps, alors je ne vais pas le faire trop long,  vous risqueriez d’êtres aussi fatigués que je le fus, et je vous veux en pleine forme pour me lire encore un jour prochain.


    UNE RENCONTRE: KATE !

    juin 9th, 2012

    images

    Nous ne sommes fait que de cette magie : La rencontre, celle qui nous reste et qui nous enrichit, loin des solitudes.

    La route était longue et la chaleur écrasante d’un mois de Février,  aux abords du tropique du Capricorne, laissait mes pensées défilées des Kilomètres durant, au nord de Perth. L’Australie, celle du bush, celle du désert , voyait cette année là mourir l’oiseau et le kangouroux qui avaient rarement eu aussi chaud. La rencontre se préparait : le quatre-quatre quittait la ligne droite goudronnée pour parler au seul homme de Gascoyne Jonction qui puisse remplir d’essence et d’eau ses réservoirs. La piste se déroulait, perdue entre Kennedy ranch, ses gorges aux fossiles millénaires, et la ville, quatre cents kilomètres plus loin. Une enclave de l’ouest, qui fut le pays des anciens ranchs à mouton et  des Aborigènes. Il était question d’une première nuit isolée,  sans âme qui vive, et d’un matin où la lumière violente réveillait les ocres des falaises, pour une marche qui offrait ses mystères. La piste a continué , mais le quatre-quatre n’a pas aimé les quarante sept degrés : sa boite de vitesse  s’est enraillée. Un arrêt obligé, la panique se devait de rester loin, et la chance a souri quand la marche arrière s’est enclenchée . Un Gps, doublé des dernières recherches géologiques qui indiquaient les pistes, ont redonné l’espoir ; à cinquante kilomètres, après des heures de conduite étrange, l’aide existait peut-être dans une ancienne « station », sur la piste des moutons . Seul le sable rouge ne fondait pas sous le soleil de plomb, la voiture vibrait lentement, si lentement, pour atteindre à l’envers ce lieu qui incarnait notre sauveur du soir !

    Jamais je ne l’oublierais : elle était là, grande et si belle, elle était là au pied d’un bungalow de bois, qui parlent des terrasses ombragées qui l’encerclent. Son sourire a volé en éclats sur notre arrivée à l’envers dans son univers qui ne voyait jamais personne. Son accueil ne pouvait avoir  de nom, et la nuit fut celle imaginée : la magie des affinités spontanées, des aspirations, des rêves partagés, et d’un prénom commun, juste entaché de langues différentes. Elle avait pour elle, la géologie, la médecine, la guitare, l’amour des wallabies, des oiseaux et de l’homme qui lui avait fait quitter la ville. Un homme descendant d’un aristocrate Anglais, un fou exceptionnel qui s’était installé là, cent vingt ans avant, laissant comme  un musé, un hangar rempli d’objets aux histoires incroyables. Elle m’avait conté ces objets après une nuit pesante de chaleur, tout juste rafraîchie de l’eau salée du réservoir qui brillait sous le soleil. Elle m’avait conté ses journées, loin de tout, et son appréhension pour ce choix récent. Plus tard, les mots ont jeté un pont entre nos deux existences, et je vibre toujours pour sa vie, attendant ce jour qui nous verrait réunies à nouveau.

    Aujourd’hui, elle continue de vivre dans ma mémoire et son prénom, si près du mien, s’éternisera dans mes livres au travers de ces quatre lettres :  KATE

    AN ENCOUNTER : KATE !

    That’s what magic within is about : The encounter, that which stays and, enriches us, far away from loneliness.

    The journey was long and, the heat of February, overpowering, in the vicinity of the tropic of Capricorn. Capricorn gave, free leash to my thoughts, throughout the kilometres, north of Perth.

    Australia, the bush, the desert, saw them die, that year, birds and kangaroos, rarely having to, before, endure such a heat.

    The encounter was, under preparation: the land rover left the asphalted straight line, for us to speak to the only man, at Gascoyne Junction, who could fill the reservoirs, with petrol and water.The track stretched out, lost between Kennedy Ranch, it’s gorges, of millennium fossils, and, the town, four hundred kilometers further on. An enclave of the West, once being the country of ancient ranches, for sheep and Aborigines.

    With the probability of a first isolated night, without a living soul, a morning with a violent light, awakening the ochres on the cliffs,and a hike, offering it’s mysteries.

    The track continued but, the Land Rover hadn’t appreciated the forty seven degrees slope : it’s gearbox blocked, commanding a compulsory stop and, whilst trying hard to keep panic at bay, the rover was set into reverse when, luck turned our way. A navigation system, along with the latest geological device which, indicated tracks, gave hope ; fifty kilometres later, after hours of driving, in this strange manner, help existed, perhaps, in an ancient “station”, on the sheep tracks where, the only thing, not melting under the scorching sun was, the red sand. The car, vibrated, slowly, so slowly, in order to reach, in reverse, the place which was to incarnate, our saviour of the evening!

    I will never forget her : she was tall and so beautiful, there, at the foot of a wooden bungalow, speaking of surrounding shaded terraces . Her smile, bursting into laughter, on our arrival, the other side of her universe, never seeing anyone. Impossible to give a name to her welcome and, the night was, as imagined : the magic of spontaneous affinities, aspirations, shared dreams and, our first names, in common, tainted only by, a different language.Geology, medicine, and the guitar were, her belongings, the love for Wallabies, birds and, the man who, brought about her decision to, leave the town life.

    Descendant of an aristocrat family, a crazy, exceptional man who, settled there, some one hundred and twenty years before, leaving, in guise of a museum, a hangar, full of objects with, incredible stories. She spoke to me, of these objects, after a night of heavy heat, recently refreshed by salted water from, the reservoir, shining under the sun. She spoke to me of her days, far from everything, of her apprehension of this recent choice. Later, the words threw a bridge between our two existences, and I,vibrated still, for her life, waiting for that day which would reunite us, once again.

    Today still, she continues to live in my memory, and her first name, so close to mine, will linger, in my books, through these four letters :

    K A T E.


    LE Petit aborigène… SUITE 3

    janvier 25th, 2011

    kimberley, australie, photo Sa grand-mère se mit à chanter, chanter l’histoire des cascades, l’histoire des « creeks » qui  grondaient et noyaient les eucalyptus encore enfants. Elle chantait le plaisir de se baigner sans fin. Elle chantait les mille brindilles qui pointaient leur nez tout vert, dans un univers d’où l’ocre  disparaissait. En une nuit, la citerne s’était remplie, les protégeant pour des mois et des mois de la sécheresse. Les  esprits du mal s’éloignaient car ceux du bien savaient les protéger.

    Lui, c’était sa voix qu’il écoutait, sa voix profonde et grave, comme celle des sons du didgeridoo. Il ne comprenait pas toutes ses paroles, qui lui donnaient un regard tout doux, mais il savait qu’elle devait revoir les images de ce moment bénit. Il décida cette nuit-là de demander à ses étoiles de répondre aux vœux  de son père et de sa grand-mère, afin que lui aussi  connaisse cette onde magique qui redonnait la vie. Il l’embrassa plus fort qu’il ne l’avait jamais fait, et parti se coucher plus grand, plus sage, que les autres jours. Ses petits pieds perchés sur un tabouret, il se pencha à la fenêtre pour parler à la nuit,  avant de s’endormir dans ses rêves….


    LE PETIT ABORIGENE 1

    novembre 18th, 2010

    Il DSCF1106, dessin aborigenesn’avait pas deux ans que ses pieds nus frôlaient l’herbe drue d’un petit coin de fraîcheur entre des gorges géantes. Ses yeux s’écarquillaient pour voir les dessins que sa grand-mère lui avait montrés sur la falaise. Des dessins qui lui racontaient des histoires merveilleuses où les wallabies jouaient d’une roche à l’autre, et sautaient sur leurs drôles de pattes.

    C’est eux qu’il préférait, tout petit il se cachait derrière les eucalyptus pour attendre leur venue chaque matin.

    La lune ne voulait jamais lui dire où ils dormaient, quand lui se couchait dans le petit lit au-dessus de la salle. Pourtant il ouvrait la fenêtre pour les chercher, mais seules les étoiles bougeaient dans la nuit. Des étoiles aux noms curieux, Algebar et Capella, des étoiles qui foisonnaient d’étincelles le long de la voix lactée. On lui avait dit qu’elles étaient très vieilles, aussi vieilles que les dessins tout rouges. Mais il ne pouvait le croire, tant chaque soir il les retrouvait.

    C’était comme ses wallabies dans la lumière du jour, chacun avait un nom qu’il leurs assignait  sans se tromper. Depuis que sa grand-mère lui parlait de ses bêtes préférées, immortalisées sur le mur, il ne voulait pas les dévoiler. Il avait peur qu’ils disparaissent dans l’ocre des lignes.

    Il adorait l’heure avant de se coucher quand sa famille restait dehors sur la terrasse pour profiter du vent venu. Il restait dans la cuisine  et s’asseyait sur les genoux de son aïeul pour l’écouter. Le didgeridoo lancait sa complainte au loin… à suivre


    …SUITE 2

    novembre 17th, 2010

    DSCF1106, dessin aborigenesIl aimait la musique que le souffle de son grand père produisait dans le bois d’eucalyptus creusé par les termites. Il attendait le jour ou plus grand, lui aussi chercherait dans le bush la flûte magique. Cette flûte que les anciens disait aussi vieille que les croquis sur la falaise. Vingt mille ans pour lui si petit , c’était une éternité, comme les étoiles qu’il contemplait.

    Ce soir là, son aïeul lui contait l’homme sage venu leur rendre visite pour appeler la pluie qui ne voulait plus tomber depuis 10 ans. Il était monté tout en haut des gorges, loin au-dessus d’eux, appuyé sur un bâton tout fin pour assurer ses pas. Pied nus, il grimpait aussi vite que les wallabies qui ne le quittaient pas. Il avait allumé le feu magique, et sa voix s’était imposée forte des incantations qu’il lançait. Elle lui contait ses cheveux gris emmêlés qui rayonnaient dans la lumière des flammes pour assombrir encore un peu son visage, aussi noir que la cendre.

    L’échos renvoyait sans fin ses mots étranges qui parlaient de gouttes d’eau qui devaient tomber du ciel pendant des heures. Des mots qui parlaient de couleurs qu’il ne connaissait pas, et de fleurs qu’il n’avait jamais vues.

    Il voulait croire à cette histoire qui disait que le lendemain les gorges avaient résonné du bruit de l’eau coulant à flot, éclaboussant la roche. Lui ne connaissait que la citerne qui gardait un liquide rouillé venu de la terre.


    HIMALAYA, LA NUBRA

    octobre 19th, 2010

    la nubra valleyLa bise  portait dans le vent la voix du mystère qui scandait ses vocalises dans la poussière du froid.

    Il devait être tôt, assez pour que la glace se taise sous le couloir neigeux.

    Il devait être tard, bien après que le rêve ait cessé pour se lover dans la réalité.

    Il était cet instant où les mots se taisent, où le regard se voudrait d’éternité, où le mystère s’ouvre enfin. Juste une illusion, avant de le mener vers un autre plus infini que lui .

    Il était cet instant où surgissait du mur de l’Himalaya une vallée de désert, profonde et silencieuse. Seul le vent racontait son histoire dans une sécheresse qui craquait les lèvres engourdies.

    Il racontait des rires chatoyants derrières les gouttelettes du torrent qui lavait le tapis d’un enfant.

    Il racontait des yeux limpides et noirs au bord de joues cuivrées, rougies par des matins de gel.

    Il racontait deux mains qui se réchauffent  en s’enroulant sur un bol tendu comme une offrande.

    Le toit du monde s’était paré de la lumière des justes, il gardait enfoui dans les replis de ses sommets, les pierres invisibles de ses prières.

    Marcher était devenu autre, comme un pas qui s’ignore pour réclamer la vie. Marcher vers ceux qui gardent la magie des interrogations subtiles, sans leurs demander raison. Marcher vers ceux que les jours exaltés d’étincelles courbent sur une terre trop dure.

    Ils étaient dix, puis vingt, puis trente, autant que leurs ânes chargés de vivres qu’ils guidaient vers un sommet sans nom. Ils étaient joie, curiosité, surprise.

    Ils étaient une rencontre, la seule, l’unique, celle qui se taie pour qu’ils existent toujours, loin de nos compréhensions.


    Train du « Nouveau Monde »

    juin 16th, 2010

    Désert Mojave

    Désert Mojave

    Train de toujours, ton chant sur les rails qui scandent les minutes berce le voyageur dans ta romance. Tu défiles sur les paysages pour que découvrir devienne une aventure au souvenir du Nouveau monde qui t’adoptait.

    Exploration, chaleur, poussière, le cheval s’épuisait dans des horizons d’espoir immense. L’homme imposait ta présence pour en rejoindre un autre, au-delà des forêts, au-delà du désert, au-delà des montagnes. Avancer encore et toujours, un pas de plus, un Indien de moins, une réserve inventée, comme une sécurité sur leur conquête. Ton chemin de fer  devenait le succès des uns, l’anéantissement des autres.

    Ces autres, femmes désœuvrées, emportant leur bébé, leur seul trésor précieusement lacé dans leur dos, humains doués d’esprit qui dépassait les intrus, si peu préparés à la fureur des « évolués de demain ». Tes rails sillonnaient une nature inhospitalière, barres de fer qui s’alignent entre des pyramides, volcans éteints, usés, sculptés, symphonie de mauves et blancs des minéraux d’un autre ère.

    Les hommes t’installaient forts de tes résonances, alliant peur et abnégation, devenant loups parmi les loups dans le froid mordant de l’hiver. Serpent qui glisse au fond de gorges profondes, isolées, douées de beauté sauvage, si profondes que l’on ne sait plus pourquoi ton chemin .

    Rails après rails tu sillonnais ce pays si vaste, si surprenant de nuances, extrêmes des contrastes : chaleur laiteuse que côtoient aux confins des Rocheuses, tes blizzards fantasmagoriques. Pays que la nature a décidé de ne pas épargner, le punissant d’avoir cru la dompter de ce monstre aux bras d’acier.

    Millier de kilomètres aux heures les plus rudes, sueur des hommes portés par ton balancement tedum tedum tedum, ils s’endormaient pour mieux se réveiller.

    Rails perdus qui se frottaient sur le rouge violent de l’érable, avant de douter de son évidence quand vient le temps de l’arche naturelle. Canyons aux reflets des grands lacs, aboutissement de l’espace qui ne se traversait plus aux  eaux tumultueuses comme autant d’interdits.

    Locomotive tu te vantais, tu ne pouvais passer, ta machine déjà rouillée de fatigue restait en arrêt, belle de toutes ces ocres traversées, comme les pelisses des hommes qui t’avaient façonnée.

    Tu devais contourner, t’incliner vers d’autres rivages et finir ta course par-delà le désert le plus plat, le plus vide, avant de trouver l’océan.Territoire isolé, igloo de pierres donné aux Hommes Rouges, négation  sur ta course qui prend fin.

    Tu te nommais conquête de l’Ouest, tu as laissé tes rails témoins de ta beauté. Qui aujourd’hui marche encore sur tes pas qui n’ont pu suivre la modernité pour garder ta part de naïveté dans un espace encore sauvage ?

    Ton heure de gloire, celle des hommes célèbres dans tes wagons, des femmes aux rires délicieux qui rejoignaient leur chimère, loin de ces Noirs et leur coton couchés sur leurs sac, tous gardiens de tes désirs, qu’en restent-t-ils sur tes bancs usés ? Seul des grands fous passionnés te collectionnent, te font reluire, te font vibrer.

    Les autres se retirent et te laissent, vide, abandonné à la sécheresse, quand seules restent ces citernes qui jalonnaient ta route, inquiétantes aujourd’hui, si loin du rêve qui te voyait passer .


    MYANMAR

    mai 6th, 2010

    Bagan

    Bagan

    Pays qui fait parler l’un l’autre pour un jugement certain d’un régime qui a de quoi rester suspect. Mais qu’en est-il de ce coin du monde ? Le voir c’est sans doute écouter Nyein, un guide pas comme les autres, là est son métier aujourd’hui. Un homme extraordinaire qui fut un jour ingénieur, mais qui a dû laisser sa vocation car sa soeur avait épousé un Anglais.

    Il aurait pu s’exiler, mais pourquoi l’aurait-il fait, il a préféré rester. Un érudit passionné par son nouveau travail qui lui apporte parfois la rencontre avec l’autre, celui sait qui s’attarder et entendre  l’amour de son pays et le respect de ce qu’il a à lui apprendre.

    Alors les jours s’installent sans heurt, des jours à l’écouter au gré des marches tranquilles, entre les centaines de temples de Bagan. Un lieu d’éternité rempli d’histoires qu’il nous offre quand le temps n’est pas compté. Parfois le détour d’un chemin ouvre les portes d’un hameau qui n’a jamais vu d’individus à la peau blanche. Le bonheur prend la forme des femmes qui suivent les enfants blonds, leurs rires résonnants entre les bambous tressés de leur maison. Une vieille édentée porte à sa bouche un cigare de maïs, seul éclairage la nuit venue, et dont les braises retombent avec grâce, dans une moitié de noix de coco. Elle insiste pour partager ces feuilles enroulées, et se réjouit de la toux qu’elles provoquent. Mais son plaisir est encore plus grand, quand elle peut garder près d’elle l’enfant aux cheveux de blé qui a bien voulu s’asseoir à ses cotés.

    Qui oserait lui donner, ce qu’elle n’a jamais demandé, verrait Nyein le priver d’une telle rencontre qu’il a pris le risque d’offrir.

    La poussière du dernier typhon, qui attend la mousson dans une chaleur torride, est étrangère sur les nattes. Jamais propreté n’est aussi frappante que dans ces maisons sur pilotis, lovées entre les arbres. Le buffalo est rentré pour l’heure du repas, sa journée est finie, il impose sa sieste sans que soit possible de le déloger. Les petits jouent, tout en faisant tourner l’âne qui doit piler le grain. Leurs yeux, éclatants de beauté, illuminent l’ombre qu’un toit précaire garde précieusement. Leurs frères et sœurs plus grands, partent la journée durant, garder les quelques chèvres qui les éloigneront de la faim. Nyien regarde attendri sa fille adoptive, une orpheline du village qui a trouver son père, un père qui aime son pays, et qui sait combien il faut le préserver du jugement hâtif de celui qui passe sans le voir.

    Le soir venu, le silence s’installe, perché sur la dernière marche d’une Stupa, perdue au milieu des autres. Le dernier rayon du soleil qui se couche dans une flambée d’ocre rouge surprend celui qui se tait pour entendre le chant de Myanmar.

    Pays où Bouddha se raconte au travers des années qui l’ont transformé, pays qui raconte la beauté de la nature qui donne tout, jusqu’au tissu qui couvre les ombrelles. Pays qui raconte combien il veut se préserver de notre monde, même si il crie lui-même sa liberté d’expression, et sa liberté d’apprendre dans des universités qui sont fermées depuis trop longtemps.


    LA NUIT QUI DANSE

    avril 30th, 2010

    Venus  de si loin, de leur pays gorgé de lumière, pour le Paris de la nuit qui se réclame de leur exotisme.

    Ils jouent les symphonies de la sensualité, leur âme ne quitte pas le rythme qui s’impose, agitant les cocktails comme on joue des Maracas.

    Le délié de leurs bras glisse sur la musique quand leurs hanches, comme serpent qui ondule, effacent les angles pour réveiller les sens.

    Souplesse du tempo des désirs, le dos se cambre, nuque rejetée, effleurée d’une lèvre pour mieux tourner encore, va et vient du corps libéré qui joue les passions pour exalter leur vie.

    Amour d’un instant qui se lie dans les gestes pour un érotisme qui ne se réclame jamais de vérité.

    Possédés des mélodies dans l’extase d’un soir à l’odeur de menthe et citron vert, sur des alcools ignorés.

    L’ananas devient fleur au bord du réceptacle de ces coupes en offrande comme leurs mains. Il respire la chaleur du sable, léché par l’aigue-marine de leurs eaux transparentes.

    Les trémolos  éloignent les interdits, au bord de brûlures qui cherchent la fraîcheur de perles d’eau, sur des gorges opulentes.

    Les cordes de leur coeur vibrent sur des lambadas de l’oubli, aux cris des libertés qui ont dérapé sur leurs danses

    Les verres s’alignent pour une ivresse veloutée, celle de ceux qui ne sauraient s’y lover,  tournés vers la piste pour une nuit debout.

    Tamisant la lumière par des bambous vernis, les cierges gardent les ombres de leurs nuits étoilées, quand les femmes se parent d’or bruni .

    On voudrait se rassasier du miel de leur peau aux senteurs de  virginité.

    Corolle d’une jupe évasée pour à peine affleurer le galbe de leurs jambes aux attaches mouvantes.

    Chacun de transcender son rêve pour que dure la nuit aux parfums de mystère.


    QUAND ESCLAVAGE SE CONJUGUE AU FUTUR !

    avril 27th, 2010

    Elles s’appellent Catalina, Mournie, Jenny … elles ont en commun d’être les esclaves du monde moderne, sans chaînes apparentes. Elles ne portent aucun signe extérieur qui suciterait la réaction des médias, elles vont et viennent dans les pays qui les réclament,  et pourtant :

    la pauvreté, de leur famille, de leur vie au quotidien, les pousse à croire les négriers qui leurs font miroiter l’eldorado, dans la modernité de pays comme Dubaï, Singapour, le Canada et d’autres encore …

    Elles ont parfois des enfants qu’elles se doivent d’oublier. Elles ont des amis, des voisins, qui chantaient avec elles sur des guitares, à tous les coins de rue .La bas, à Dubaï, Singapour, du jour au lendemain : elles sont seules, enfermées, logées dans une chambre digne d’un placard. Si le chien existe, il les entraîne vers leurs soeurs quelques minutes de leur journée, sans doute le seul espoir de joie pour combler la solitude. Elles travaillent, et travaillent encore, maltraitées par le schéma colonial qui perdure, et qui autorise jusqu’aux enfants de les commander, et de les considérer inférieures .

    Pendant deux ans, aucun salaire ne leurs est versé, au titre de remboursement de leur trajet . Par la suite, êtres payées « quelques sous » est loin d’être assuré. Quant à leur passeport, il n’est jamais dans leurs mains. A la moindre incartade elles peuvent êtres renvoyées dans leur pays sans rien . Les ambassades sont  de mèche entre elles pour que des accords soient scellés et qu’aucun particulier ne puisse intervenir. Ce trafic, car il s’agit bien là d’un trafic, est maintenu de mains de maître afin que la main d’œuvre à bon marché puisse toujours exister . Les agences en tête de ce trafic voient souvent une matrone comme négrière, qui n’est autre qu’une des leurs, n’étant pas sans rappeler le schéma de l’esclavage, employé depuis la nuit des temps.

    Les Philippines comptent aujourd’hui le plus fort taux d’immigration sous cette forme. Un pays colonisé maintes fois, où se sentir inférieur leur est naturel. Aujourd’hui, à coté de vous, des Sri Lankais, des Africains et d’autres, sont aussi le potentiel d’esclaves du monde moderne . SI vous voulez croire que ce phénomène a disparu, c’est tout simplement que les chaînes aux pieds ne sont plus de mise, mais sachez regarder au delà et vous trouverez le même trafic qu’il vous appartient de condamner.

    Est-ce que les chaînes ne sont finalement pas mieux ? Elles avaient le mérite d’affirmer des choix de pouvoirs et d’argent …Consulats, ambassades, frontières , elles étaient sûrement moins développées qu’aujourd’hui, où malheureusement ce sont elles qui cautionnent les besoins des politiques qui assoient leur puissance sur ce trafic. Utopie sans doute de vouloir combattre, mais le début commence par l’information.

    Un devoir de sortir la majorité de l’aveuglement dans lequel elle se complet, ainsi que les médias qui se regorgent de faits isolé , facile à critiquer, pour ne pas voir ce qui sur le sol de notre pays est sur le point de voir le jour, si ce n’est d’être déjà là : l’esclavage !

    Il se nomme : maltraitance des émigrés sans papiers qui travaillent pour des usines, des restaurants, des fabriques, qui veulent avoir une main d’oeuvre à bas prix, sans recourt de justice en cas d’abus ,sans protection sociale,  et qu’il est si aisé de reconduire à la frontière. La confusion est facile, entre celui qui ne fait rien et profite de trop d’assistance, et ceux ,de plus en plus nombreux, que l’on pousse à venir et qui travaillent dans des conditions dont vous ne voudriez jamais pour vos enfants.

    WHEN SLAVERY CONJUGATES WITH FUTURE

    Their names, Catalina, Mournie, Jenny … they have in common, to be slaves of the modern world, slaves with invisible chains.

    They don’t have any exterior signs to arouse reactions from the media, they come and go in the countries who claim them and yet, the poverty of their families, of their daily lives, push them into trusting in the make believes, the glitter that promises an El Dorado in the modernity of countries, such as Dubai, Singapore, Canada , and more …

    Some have children, who, they judge necessary, to “better keep out of mind”. They have friends, neighbours, who sing with them on guitars, which play on every street corner.Down there, in Dubai, in Singapore, from one day to the other, they are alone, lodging in bed sits no bigger than a cupboard. If the link exists, they may be lucky enough to see their sisters, for just a few minutes of their day. This being, without a shadow of doubt, the only hope of joy to break their solitude, their loneliness.

    They work, work, and work again, badly treated by the colonial schema which perpetuates, and even authorizes children, the right to give them orders and to consider them as inferior.During the first two years they don’t receive any salary, considered as a way of reimbursement for their journey over to the country. After which, they will be paid “a few coins”, without any mention of being insured. As for their passport, it is never in their possession. And at the slightest wrong step, can be sent back to their country, empty handed.

    The Embassies, between each other, are hand in glove when it comes to sealing agreements to unable any individual person to intervene. This traffic, for there is no other word to qualify, is the work of renowned agencies and enables cheap labour to continue it’s perpetual existence. Without recalling the schemer of slavery, used since the beginning of time, the Philippines score the highest rate of immigration, under this form. Today, a country, next door to yours, Sri-Lankians, Africans and others, are also the potential of slaves of the modern world.

    If you choose to believe that this phenomenon has disappeared, it’s only because chained feet are no longer admissible.But learn how to look beyond, and you will find the same traffic, which is up to you to condemn. In the end, are chains not better, after all? At least they had the merit to affirm choices of power and money… Consulates, Embassies, Frontiers, they were certainly less developed than they are today, when unfortunately, it’s they who guarantee the politics needs, to back their power on this traffic. Utopia, without doubt, to want combat, which, begins with information. Information being a due, to unfold from the majority of us, the blindness in which they conspire. Like the media, who are inundated with isolated new items, easy to criticize, and used as a cover up, so not to see that which is about to happen in our own country, if it’s not already here : slavery !

    It’s called mistreatment of illegal emigrates who work for factories, for restaurants, manufacturers who want to have cheap labour. These emigrates, being illegal, will not have the right to appeal in case of abuse, without social protection and who, can be so easily returned to the border, at the blink of an eye. Confusion is easy to make, between he who does nothing, other than abusing of social assistance and those, who are more and more numerous, roused to come and work here, but under conditions considered unthinkable, were it for our own children