Random Post: Adieu enfance !
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    Immigration, un parfum d’eugénisme !

    juin 29th, 2010

    photo Inde, Calcuta Florence Jean L’immigration nait  forcément de la complexité d’un monde surpeuplé, doublé d’une panoplie de  pays divers, aux histoires, cultures, et niveaux de vie différents ? Qui dit immigration, dit minorités .

    Comment notre société peut-elle appréhender ses minorités sans prendre conscience qu’elles peuvent  nous enrichir de leur culture, si la porte vers leurs dissemblances est ouverte, après les avoir  acceptés dans une « égalité d’être. »

    Pour se faire il semblerait, entre autres, qu’il faille se projeter au-delà de l’image première que nous en recevons. Un monde d’aveugles n’aurait probablement pas le même besoin de tracer des frontières ou ces frontières seraient basées sur des critères sans comparaisons avec ceux que nous connaissons.

    Quel est donc le chemin pour aborder l’immigration qui de tout temps, soyons honnête, trouve sa source majeur dans l’exploitation de la pauvreté. Une immigration incontournable donc et qui ne peut cesser dans la réalité du monde d’aujourd’hui.

    Un constat :

    Rare est celui qui migre par curiosité ou plaisir de découverte d’une autre culture que la sienne. Rare est celui qui migre sans la nécessité de travail qui est source de vie. Celui qui migre, garde au fond de lui un sentiment d’exil dû à l’abandon de ses racines. Pour combler ce vide, voire cette insécurité, l’immigré se tourne forcément vers ses pairs.Il n’est aucune nationalité qui échappe à ce constat, tout simplement par besoin, pour le plus grand nombre, de la sécurité des repères et références, similaires dans un même pays.

    Comment de ce fait travailler sur la capacité d’intégration ?

    Il serait approprié de travailler sur l’enrichissement qu’apportent les disparités après les avoirs reconnues . Reconnues car l’individu ne peut s’enrichir de l’autre si la peur ou la supériorité  interviennent avant la curiosité.

    Mais pour que cette curiosité agisse, il est nécessaire que soient mises en exergue sa culture et son histoire.

    Égalité « d’être » et curiosité sont donc le secret qui trace un pont entre deux étrangers.

    Hors aujourd’hui ,j’entends parmi les régularisations proposées, en vue d’une  » immigration choisie  » des critères effrayants qui prônent la disparition totale de la culture de « l’immigré » dès l’enfance (...ancienneté de la présence de l’enfant, abscence de lien avec le pays d’origine, ignorance de la langue de ce pays…)

    Mais évidement ,la solution est là ! plus de problèmes, négation totale de toute culture différente de la notre : quel beau pays  facile à manier !

    Comment pouvons nous en arriver là ? comment même parler d’immigration ? Ne s’agit-il pas  bel et bien d’obligation de transformer tout individu qui rentrerait sur le territoire Français en copie conforme de ce que nous sommes ? Et ce que nous sommes, n’est-il pas d’avance considéré comme supérieur , langue , culture , histoire ?

    L’objectif de Galton,( père de l’eugénisme moderne ) n’était pas d’améliorer l’espèce humaine en général mais d’assurer le développement et la prédominance des êtres humains qu’il jugeait supérieurs….

    Racines, gènes , quelle résonance !

    Un parfum d’eugénisme monte dangereusement, celui redoutable qui trouve la solution de l’intégration, entente, obéissance, dans un moule unique d’où on exclue toutes disparités !

    Deviendra-t-il le parfum du monde  de demain ?