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    DES MOTS QUI ATTENDENT…

    octobre 29th, 2009

    Kate Bardot

    Kate Bardot

    Les mots se mettent à notre disposition pour nous plaire et chanter leur rythme, certains traduisent ce qui nous choque ou nous interpelle quand d’autres ne prétendent que nous apprendre ou nous bercer. Mais parfois ils s’investissent du pouvoir de nous libérer. Une libération afin que l’essentiel qui se cherche sur la route puisse un jour s’imposer. Cet essentiel, qui seul nous reste à la fin du chemin, appelle un jour le partage avec autrui de sa quête, de sa définition.

    Alors écrire pour l’autre s’impose et l’humilité se met au service du savoir pour traduire ce que l’être humain a de plus beau ou de plus terrible quand il  libère la face cachée des maux qui l’habitent.

    Un premier livre, une première utilisation des mots, née de la splendeur des images dans le voyage, voyage réel comme celui de la pensée. Cette inspiration m’a donnée de porter une narration qui veut dire haut et fort ce que trop peu osent avouer. Il a dû exister un matin où devant l’ignorance des réalités choquantes, celles que l’on fuit, a surgi une évidence : un devoir de témoignage pour ceux qui restent dans l’ombre et voudraient exister.

    Un livre comme un parcours de vie où chacun peut s’y retrouver:

    « VOYAGE DANS LES MAUX DU SILENCE « 


    ASIATIQUE,AMERICAIN,EUROPEEN …JUSTE DES HOMMES !

    décembre 7th, 2009

    Florence a immortalisé l'éclat de ce visage de femme !


    ASIATIQUE,AMERICAIN,EUROPEEN …JUSTE UN HOMME !

    Les cultures multiples, qui portent en elles nos différences restent malgré tout similaires dans leur rouage profond. On y retrouve chaque fois l’être humain qui malgré sa complexité infinie, voire incompréhensible, cache une simplicité liée aux mêmes besoins incontournables, qui le rendent universel.

    Qu’un homme se croit différent et il découvre vite que son voisin lui ressemble. Ce voisin qui lui raconte son histoire, il s’y retrouve et le sourire, le bien être, naît de ce partage .

    Assise sur un trottoir de Birmanie, une femme dont tout me séparait me racontait sa vie. Sans doute n’allait-elle jamais quitter ce trottoir qui lui donnait sa raison d’être et pourtant elle me ressemblait. Ses yeux bruns et bridés parlaient aux miens bleus et ronds, sa peau matte se reflétait sur la mienne, blanche et tachée . Elle enviait ma beauté me touchant de sa main légère, j’enviais la sienne et nos paroles ont chanté pour couvrir les bruits de la capitale. Nos rires aussi qui traduisaient combien l’instant nous réunissait dans l’oubli de nos oppositions apparentes. Son histoire et ses mots devenaient miens, mon histoire et mes mots devenaient siens. Peu importe combien le paysage différait, nous étions sœurs par nos réactions similaires devant la vie. Nous étions sœurs dans notre regard sur les autres et la nature. Soeurs dans notre désir profond de comprendre l’autre avant tout. Même notre enfance n’était pas si loin l’une de l’autre en acceptant de laisser de coté la scène pour fouiller dans les coulisses de notre existence. Chaque fois que notre réflexe spontané nous guide vers la différence qui se voit, j’aime que l’on puisse aller au-delà pour découvrir la ressemblance.

    J’y vois la marionnette, elle peut être multiple dans son apparence et ses expressions cependant que la main et le cœur qui l’animent reste toujours les mêmes !

    Un homme , un écrivain : je nommerais KESSEL, j’ai appris à l’aimer bien après que l’école m’en a éloigné, quand il me fallait décortiquer le Lion que l’on décrivait être son livre le meilleur.C’est à lui que je pense en revoyant cette femme sur le trottoir. «  La passante du Sans Soucis » : le lire c’est faire revivre autrement celle qu’il avait croisée dans un bar et qui lui racontait sa vie. Ces vies passionnantes qu’il cherchait sans cesse et qu’il savait entendre au cours de ses pérégrinations parce qu’il était lui-même un passionné. Un passionné de voyage pour aller vers la connaissance de l’autre et sûrement de lui-même. Sa bibliographie par Yves Courrière est un pavé sans aucune lourdeur où l’histoire, la grande et la sienne, se boit sans pouvoir s’arrêter. Le lire, c’est découvrir ses livres sous un jour nouveau. De son écriture, certains en ont jugé mais l’Académie l’a reconnu même si c’est tardivement. Peu importe finalement, car il a laissé, grâce à ses mots, la puissance de ses rencontres au gré des événements d’un siècle qui n’en a pas manqués.

    ASIAN,AMERICAN, EUROPEAN …. JUST  MEN

    The multitude of cultures, each one having their differences, remains deep down inside, similar

    For in each human being who, inspite of his infinite complexity (to not say « misunderstanding ») hides a link of the same inevitable needs, thus making them… universal. A man who believes himself « different », quickly discovers the link with his neighbour. For when hearing his neighbour’s story ,echos his own, bringing forth a smile and satisfaction.

    Sitting on a pavement in Birmany, a woman, which seemingly everything about her,seperated us, told me the story.of herself. The link once again appeared, showing in fact, our similitudes.Was she never going to leave this pavement, » her reason for being » ? Her slit brown eyes, speaking into mine, round and blue. Her dark skin reflected on mine, white and freckled. She envied my beauty, touching me with her hand so slender and light. I envied hers, and our words sang out to cover the noise of the city.

    Our laughter also, translating how much the instant united us, in the forgetfulness of our apparent contrast. Her story and its words became mine, my story and its words became hers. No matter how much the landscape differs, we were sisters by the similitude of our reactions on life. We were sisters in our outlook on others, on nature. Sisters in our profound desire to, above all, understand the other. Even our childhood wasn’t so far apart, one from the other, in the way we had, each in our corner of life, accepted to leave aside « the front scene » in search of « the back scene of our existence ».

    And each time our unavoidable reflex guides us towards our visible differences,I like to travel beyond, there where similarity dwells.

    I can see the « puppet », whose appearance and expressions can be multiple; But the hand and the heart which brings it to life however,still remains the same.

    A man, an author : I will name KESSEL, is someone I had learned to appreciate, long after school had« drifted us apart » and when the moment occurred for me to analyse « The Lion » said to be his best ever book. He comes into mind, whenever I recall the« woman on the pavement ». « La passant du Sans Soucis » : reading it, is making a reappearance, in a different way, of the lady he crossed in a bar and who told him the story of her life. Because he too was passionate and passionated by traveling, to make acquaintance with others, and at the same time, with himself.He searched for these passionate lives, incessantly, using his gift of « hearing and understanding »,during his voyages.

    His bibliography by Yves Courrière is a giant, without being tiresome. The story is eagerly lapped up and is a breath taker.Reading it, is to discover his books in a new light.Of his writings, some have passed judgment, but the Academy, even if a little late, gave it recognition.But finally,what does it matter. Because he left behind, through his words, the power of his encounters, through the will of events, during a century which, after all, wasn’t short of them .


    IL ETAIT UNE FOIS DOGY

    mai 14th, 2013

    Together « Il était une fois »

    Bonjour les enfants,

    Après un grand sommeil tout doux, je reviens vers vous pour vous parler encore. J’espère que vous avez trouvé le chemin pour écrire des lettres , le facteur il aime le papier , vous n’avez pas oublié ?

    « Il était une fois »: tous les contes commencent par cette phrase , en Anglais on dit : « once  upon a time « , vous connaissez l’anglais ? Je ne vous dirais rien de plus, c’est Mamiloux qui vous le dira, celle qui traduit mes mots pour les adultes et les enfants qui ne parlent pas français. Mais je vais vous raconter :

    la naissance de « Dogy »

    Il était une fois Mamiloux, une petite fille née en Angleterre, la grande ile, la haut, au nord de la France. Une ile avec sa tête qui regarde l’océan et ses pieds séparés de nous par une Manche toute froide, mais toute belle de ses vagues entre des falaises blanches.

    Mamiloux est venue vivre en France quand elle était déjà maman de deux petits garçons, et vous savez quoi ? Elle a appris notre langue toute seule, en écoutant. Vous aussi, vous pouvez apprendre la sienne.

    Aujourd’hui, tout plein d’années sont passées, et Mamiloux a trois petites filles de toutes les couleurs, les couleurs mélangées des pays du monde : l’Afrique, L’Asie, l’Europe. Elles sont toutes douces, toutes belles. Mais parfois Mamiloux  est triste parce que ses petites filles sont loin. Deux sont même très loin, très très loin, dans une ile aussi, avec la mer qui la sépare du sud de l’Afrique, vrai de vrai, parce que je ne mens jamais.

    Ne vous inquiétez pas, car Mamiloux trouve toujours la joie en aimant, et en donnant aux autres enfants, comme dans les orphelinats de Thaïlande, où elle est restée deux fois six mois. Parce qu’un orphelin, c’est celui qui n’a plus ni papa, ni maman, mais là bas, il a tout plein de « parents », comme Mamiloux, qui viennent pour s’occuper de lui.

    Aujourd’hui Mamiloux, elle vit dans une ville, toute grande qui fait du bruit, trop de bruit pour Mamiloux, mais heureusement, près d’une mer toute bleu. Et pour donner encore, elle a trouvé un petit garcon tout rond, tout doux.

    Un jour, les enfants, ce petit garçon  a sorti de sa boite magique un petit chien en bois et Mamiloux l’a appelé : « DOGY ».

    DOGY,  est né sous le signe de l’ AMOUR : il parle à tout le monde, tous ceux qui sont seuls et tristes, il leurs apporte les sourires, la joie, les rires aussi quand il se promène dans les rues.

    Vous savez quoi les enfants : Mamiloux, en ce moment, elle a besoin aussi d’amour et de calme, comme moi ces derniers mois, pour être encore plus sage et pouvoir vous raconter .Alors Mamiloux, elle va prendre le papier pour écrire en regardant l’océan qui la fait rêver de ses petites filles. Le papier, comme les lettres avec vos dessins, que le facteur aime bien. Et Mamiloux, les enfants, je suis sure qu’elle fera danser les mots, en francais, en anglais, pour vous écrire des contes:

    LES CONTES DE DOGY !

    Chut ! : « c’est un secret », le papier est encore tout blanc, il va regarder la mer toute bleu, pour trouver des mots entre noir et blanc !


    AMOUR

    novembre 30th, 2012

    1-02 Le facteur

    IMG_0998, HimalayasIl me souvient les enfants que j’avais promis à son Holiness de vous écrire encore et de vous prendre par la main pour vous bercer de la sagesse des mots.

    Mais le temps est passé, celui de mon repos et de mon chemin pour être encore plus sage, afin de ne plus vous dire de bêtises.

    Vous savez les enfants , je vous l’ai dit que les mamans,  ce n’est pas toujours qu’elles font tout comme il faut,

    Mais soyez sur qu’ elles vous aiment votre maman, toujours .

    C’est juste que parfois, elles ne savent plus comment faire pour vous le dire comme il faut.

    Alors vous savez quoi : « on va leur apprendre bientot ! »

    En attendant, vous pouvez leur raconter le livre des paroles de son Holiness. Je n’ai pas encore eu le temps de le lire mais je suis sure qu’il aidera vos parents pour qu’ils vous aident aussi. C’est Christian Bruyat qui l’a écrit  avec la beauté de celui qui sait : Le Dalai Lama !

    Il me souvient avoir voulu vous bercer pour endormir vos mauvais rêves et envahir vos pensées de douceur et de sourires. Cet après-midi, où je pense à vous très fort , je vous offre George Moustaki et son facteur. Celui qui apportait l’amour sur du beau papier où les mots jouaient le chant du bonheur. Vous savez les enfants, même si vos mots sont tout tremblants sur la feuille  blanche, entourez les de couleurs, barbouillez les de vos joies, de vos cris , de vos larmes et confiez les au facteur de votre maison : il sera tout content de les apporter à ceux que vous aimez.

    Quand les ombres envahissent votre coeur, n’oubliez jamais que la lumière revient toujours pour caresser vos moments difficiles, comme elle a toujours caressé les miens. Il suffit de le vouloir très fort, très fort, très fort.

    Il est des jours où c’est plus difficile, c’est vrai, mais n’abandonnez jamais de la chercher : promis, elle  sera la et vos rêves deviendront merveilleux dans les bras tout doux de Morphée.

    Vous connaissez Morphée, c’est un dieu de la mythologie Grec qui protège les rêves comme un magicien. Demandez à vos parents, peut-être qu’ils le connaissent et si c’est non et bien vous leur apprendrez .

    C’est mon premier message depuis longtemps. alors je ne vais pas le faire trop long,  vous risqueriez d’être aussi fatigués que je le fus et je vous veux en pleine forme pour me lire encore un jour prochain.


    Ta liberté enfant du progrès

    septembre 10th, 2012
    enfants

    auraient-ils moins de liberté que les nôtres ?

    Où est la liberté de l’enfant qui naît sans l’avoir décidé,où est sa liberté d’hurler la violence qui l’accueille, à peine sorti du nid, où est sa liberté de devoir se couvrir d’une panoplie de tissus plus agressifs les uns que les autres ?

    Où est sa liberté de manger quand sa bouche ne connaissait que la douceur de l’onde ?

    Où est sa liberté de respirer quand cet air qui rentre en lui de force sent le goudron et le moisi ?
    Où est sa liberté de s’entourer d’une couche qui lui écartèle les jambes ?
    Où est sa liberté d’entendre les cris, les niaiseries, sans qu’aucun filtre jamais plus ne les atténue ?
    Où est sa liberté d’être privé d’une histoire qui l’aurait bercé?
    Où est sa liberté de refuser ces dix milles objets qui le protègent de  ses apprentissages?

    Où est sa liberté de refuser la sécurité qu’on lui impose et qui ne l’épargnera jamais des réalités de la vie ?

    Où est sa liberté de réclamer le vide qui seul peut le remplir des rêves qu’il se cherche ?
    Où est sa liberté de grandir sans le regard d’autrui qui lui dicte sa conduite ?
    Où est sa liberté de se construire en dehors d’une dictature d’adultes qui croient tout savoir et tout décider pour lui, dans une avalanche d’objets comme les barreaux d’une prison ?
    Liberté, cesse de faire croire à l’enfant que tu existes, cesse de leurrer les peuples afin qu’ils s’entretuent, persuadés de te posséder aujourd’hui plus que le voisin.
    L’enfant te coure après, te voyant fuir devant lui, sans doute jusqu’à sa dernière heure où de nouveau tu pointeras ton nez pour lui laisser faire de ses os, de sa chair, de son sourire, de son cerveau, ce que les autres ont décidé et qui ne sera plus rien !

    YOUR FREEDOM, CHILD OF PROGRESS

    They have lesser freedom than our children?

    Where is the freedom of the child who is born without having decided it .

    Where is his freedom to scream the violence, which meets him as soon as he leaves his nest.

    Where is his freedom to have to cover himself with a whole range of clothing, each one more aggressive than the other?

    Where is his freedom to eat, when his mouth only knows the softness of the wave  ?

    Where is his freedom to breath when the air which enters him, by force, smells of tar and mould?

    Where is his freedom to roll a diaper around himself, which moves his legs apart?

    Where is his freedom to hear shouting and foolishness, without having, ever again, a filter to steer it away ?

    Where is his freedom, to be deprived of a lullaby to lull him to sleep  ?

    Where is his freedom to refuse these ten thousand objects which protects him from apprentice ships ( espace)?

    Where is his freedom to refuse the security imposed on him, and yet, will never keep at bay, the realities of life  ?

    Where is his freedom to ask for emptiness, which only the dreams he is looking for, can fill?

    Where is his freedom to grow up without the stares from others, telling him what to do  ?

    Where is his freedom to build himself rather than the dictation received from ( espace) adults who, think they know all, deciding for him, from an avalanche of objects such as… prison bars  ?

    Freedom, stop making the child believe you exist, stop deceiving people in order for them to kill each other. Persuaded that they have the right on you, more than their neighbour.The child runs after you, seeing you escaping him, most probably until his dying day where, once again, you may well appear, letting him do with his bones, with his smile, with his brain, that which they have decided, and will be, nothingness for ever!


    For the Holiness

    août 3rd, 2012

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    To my Holiness, to The Dalai Lama

    Please , pardon my silence , the one i needed to put my step in the last way to Lamayaru , the valley of pardon , the valley of hope. The one i needed to be able to read about the Bardo Thodol as this is the one  i went throught, without knowing it.

    Martin Lutherking and Shakespeare gaves me some lecons i should never forget if i would like to grown up as a holiness.

    I spend one more time, the third one in hospital, to be safe, to be help and learn : dream is always respectable but should never stay far from lucidity and clarity .

    This dream  today, is still  my soul and duty for goods until the day i would be able to write philisophy for childreen . This day, i would not be alone anymore : only  love and « two » as parents is harmony.

    With humility i give you this dream as it is mine in between Knowledge and  poetry. But this is the dream of every people who find the way to keep  lucidity and love. As you are the first one and for so many years, i should say « we »

    « we had a dream that one day children would be free and safe.

    we had a dream that one day parents would listen to their Childs in the softness of the Art.

    we had a dream that one day brotherhood would become true again.

    we had a dream that older one would find the way to exist.

    we had a dream that Philippine would recover their family far from slavery.

    we had a dream that Africa would survive to teach us.

    we had a dream that love would be our soul forever.

    we had a dream that this love become our duty to make our childs happy as Juliette and Romeo, far from death, far from violence, with our recognition:

    “We have hands that pilgrims’ hands do touch, and palm to palm is holy palmers’ kiss »

    How could i ever forget that Shakespeare used the Holy like you do , like Indians do. The Holy i just like when Ganga is pure of « fol »

    Be sure to receive my recognition as always.

    On my knees, with thousand lights, my thoughts stay by you

    Kate.


    To The Holiness

    juin 29th, 2012

    My Holiness

    There were the time, i was so pleased to access your soul and peace. But i learn again one more lesson.

    So many thouhgts in my brain and alone , sorry, i don’t deserve your interest as i took medecine, not to think any more.

    And medecine doesn’t give me self confidence as before, so i went back to the age of  fifteen, not more .

    But i  »ll know that one day in future, i will be just as normal  as a monk and it should be better i think, to learn more near you.

    Be sure that i will write for childreen as soon as i recover .

    Love

    Kate


    UNE RENCONTRE: KATE !

    juin 9th, 2012

    images

    Nous ne sommes fait que de cette magie : La rencontre, celle qui nous reste et qui nous enrichit, loin des solitudes.

    La route était longue et la chaleur écrasante d’un mois de Février,  aux abords du tropique du Capricorne, laissait mes pensées défilées des Kilomètres durant, au nord de Perth. L’Australie, celle du bush, celle du désert , voyait, cette année là, mourir l’oiseau et le kangouroux, qui avaient rarement eu aussi chaud. La rencontre se préparait : le quatre-quatre quittait la ligne droite goudronnée pour parler au seul homme de Gascoyne Jonction qui puisse remplir d’essence et d’eau ses réservoirs. La piste se déroulait, perdue entre Kennedy ranch, ses gorges aux fossiles millénaires, et la ville, quatre cents kilomètres plus loin. Une enclave de l’ouest, qui fut le pays des anciens ranchs à mouton et  des Aborigènes. Il était question d’une première nuit isolée,  sans âme qui vive, et d’un matin où la lumière violente réveillait les ocres des falaises, pour une marche qui offrait ses mystères. La piste a continué , mais le quatre-quatre n’a pas aimé les quarante sept degrés : sa boite de vitesse  s’est enraillée. Un arrêt obligé, la panique se devait de rester loin, et la chance a souri quand la marche arrière s’est enclenchée . Un Gps, doublé des dernières recherches géologiques qui indiquaient les pistes, ont redonné l’espoir ; à cinquante kilomètres, après des heures de conduite étrange, l’aide existait peut-être dans une ancienne « station », sur la piste des moutons . Seul le sable rouge ne fondait pas sous le soleil de plomb, la voiture vibrait lentement, si lentement pour atteindre à l’envers ce lieu qui incarnait notre sauveur du soir !

    Jamais je ne l’oublierais : elle était là, grande et si belle, elle était là au pied d’un bungalow de bois qui parlent des terrasses ombragées qui l’encerclent. Son sourire a volé en éclats sur notre arrivée à l’envers dans son univers qui ne voyait jamais personne. Son accueil ne pouvait avoir  de nom et la nuit fut celle imaginée : la magie des affinités spontanées, des aspirations, des rêves partagés et d’un prénom commun, juste entaché de langues différentes. Elle avait pour elle, la géologie, la médecine, la guitare, l’amour des wallabies, des oiseaux et de l’homme qui lui avait fait quitter la ville. Un homme descendant d’un aristocrate Anglais, un fou exceptionnel qui s’était installé là, cent vingt ans avant, laissant comme  un musé, un hangar rempli d’objets aux histoires incroyables. Elle m’avait conté ces objets après une nuit pesante de chaleur, tout juste rafraîchie de l’eau salée du réservoir qui brillait sous le soleil. Elle m’avait conté ses journées, loin de tout, et son appréhension pour ce choix récent. Plus tard, les mots ont jeté un pont entre nos deux existences et je vibrais toujours pour sa vie, attendant ce jour qui nous verrait réunies à nouveau. Aujourd’hui, elle continue de vivre dans ma mémoire et son prénom, si près du mien, s’éternisera dans mes livres au travers de ces quatre lettres :  KATE

    AN ENCOUNTER : KATE !

    That’s what magic within is about : The encounter, that which stays and, enriches us, far away from loneliness.

    The journey was long and, the heat of February, overpowering, in the vicinity of the tropic of Capricorn. Capricorn gave, free leash to my thoughts, throughout the kilometres, north of Perth.

    Australia, the bush, the desert, saw them die, that year, birds and kangaroos, rarely having to, before, endure such a heat.

    The encounter was, under preparation: the land rover left the asphalted straight line, for us to speak to the only man, at Gascoyne Junction, who could fill the reservoirs, with petrol and water.The track stretched out, lost between Kennedy Ranch, it’s gorges, of millennium fossils, and, the town, four hundred kilometers further on. An enclave of the West, once being the country of ancient ranches, for sheep and Aborigines.

    With the probability of a first isolated night, without a living soul, a morning with a violent light, awakening the ochres on the cliffs,and a hike, offering it’s mysteries.

    The track continued but, the Land Rover hadn’t appreciated the forty seven degrees slope : it’s gearbox blocked, commanding a compulsory stop and, whilst trying hard to keep panic at bay, the rover was set into reverse when, luck turned our way. A navigation system, along with the latest geological device which, indicated tracks, gave hope ; fifty kilometres later, after hours of driving, in this strange manner, help existed, perhaps, in an ancient “station”, on the sheep tracks where, the only thing, not melting under the scorching sun was, the red sand. The car, vibrated, slowly, so slowly, in order to reach, in reverse, the place which was to incarnate, our saviour of the evening!

    I will never forget her : she was tall and so beautiful, there, at the foot of a wooden bungalow, speaking of surrounding shaded terraces . Her smile, bursting into laughter, on our arrival, the other side of her universe, never seeing anyone. Impossible to give a name to her welcome and, the night was, as imagined : the magic of spontaneous affinities, aspirations, shared dreams and, our first names, in common, tainted only by, a different language.Geology, medicine, and the guitar were, her belongings, the love for Wallabies, birds and, the man who, brought about her decision to, leave the town life.

    Descendant of an aristocrat family, a crazy, exceptional man who, settled there, some one hundred and twenty years before, leaving, in guise of a museum, a hangar, full of objects with, incredible stories. She spoke to me, of these objects, after a night of heavy heat, recently refreshed by salted water from, the reservoir, shining under the sun. She spoke to me of her days, far from everything, of her apprehension of this recent choice. Later, the words threw a bridge between our two existences, and I,vibrated still, for her life, waiting for that day which would reunite us, once again.

    Today still, she continues to live in my memory, and her first name, so close to mine, will linger, in my books, through these four letters :

    K A T E.


    POUR SON HOLINESS

    avril 11th, 2012

    dans le silence de mes pensées ! 04 O Come O Come Emmanuel

    De la part de tous les enfants de Son Holiness, le plus savant et le plus philosophe  de tous les Dalai Lama. En remerciement de nous avoir tous protégés; les enfants vont vous raconter un conte tout doux parce que leur mère les a fait trembler une dernière fois .

    Chut !!!

    Suivez moi sans bruit car la nuit, c’est pour tous les enfants qui souffrent et qui se réfugient pieds nus dans la douceur de la sécurité.

    Vous savez les enfants , je voudrais vous demander pardon : pardon de ne pas avoir su vous protéger et de vous avoir donné de la violence et des larmes . Mais vous savez les enfants, moi aussi je ne suis pas très sage : un tout minuscule holiness qui ne mérite pas de majuscule et née tout juste depuis  six ans.

    C’est pour ca que j’ai fait des bêtises ce soir et que j’ai tout fait à l’envers de ce que j’avais écrit de sage.

    C’est pour ca que mes enfants, ils ont eu mal, mais je leur ai dit pardon d’être redevenue leur maman d’avant qui crie et pleure .

    Vous savez quoi : j’étais si fatiguée et j’avais eu si peur que je n’ai pas su les protéger , parce que j’ai cru que je pourrais tout faire et  j’ai eu des rêves trop grands. Alors j’ai retenu une grande lecon que je vais vous confier :

    Il ne faut jamais avoir des rêves trop grands , c’est comme un chateau de carte, si vous voulez le monter trop haut, il s’écroule !

    Mais  vous ne m’en voulez pas de vous avoir fait rêver de l’impossible , chut …écoutez le chant d’Israel comme la berceuse que vous n’avez pas eu et promis je vous raconterai un jour son histoire :

    je serais pardonnée de ne vous offrir que Notre Dame de Rouen. C’est beau aussi Notre Dame de Rouen et mon  grand fils, il m’a dit qu’il pourrait peut-être venir avec son film , je ne vous promets rien parce qu’il habite très loin, très très loin , mais la , on a le droit de rêver et vous savez pourquoi ?

    Chut… une histoire murmurre dans vos oreilles  :

    il était une fois un immense fleuve translucide et pur qui s’appele Le Gange. Il part de très haut, très haut dans la montagne et ma grande fille, elle a fait comme nous ce soir : elle est montée très haut, très haut . La nuit, elle a eu très froid et le matin elle s’est baignée dans l’eau toute gelée avec des gros glacons et vous savez pourquoi : elle voulait être sur d’être seule pour s’immerger à sa source, là où l’eau est translucide . La pauvre, elle a attrappé une grosse ottite.

    Alors son frère, il a fait un film pour que sa soeur ne soit plus jamais malade et qu’elle se baigne là où la chaleur réchauffe les coeurs brisés.

    Un film où son ami , la bas en Nouvelle Zélande, a mis toute son inspiration parce que lui aussi il avait eu froid dans les grandes montagnes.

    Ce film, les enfants, il vous caresse les yeux et vous envelope des chants de l’Orient et de L’Occident. Ils sont venus de partout pour habiter sur des petits bateaux qui glissent entre les berges colorées de mille vies. Les cameras se sont faites discrêtes pour laisser les saris s’enrouler sur la beauté des voix.

    Fermer les yeux très fort et je sais que vous entendrez la musique du cythare qui vous dira tout bientot.

    Chuttt… : ils dorment enfin car  j’ai besoin de m’incliner devant son Holiness pour lui dire  combien je lui demande pardon . Ce soir, j’ai fait comme lui dans son monastère du toit du monde .

    Assise sur un pouf pakistanais devant la cheminée du nord de l’inde, Saint exupéry m’a inspirée et Laurence d’Arabie m’a dit le reste :

    J’ai brulé mon Chech qui m’avait protégée dans les dunes du Sultana d’Oman, comme un symbole de bruler la violence de Laurence D’Arabie car lui aussi avait vu trop grand.

    Peut-être qu’il avait trop souvent refusé de répondre à ce qui se cachait dans la boite et qui n’est pas un mouton.

    Parfois les adultes, quand ils sont durs et enfermés, ils peuvent malgré tout avoir des choses à  dire, je l’ai appris aujourd’hui .

    Aujourd’hui où j’ai compris qu’une mère protége ses enfants comme sa chair mais qu’elle reste faible aussi et que son épuisement  allait forcément la faire chuter . Ce n’est pas son role de se battre, c’est aux hommes de le faire et pourtant dans mon blog, j’avais  su faire la lecon à toutes ses mères divorcés qui croient qu’elles peuvent diriger le monde alors qu’elles n’écoutent plus leurs enfants. J’ai oublié que je n’avais que six ans.

    Cette nuit, où j’écris, j’ai déposé dans une coupe du triangle d’or , les sables de tous mes déserts traversés, ceux que je garde précieusement depuis toujours. J’ai dessiné les dunes avec le pinceau du Sumi-e et j’ai fait résonner très fort le bol à méditation , si fort, que le son a ricoché sur le monastère de la vallée mystèrieuse, caché dans son écrin magique.

    J’ai entendu les enfants me répondre : un concert de flutes si légères, comme des bébés bambous qui racontent la musique dans des yeux éclatants et rieurs.

    Puis j’ai levé mon visage vers la fenêtre immense qui surplombe la vallée de la Seine et j’ai su qu’il m’avait pardonnée :

    La lune et les étoiles brillent de mille feux ! comme le soleil cet après midi quand  il m’a ébloui si fort :

    debout dans le jardin , épuisée et en larmes d’avoir perdu ma fille .

    C’est à genoux que je suis tombée dans  l’herbe encore mouillée des pluies violentes , à genoux devant son Holiness, comme le symbole de la liberté d’être, par le savoir qui s’écoute !

    Plus jamais n’existera dans ma vie de six ans, d’oublier que l’entre deux est humilité.

    Mais je sais que dans l’humilité,  ma solitude et ma faiblesse de femme trouvera sur son chemin celui qui la protégera, sans se réclamer de lui, mais dans la confiance d’un repos long et sage .

    Mes larmes coulent encore, douces et merveilleuses , apaisée enfin dans le giron des grands, si chargé d’émotion qu’au coin de la porte de bois, les bougies, et les bambous, vascillent d’une lueur qui reveille les ombres !

    Celle enfin de mon repos .

    Merci de vos milliers de pensées qui ont résonné si longtemps qu’elles peuvent se coucher dans le silence du premier oiseau qui chante sur le jour qui se lève !

    TO THE HOLINESS

    From all the children of His Holiness, the most learned and the most philosophical of all, the Dalai Lama.

    In thanks for having protected us all, the children are going to tell you a very gentle tale. Because for the very last time, their mothers were to make them tremble.

    Ssshhh

    Follow me in silence because the night, belongs to all children who suffer and who shelter themselves, bear foot, within the gentleness of security.

    You know children, I want to ask your forgiveness : forgiveness for not having known how to protect you and for putting you under violence and tears. But you know children, me too I am not so very wise: a tiny shade of holiness not worthy of a capital « H » and born, only six years ago.

    This explains why I did something foolish last night and that I did everything the wrong way round. Not in the way of the words of wisdom, I had once wrote.This is why my children were hurt, but I asked them to forgive me for returning to be « their mummy of before », who shouts and cries.

    You know what : I was so tired and I was so afraid, I became, incapable of protecting them, because I thought I had the power of control, and had built my dreams too high. And so through this, I learned an important lesson which, I am going to confide, to you : One must never build his dreams too high, it’s like piling a stack of cards, if you pile them too high : they will collapse !

    But if you don’t mind me having let you dream the impossible.then

    ssshhh, …. listen to the song of Israel,

    like a lullaby you haven’t heard and, I promise, one day, you will : I will be forgiven to only offer you, Notre Dame de Rouen.It’s beautiful too, Notre Dame de Rouen. And my eldest son told me he may be able to come, with his film. I can’t promise,of course, because he lives a long way away, but anyway, we have the right to dream, do you know why ?

    Ssshhh… a story murmurs in your ears :

    Once upon a time an enormous river, translucent and pure called; the Gange spouting from high above,very high in the mountains.Where my daughter did, what we are going to, this evening: She climbed high up, so very high. At night, she was very cold, and in the morning, she bathed in the freezing icy water and you know why: she wanted to be alone, to submerge in her own source, there where the water is translucent. The poor darling, she caught an otitis. And so her brother, made a film, for her never to be ill again, and for her to bathe, there where the heat warms broken hearts.A film where his friend, down under, in New Zealand, gave his entire inspiration, because he too, was cold out their in the far away mountains.

    This film, children, gently flares your eyes and surrounds you with sounds from the Orient and the Occident.They came from all around to habit small boats sliding between the banks colored by a thousand lives.The cameras made himself discrete to allow the saris s’ coil around the beauty of voices. Close your eyes tightly. I know you can hear the music of the cythare who will tell you everything, soon.

    Ssshhh … they are sleeping, at last, for I need to incline before his Holiness, to tell Him  how deeply I need, his pardon. This evening, I am doing the same as he, in his monastery, on the roof tops of the world. Sitting on a pouffe from Pakistan, in front of the fireplace, in the north of India, where still burning, is the rest of the mistakes which hurt my children.

    Saint Exupery inspired me and Laurence of Arabia gave completed. I burnt my chechia which protected me in the dunes of Sultana of Oman, as a symbolical burning of the violence of Laurence of Arabia, because he too, had gone too far in his vision. Perhaps he had too, often refused to answer what is hiding in the box which is not simply a sheep.Sometimes, adults, even when they are too hard and closed in, they too,have things to teach. I learnt that today.

    Today at this time of understanding, that a mother protects her children as her flesh and blood,but who at the same time, remains without strength, and her exhaustion becomes, of course, her downfall. It’s not her rôle to fight, it’s a man’s role.

    And yet, in my blog, I had the ability to transmit to all mothers, divorced, who think they can handle the world, and yet, don’t even have the power to listen to their children anymore.I also spoke of responsibility,and freedom to warn away guilt, which closes doors. I forgot, I was only six years old.That night, when I wrote, I put into a cup, of triangular gold , the sands of all the deserts I had covered, those which I always, keep, so preciously. I heard the children answer me : a concert of flutes so light, like baby bamboo’s talking of music within sparkling, laughing eyes.Then, I lifted my face towards the immense window looking down onto the valley of the Seine, and I knew he had forgiven me.

    The moon and the stars shining of a thousand flames ! Like the sun, that afternoon, when it dazzled me, so strongly : Standing in the garden, exhausted and in tears,for having lost my daughter.

    It’s on my knees I fell down on the grass, still damp from violent storms, kneeling before his Holiness, as a symbol of the freedom of being, by the knowledge being heard. Never again to exist, in the life of my six years of age, to forget that in « between two », is humility.

    But I know that in humility, my loneliness and my womanly weakness will find it’s way, that which will protect her, without asking of her, but in the confidence of a long rest, that of wisdom. My tears are still flowing, soft and beautiful, in peace, at last in the laps of the great, so full of emotion, that in the corner of the wooden door, the candles, and the bamboo’s , flickering from a gleam, which awakes the shadows.

    That of my rest, at long last.

    Thank you for your thoughts by thousands which echoed for so long, may they sleep within the silence of the first bird who sings on the dawn of. . . , a new day !


    QUAND LA COLONISATION SE TRAVESTIT

    février 12th, 2011

    P1010449, photo inde Ils se sont appelés missionnaires, leurs croisades trouvaient dans la religion un moteur pour tuer, pour convertir, pour asservir, afin d’asseoir pouvoir et argent. L’église et l’Etat trouvaient ensemble le chemin de la colonisation.

    De ces missionnaires naissait bel et bien la main mise sur des peuples qu’ils considéraient comme inférieurs.

    Un aparté significatif :

    Il existait des convaincus, citons en exemple les Jésuites à la cour de Pékin qui n’est pas sans poser ce constat sur l’Art comme outil de communication: « ils ont mieux réussi que les Vicentins dans leur endoctrinement culturel par l’emploi des arts, des sciences et de la technologie auprès de la cour impériale » (encyclopédie Vicentine)

    L’expulsion par la Chine des derniers missionnaires vient entre autres choses du constat que les progrès de l’Occident n’impressionnaient plus les Chinois.

    De la s’explique que la colonisation ne laisse pas derrière elle les mêmes dégâts  de rapport « maître et esclave ». Ces dégâts qui courent encore dans trop de pays actuellement.

    Pour asseoir le paternalisme en second, il faut conjugaison d’un terrain laissé en friche, d’un sentiment fort de supériorité, autant culturelle que technologique et religieuse.

    Un exemple : l’Art Khmer longtemps décrié, encore trop méconnu quant à sa valeur historique, culturelle et sociale, n’a trouvé sa reconnaissance que dans le début des années 1930 et ce pour être pillé. N’oublions pas que Malraux, responsable de ce délit grave en 1923, sortit indemne de sa condamnation à deux ans de prisons ! Le musé Guillemet à Paris, lors de l’exposition Khmer 97-98, qui faillit ne pas voir le jour, prêta 47 œuvres khmer pour 64 par le Cambodge. Comment ne pas s’interroger sur cette forme d’affirmation de notre droit à détenir autant d’œuvres sur notre sol, d’œuvres faisant partie intégrante de l’histoire de pays que l’on a spoliés et que l’on contemple du haut de notre supériorité, si ce n’est de notre condescendance.

    Comment ne pas s’interroger sur ce phénomène de la fin du vingtième siècle qui voit reconnaître enfin la grandeur de civilisations anciennes dans nos ex-colonies et dans le même temps déconsidérer leurs civilisations d’aujourd’hui ? N’est-ce pas le même homme, la même femme ? Les mêmes artistes doués donc des mêmes capacités, des mêmes traditions culturelles?

    Ce qui est intervenu entre les deux, pour faire court, n’est pas autre chose que l’asservissement et la pauvreté qui eux retirent la confiance, et l’affirmation possible de leurs capacités réelles.

    L’ancien colonisateur ne sort plus de son schéma, imprégné d’un sentiment de supériorité et l’ex-colonisé oscille entre un sentiment d’infériorité et l’attrait de la ressemblance pour être enfin reconnu.

    Qui peut répondre aujourd’hui de ce que ces civilisations seraient devenues sans le passage sur de longues années des pays d’Occidents ?

    Qui peut affirmer aujourd’hui le positif apporté, puisqu’en leurs donnant des routes ou des écoles.. nous leur avons retiré l’essence même de leur culture, de leur âme.

    Que leur reste-t-il aujourd’hui que de se battre pour se nourrir et nous savons que dans la pyramide des besoins le stade recherche de la nourriture ne peut induire la création.

    Je citerai un exemple concret du modèle paternaliste et pervers qui perdure  aujourd’hui et qui va à l’encontre d’aider ces civilisations à s’affirmer et retrouver leur richesse culturelle.

    « Anne Charlotte » est expatriée depuis des années sur le sol de Singapour, fausse artiste à ces heures entre des ordres qu’elle dicte à sa maid (bonne à tout faire). Elle s’invente peintre sur des laques Birmanes, façonne des bougies sur un modèle Vietnamien. Elle part dans ces pays, loge, bien entendue, dans un grand hôtel aseptisé, mais se targue d’aller à la rencontre et de faire connaître ces femmes Birmanes ou Vietnamiennes qui, elles, travaillent 12 heures par jour et créent comme de vraies artistes.

    Ces femmes vendent leurs œuvres, sur le sol de leur pays, entre 25c et 50c à Anne Charlotte, Cette dernière les revend 10 dollars sur le sol de Singapour ! Mais dit-elle : elle véhicule leur art, mais dit-elle : elle leur permet de travailler ! Non elle les spolie bel et bien ! Il n’existe point d’échange entre deux formes d’art.  Anne Charlotte expose aussi « ses œuvres » entachés d’exotisme devant des occidentaux  qui s’extasient, méconnaissant le plus souvent leur origine !

    Connaît-elle profondément leur création : non !

    Des Anne Charlotte, il en existe des milliers aujourd’hui, nouvelle forme de colonialisme de l’Asie, l’Afrique et L’Amérique du Sud.

    Dame patronnesse d’Occident, plus perverses que les missionnaires d’hier. Leur aveuglement, lié à l’affirmation de leurs idées religieuses, politiques et sociales, va de pair avec le désir d’imposer leur schéma à ces pays.

    Un moyen de résister et d’aider à reconnaître les cultures ancestrales et riches, d’Asie, Afrique , Amérique, est de ne pas oublier cette évidence :

    Notre enveloppe n’est rien , elle peut varié dans son apparence et ses expressions mais le fond de l’être humain reste le même et il nous appartient de laisser nos croyances pour aborder la différence sans jugement.

    Le chemin vers l’autre, dans l’espace de similitudes basé sur l’essence même de la vie, laisse la place à l’écoute. Une écoute qui s’ouvre pleine et entière sur la compréhension et l’apprentissage de la richesse culturelle de l’autre avec humilité.

    WHEN COLONISATION IMPERSONATES

    They called themselves missionaries, their crusades finding, by means of religion, a driving force to kill, convert and enslave, in order to establish power and money. The church and the State together, found the path of colonisation.

    From these missionaries, derived the appropriation on the nation they considered, inferior.

    A significant aside :

    The convinced ones, did exist, stating as example, the Jesuits at the court of Peking, and answerable of the remark on Art, as a communication tool: “they were more successful than the “Vicentins” in their cultural indoctrination, by employing arts, sciences, and technology in the imperial court” (the Vicentine encyclopaedia)

    One of the reasons of expulsion, by China, of the last missionaries, arises from the  observation that Westerner’s progress, no longer impressed the Chinese. Hence the explanation that colonisation, doesn’t leave behind the same “wrong” in “master and slave relationship”. Wrong, still actually circulating, in far too many countries.

    To establish the paternalism as second, needs conjugation of a fallow field, a strong feeling of superiority, as much cultural, as technological and religious.

    An example: Khmer Art, has, for a long time been brought down, too little known in regards to it’s historical, cultural and social value, not finding recognition before the early thirties and only to be looted. And not forgetting Malraux, responsible for this serious offence in 1923, found guilty, only to get off lightly with, a two year imprisonment ! The Guillemet museum in Paris, at the time of the Khmer exposition 97-98, which almost didn’t occur, lent 47 Khmer works for 64 by Cambodia.

    How to not question this kind of affirmation, on the right to keep in hold, on our territory, so many oeuvres which are an integral part of history of a country we have despoiled, and which we contemplate from the hight of our superiority, if not our condescension.

    How can we not question ourselves on this phenomenon of the late twentieth century which, recognises, at last, the greatness of ancient civilisations, in our ex colonies and, at the same time, disregard their today’s civilisations ? Is it not the same man, the same woman? The same artists, doted with the same capacities, the same cultural traditions? In brief, that which stepped in between, is nothing other than enslavement and poverty both of which, take away confidence and a possible affirmation of their real capacities.

    Yesterday’s colonialist, cannot break away from it’s schema, impregnated with a sentiment of superiority, while the ex colonised, oscillates between a sentiment of inferiority and the lure of resemblance, to be at last, recognised. Today, who can account for the outcome of these civilisations, had the passage of Occidental countries, over the last many years, not occurred ?

    Who, today, can affirm the positive, brought in giving them roads or schools, for, in doing so, we have taken from them, the very essence of their culture, their soul.

    What do they have left, today, but a struggle in finding nourishment, knowing that, in the pyramid of needs, the state of “search for nourishment”, induces creation.

    I will give a concrete example of a paternalist pervert model, perdurable, going against helping these civilisations to, affirm themselves and to find, once more, their cultural wealth.

    “Anne Charlotte” is an expatriate, living in Singapore for many years and, considers herself,an artist, when it suits her, in between giving orders to her maid (who does all).  She invents herself, a painter, on Burmese lacquers, makes candles based on a Vietnamese model.

    She travels to these countries and, of course, stays in the best sanitised hotels, but prides herself in making known these Burmese and Vietnamese women she goes to meet and who, work 12 hours a day, creating as veritable artists. These women sell their oeuvres from where they live, between 25 and 50 centimes, to Anne Charlotte who, resells them for 10 dollars in Singapore! But, she says: vehicles their art and, in doing so, allows them to work ! No, she quite simply despoils them! Their being no exchange, between two forms of art. Anne Charlotte also, exposes “ her art”, tainted by exoticism, to westerners, the majority of who, do not know their origin !

    Does she sincerely know of their creation: no !

    There are thousands of people like Anne Charlotte, existing today, a new form of, Asian African and South American colonialism.

    The occidental Lady patroness, even more perverse than were yesterday’s missionaries. Their blindness, blended with the affirmation of their religious, political and social ideas, hand in hand with the desire to impose their schema to these countries.

    A way of resisting and helping to recognise their rich, ancestral cultures of Asia, Africa and South America, is to not forget this evidence: Our envelope is nothing, it can vary in it’s appearance and expressions but the base of the human being, remains the same. It’s up to us to leave aside our beliefs to approach difference, without judgement.

    The path towards the other, within the sphere of similarity, based on the essence of life allows, “listening”, A listening based entirely on comprehension and apprenticeship of the other’s cultural wealth, with humility.

    .


    LE Petit aborigène… SUITE 3

    janvier 25th, 2011

    kimberley, australie, photo Sa grand-mère se mit à chanter, chanter l’histoire des cascades, l’histoire des « creeks » qui  grondaient et noyaient les eucalyptus encore enfants. Elle chantait le plaisir de se baigner sans fin.  Elle chantait les mille brindilles qui pointaient leur nez tout vert dans un univers d’où l’ocre  disparaissait. En une nuit, la citerne s’était remplie, les protégeant pour des mois et des mois de la sécheresse. Les  esprits du mal s’éloigneraient car ceux du bien savaient les protéger.

    Lui, c’était sa voix qu’il écoutait, sa voix profonde et grave comme celle des sons du didgeridoo. Il ne comprenait pas toutes ses paroles qui lui donnaient un regard tout doux mais il savait qu’elle devait revoir les images de ce moment bénit. Il décida cette nuit-là de demander à ses étoiles de répondre aux vœux  de son père et de sa grand-mère pour que lui aussi  connaisse cette onde magique qui redonnait la vie. Il l’embrassa plus fort qu’il ne l’avait jamais fait et parti se coucher plus grand, plus sage, que les autres jours. Ses petits pieds perchés sur un tabouret, il se pencha à la fenêtre pour parler à la nuit  avant de s’endormir dans ses rêves….


    Incident Technique

    janvier 18th, 2011

    IMG_0998, HimalayasIl arrive parfois que la technique vienne contrarier le plaisir d’écrire. Un incident de taille qui ne m’a pas laissée libre, pendant un temps trop long, de continuer mes articles. Alors à tout ceux qui me suivaient et que je remercie encore , je veux exprimer mes excuses et aussi mes voeux sincères de réussite et d’instants merveilleux . Instants, car je ne saurais être chose que sincère et quoi demander de plus que des instants heureux pour remplir une nouvelle année.

    En attendant de vous retrouver bientot, je laisse ce petit message qui en appellera d’autres.