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    DES MOTS QUI ATTENDENT…

    octobre 29th, 2009

    Kate Bardot

    Kate Bardot

    Les mots se mettent à notre disposition pour nous plaire et chanter leur rythme, certains traduisent ce qui nous choque ou nous interpelle quand d’autres ne prétendent que nous apprendre ou nous bercer. Mais parfois ils s’investissent du pouvoir de nous libérer. Une libération afin que l’essentiel qui se cherche sur la route puisse un jour s’imposer. Cet essentiel, qui seul nous reste à la fin du chemin, appelle un jour le partage avec autrui de sa quête, de sa définition.

    Alors écrire pour l’autre s’impose et l’humilité se met au service du savoir pour traduire ce que l’être humain a de plus beau ou de plus terrible quand il  libère la face cachée des maux qui l’habitent.

    Un premier livre, une première utilisation des mots, née de la splendeur des images dans le voyage, voyage réel comme celui de la pensée. Cette inspiration m’a donnée de porter une narration qui veut dire haut et fort ce que trop peu osent avouer. Il a dû exister un matin où devant l’ignorance des réalités choquantes, celles que l’on fuit, a surgi une évidence : un devoir de témoignage pour ceux qui restent dans l’ombre et voudraient exister.

    Un livre comme un parcours de vie où chacun peut s’y retrouver:

    « VOYAGE DANS LES MAUX DU SILENCE « 


    Pour tous les Enfants: un arc en ciel de mots!

    octobre 20th, 2014

    cyclo echoter3 sixBonjour les enfants,

    Un long moment sans un conte mais ne vous inquietez pas Mamilux et moi on pense très fort a vous, et meme on continue de chercher tout plein de mots entre Francais et Anglais pour pouvoir vous donner un conte plein de rêve.

    Mamilux a fini d’écrire mon livre en Anglais, et vous savez quoi ? Elle est devenue écrivain,alors je pense que bientot existera son conte de Doggy, le petit chien magique qui promene l’amour,

    Ou peut-etre un autre, mais un cadeau pour vous, ca c’est sur les enfants: il va juste vous falloir encore un peu de patiente parce que Mamilux repart vers les orphelins en Thailande, et que le site, et bien il va se fermer bientot.

    Surtout ne nous quittez pas les enfants : moi aussi j’ai ete triste, puis j’ai compris que c’etait merveilleux parce que le nouveau site il sera avec deux noms qui vous donneront plein de contes pour vous bercer .

    Bientôt les enfants le livre tout plein mélangé de deux qui pense a vous, il pourra se lire : c’est son titre et l’image que Mamilux a pris chez son grand fils que je vous offre, comme elle me l’a offert en cadeau.

    C’est pas tout de suite que ce site il ferme, alors surtout continuez de lire si vous passez par la.


    IL ETAIT UNE FOIS 7

    juin 10th, 2014

    Photo inde florence, enfants des rues

    JARABI

    La petite fille attendait en rang de rentrer dans la classe pour le cours d’histoire. Elle avait grandit plus vite que les autres et sa taille dominait, malgré ses un an de moins. Ce matin la, l’histoire prenait des allures d’Henry IV, ne voulant plus lui restituer l’édit de Nantes qu’elle revoyait écrit à la page cinquante de son cahier.

    Ses pensées voyageaient loin de la classe et ses murs tristes, rejoignant son grenier où l’attendait le petit garçon, et les animaux morts qu’elle continuait de disséquer pour comprendre comment c’était dans leur corps, et dans le sien. Mais elle n’oubliait jamais de les enterrer en cachette dans le parc quand elle avait fini : des toutes petites tombes pour que personne ne les voit.

    Ce soir là, Ondine chantait avec des voiles de rideaux pour cacher ses cheveux trop courts que sa mère coupait toujours : elle s’inventait belle pour emmener le petit garçon dans ses rêves. Des rêves entre la mer et l’étang où elle partait parfois la nuit pour s’y baigner et dormir dans les grandes herbes.

    Elle avait treize ans et son coeur vibrait des paroles de Shakespeare pour que le petit garçon lui récite la lune quand elle brille sur l’eau.

    Le château ignorait toujours ses secrets et les mots qu’elle s’était mise à écrire, enfermés dans sa boite à trésor.

    Tout plein de mots pour raconter ce que personne ne voulait entendre et ceux pour Monsieur le  Chêne qui venait de la quitter.

    C’était un soir où le vent s’était mis à souffler très fort, si fort que les ardoises étaient tombées.

    Elle entendait grincer ses branches depuis son lit où l’orage la gardait les yeux grand ouvert, entre éclairs et tonnerre.

    Une tempête aussi grosse que sa peur de le perdre, parce qu’elle avait encore tout plein de questions depuis qu’il lui avait promis de raconter les Arts florissants, ceux après le Haut Moyen Age.

    Elle était sortie dans le parc en courant, son coeur remplit d’amour: elle entendit son tronc craquer et vit sa cime se coucher, ouvrant ses bras pour adoucir sa chute.

    Assise sous la pluie torrentielle, elle entendait une dernière fois ses paroles au milieu de ses larmes :

    -ne m’abandonnez pas Monsieur le Chêne

    -Soit courageuse petit fille, tu le sais que je serais dans tes pensées chaque fois que tu le voudras.

    Bientôt tu partiras du Château pour apprendre encore et découvrir le monde.

    Alors tu trouveras ceux qui croiseront ta route pour t’offrir aussi des moments d’amour.

    Tu sais petit fille, un jour le petit garçon de tes rêves sera peut-être l’homme que tu rencontreras, et qui te guidera loin des interrogations.

    Mon âge est grand petite fille, aussi grand que toutes les nuits et les jours où je t’ai parlée qui t’accompagneront.

    Ne soit pas triste, car cette heure est celle de mon repos.

    Elle était restée jusqu’au matin, où le lever du jour avait enfin apporté le calme, et la promesse du bonheur.


    La continuité des contes !

    janvier 29th, 2014

    enfant tibétain, photo florence jean Bonjour les enfants,

    Doggy s’excuse et moi aussi les enfants de vous avoir laissé dans le silence. Doggy, il est toujours dans les orphelinats avec Mamilux qui a encore plein de travail,comme moi. Vous savez les enfants, il n’y a pas d’âge pour comprendre ses erreurs: c’est vrai que les adultes ils font des promesses, sans réaliser qu ‘ils ne peuvent savoir le jour où cette promesse pourra s’écrire .

    Les promesses les enfants, elles ont leur mystères, les jours qui passent aussi : personne ne sait avant si ils chantent la joie, où la fatigue, ou la maladie d’un enfant qu’il faut aider, et qui empêchent la liberté de raconter des rêves.

    Alors les enfants, cette nouvelle leçon que j’ai apprise je vous la confie, un cadeau pour cette nouvelle année : j’ai de la chance, on m’a dit qu’il n’était pas trop tard pour vous souhaiter tout plein de douceurs.

    La petite fille les enfants, elle s’est endormie dans le grenier après avoir lu le livre au petit garçon derrière le mur. Shut : elle va se réveiller bientôt, bientôt, pour continuer de vous raconter son histoire.

    Ca c’est une promesse les enfants qui n’a pas disparu, les mots existent quelque part, mais ils n’ont pas encore trouvé comment se tenir la main avec beaucoup d’amour, afin de devenir des phrases.

    Celles des belles histoires que racontent les grands pères très sages qui offrent tout ce qu’ils ont appris .

    Vous savez les enfants , en ce moment, il existe un grand-père qui vous livre son coeur, le coeur de l’espoir : il s’appelle Tihard , peut être que votre papa ou votre maman vous en a parlé.

    Ce grand père les enfants, c’est aussi votre cadeau, car il essaye très fort d’aider les adultes à ne plus se battre, comme tout ceux qui vous aiment.

    Tous ceux les enfants qui veulent que les contes puissent exister, libre des jours qui les en empêchent. Libre de vous bercer d’amour.

    A bientôt les enfants et n’oubliez pas :

    un conte se relit et relit, comme une chanson, pour que les paroles se gardent,jusqu’au bout de la vie, pour un jour les raconter à vos enfants, vos petits enfants, et devenir :

    une grande farandole qui ne s’éteint plus.


    IL ETAIT UNE FOIS: 6

    décembre 6th, 2013

    enfants

    enfants

    Le petite fille ne dormait pas beaucoup et son sommeil était souvent peuplé de cauchemars : un monde qui racontait des catastrophes, des tremblements de terre, des volcans où s’engloutissaient les enfants qu’elle entendait crier et pleurer.

    Ce matin la, sa mésange est venue chanter sur sa fenêtre alors elle sait que son Chêne pense à elle. Vite se lever et sauter dans sa jupe plissée, obligée par les soeurs. La  biche brame dans sa tête, un poème pour la maitresse qui défile depuis la veille parce que la mère cherche son petit faon et qu’elle le voit dans la forêt, tout seul et perdu.

    Mais quand elle s’assoie au bureau, c’est de dictée qu’il est question, et la petite fille oublie le rythme et la musique des mots , la peur surgit des fautes et l’encre ne veut pas dessiner les phrases si belles qu’elle se récite depuis hier. Le zéro pointe son nez comme toujours, mais elle sait que le calcul viendra la sauver. Elle aime les chiffres, jouer avec, les mélanger dans tous les sens. Les nombres la protègent de penser aux interrogations qui encombrent ses pensées, sans  trouver de réponse.

    La journée est passée très vite pour la laisser courrir vers son chêne tout juste rentrée de l’école avec ses frères et sa soeur. Il pleut ce jour la , elle aime la pluie sur son visage et ses cheveux : la pluie qui lave tout et ses larmes, pour rire et rire encore en parlant aux oiseaux qui deviennent des petites boules de plumes sous les branches. Sa mésange est déjà perchée dans le tronc de son arbre pour écouter, comme la petite fille, la sagesse du grand Chêne.

    -Bonjour Monsieur le Chêne, comment allez vous ?

    Bien petite fille mais tu sais je suis très vieux, je suis fatigué et ma vie ne durera plus longtemps.

    Vous ne mourrez jamais Monsieur le chêne et j’interdis au jardinier de couper vos branches. Vous êtes mon seul ami à qui je peux tout dire : j’ai encore fait plein de fautes ce matin, plus capable de me souvenir du poème quand je suis à l’école. Les vilaines, elles avaient mis du buvard dans l’encrier pour que je fasse des taches et sois punie.

    Pourtant Monsieur le Chêne, j’aime dessiner les mots avec ma plume : ils me font rêver des décorations sur la bible de mon père. C’est beau les rouges et  les ors autour des lettres toute noire.

    -Ne t’inquiète pas petite fille, trace ces lignes que tu aimes et un jour elles deviendront aussi belles que ce que tu as vu sur la bible

    Tu sais les moines quand j’étais jeune , ils restaient toute la journée assis près des grandes vitres des abayes pour recopier les phrases avec ce que tu appelles décorations, et que l’on nome enluminures. C’était leur travail de transcrire la parole de Jésus et des apôtres sur des grands livres et c’est pourquoi on les nommait les moines copistes. Tu vas sourire petite fille parce que leurs doigts aussi étaient toujours tachés d’encre, comme toi. Et comme toi ils dormaient peu et commençaient leur journée en chantant dans le réfectoire de l’abbatiale. Ta voix est aussi grave que la leur et leur chant grégorien.

    C’est quoi Monsieur le Chêne un chant grégorien ?

    Ce sont des polyphonies, c’est à dire plusieurs voix différentes qui se mélangent pour donner un chant ensemble. Les moines petites filles, ils chantent toujours ensemble parce que la musique c’est un partage avec les autres, comme un cadeau. La musique tu le sens petite fille qu’elle résonne dans ton coeur et ton corps, c’est pour te faire du bien aussi tu sais, car elle libère les pensées que tu as dans ta tête, pour qu’elles coulent tranquillement, comme la rivière de la forêt.

    Comme la mer aussi Monsieur le Chêne ?

    Cela dépend petite fille si la mer est calme, ou si la tempête est la avec ses grosses vagues.

    J’aime la tempête Monsieur le Chêne : l’été quand on part en Bretagne avec ma famille, je plonge dans les grosses vagues et je reste dans les rochers pour être arrosée. J’aime quand la mer elle est furieuse parce que les adultes ils ont peur d’elle, C’est comme si elle me défendait, comme si elle vengeait le mal qu’ils me font. C’est bien quand la mer se fâche parce que c’est le seul moment où c’est eux qui ont peur et pas moi.

    Vous savez Monsieur le Chêne, je les regarde autour de la table quand ils sont nombreux et j’observe celui ou celle qui serait le méchant si c’était la guerre. Je sais qui est capable d’être affreux, parce que j’entend tout ce qu’ils ne disent pas, et qui est dans leur coeur. Mais je ne ne dis rien parce qu’ils ne me croiraient pas. Il n’y a qu’à vous et au petit garçon que je peux parler de tout.

    La petite souris aussi je peux lui parler, je l’ai sauvé du jardinier méchant qui tue les souris et les taupes. C’est un bébé mulot, alors je l’ai mis au chaud dans une boite en carton pleine de coton. Je lui donne du lait avec le biberon de ma poupée et il aime bien le lait puisqu’il s’endort à chaque fois.

    Les animaux qui sont morts dans le jardin, eux je les garde pour regarder dans leur ventre et leur tête comment c’est fait, comme Ambroise Paré que j’ai lu dans un vieux livre de mon père. Lui aussi il regardait dans le corps des morts pour apprendre. Mais Monsieur le Chêne, ça ne m’apprend pas ce qui se passe après la mort puisque le corps devient de la poussière.

    - Oui petite fille, je sais, mais continue de lire la bible et de comprendre que les soeurs te disent ce qu’elles peuvent te dire, mais elles ne sont pas Jésus, juste des femmes qui ont choisi de vivre pour lui.

    Comme Mère Thérèsa qui aide les orphelins en Inde et ceux qui sont malades dans les bidonvilles. Les soeurs m’ont montré des images, j’ai beaucoup pleuré monsieur le Chêne en les voyant, c’est pas juste qu’ils souffrent plus que d’autres. Pourquoi Jesus il fait rien ?

    Tu sais, il ne décide pas de tout, Dieu nous donne la vie mais c’est aux hommes de respecter ce qu’il nous offre et l’amour. Si les hommes sont mauvais alors les conséquences mauvaises existent. Ca te parait injuste petite fille mais c’est qu’il ne faut pas regarder juste un enfant ou des enfants, mais un pays tout entier.

    Si Dieu devait faire pour chacun, il aurait trop de travail. Tu sais petite fille, c’est comme un papa : il donne ce qu’il peut à ses enfants mais chacun va aussi faire des bêtises avant de devenir très sage. Ces bêtises, leur père n’est pas la toute leur vie pour les réparer. Et bien c’est la même chose avec Dieu qui est ton Père et le Père de Jésus.

    C’est quoi aimer Monsieur le Chêne ?

    Aimer petite fille c’est un don que la vie te donne à la naissance : quand tu nais, tu es plein de confiance aveugle, tu ouvres tes bras sans défense pour te tourner vers ton papa et ta maman et leur offrir ton coeur. Aimer c’est donner tout ce que ton coeur peut donner sans réclamer : car petite fille, ceux qui le reçoivent te le rendront un jour.


    IL ETAIT UNE FOIS: 5

    novembre 19th, 2013

    Photo de Florence, inde rickshauLa petite fille ne dormait pas beaucoup et son sommeil était souvent peuplé de cauchemars : un monde qui racontait des catastrophes, des tremblements de terre, des volcans qui engloutissaient les enfants qu’elle entendait crier et pleurer.

    Mais ce matin la, sa mésange est venue chanter sur sa fenêtre, alors elle sait que son chêne pense à elle. Vite se lever et sauter dans sa jupe plissée, obligée par les soeurs. La  biche brame dans sa tête, un poème pour la maitresse qui défile depuis la veille parce que la mère cherche son petit faon et qu’elle la voit dans la forêt.

    Mais quand elle s’assoie au bureau, c’est de dictée qu’il est question et la petite fille oublie le rythme et la musique des mots : la peur surgit des fautes et l’encre ne veut pas dessiner les phrases si belles qu’elle se récite depuis hier. Le zéro pointe son nez comme toujours, mais elle sait que le calcul viendra la sauver. Elle aime les chiffres , jouer avec , les mélanger dans tous les sens. Les nombres la protègent de penser aux interrogations qui encombrent ses pensées sans  réponse.

    La journée est passée très vite pour la laisser courir vers son chêne tout juste rentrée de l’école avec ses frères et sa soeur. Il pleut ce jour la , elle aime la pluie sur son visage et ses cheveux : la pluie qui lave tout et ses larmes, pour rire et rire encore en parlant aux oiseaux qui deviennent des petites boules de plumes sous les branches . Sa mésange est déjà perchée dans le tronc de son arbre pour écouter comme la petite fille la sagesse du grand chêne.

    -Bonjour Monsieur le Chêne, comment allez vous ?

    -Bien petite fille, mais tu sais je suis très vieux , ma vie ne durera pas longtemps.

    -Vous ne mourrez jamais Monsieur le Chêne et j’interdis au jardinier de couper vos branches. Vous êtes mon seul ami à qui je peux tout dire : j’ai encore fait plein de fautes ce matin, plus capable de me souvenir du poème quand je suis à l’école. Les vilaines, elles avaient mis du buvard dans l’encrier pour que je fasse des taches et soient punie encore.

    Pourtant monsieur le chêne, j’aime dessiner les mots avec ma plume : ils me font rêver des décorations sur la bible de mon père. C’est beau les rouges , les ors, autour des lettres toutes noires.

    -Ne t’inquiète pas petite fille, trace ces lignes que tu aimes et un jour elles deviendront aussi belles que ce que tu as vu sur la bible.Tu sais les moines quand j’étais jeune, ils restaient toute la journée assis près des grandes vitres des abayes pour recopier les phrases avec ce que tu appelles décorations  et que l’ont nome enluminures. C’était leur travail de transcrire la parole de Jésus et des apôtres sur des grands livres et c’est pourquoi on les nommait les moines copistes. Tu vas sourire petite fille parce que leurs doigts aussi étaient toujours taché d’encre, comme toi. Et comme toi, ils dormaient peu et commençait leur journée en chantant dans le réfectoire de l’abbatiale. Ta voix est aussi grave que la leur et leur chant grégorien.

    -C’est quoi Monsieur le chêne un chant grégorien ?

    -Ce sont des polyphonies , c’est à dire plusieurs voix différentes qui se mélangent pour donner un chant ensemble. Les moines petites filles, ils chantent toujours ensemble parce que la musique c’est un partage avec les autres, comme un cadeau. La musique, tu le sens petite fille qu’elle resonne dans ton coeur et ton corps, c’est pour te faire du bien aussi tu sais, car elle libère les pensées que tu as dans ta tête, pour qu’elles coulent tranquillement, comme la rivière de la foret.

    -Comme la mer aussi Monsieur le Chene ?

    -Cela dépend petite fille si la mer est calme ou si la tempête est la avec ses grosses vagues.

    -J’aime la tempête Monsieur le Chêne : l’été, quand on part en Bretagne avec ma famille , je plonge dans les grosses vagues et je reste dans les rochers pour être arrosée. J’aime quand la mer elle est furieuse, parce que les adultes ils ont peur d’elle, c’est comme si elle me défendait, comme si elle vengeait le mal qu’ils me font. C’est bien quand la mer se fache parce que c’est le seul moment où c’est eux qui ont peur et pas moi.

    Vous savez Monsieur le Chene, je les regarde autour de la table quand ils sont nombreux, et j’observe celui ou celle qui serait le méchant si c’était la guerre. Je sais qui est capable d’être affreux, parce que j’entend tout ce qu’ils ne disent pas, et qui est dans leur coeur. Mais je ne ne dis rien parce qu’ils ne me croiraient pas. Il n’y a qu’à vous et au petit garçon que je peux parler de tout.

    La petite souris aussi je peux lui parler, je l’ai sauvé du jardinier méchant qui tue les souris et les taupes. C’est un bébé mulot alors je l’ai mis au chaud dans une boite en carton pleine de coton. Je lui donne du lait avec le biberon de ma poupé,  et il aime bien le lait puisqu’il s’endort chaque fois.

    Les animaux qui sont morts dans le jardin, eux je les garde pour regarder dans leur ventre et leur tête comment c’est fait, comme Ambroise Paré que j’ai lu dans un vieux livre de mon père. Lui aussi il regardait dans le corps des morts pour apprendre. Mais monsieur le Chene, ça ne m’apprend pas ce qui se passe après la mort, puisque le corps devient de la poussière.

    - Oui petite fille je sais mais continue de lire la bible et de comprendre que les soeurs te disent ce qu’elles peuvent te dire, mais elles ne sont pas Jésus, juste des femmes qui ont choisi de vivre pour lui.

    -Comme mère Thérésa qui aide les orphelins en Inde et ceux qui sont malades dans les bidonvilles. Les soeurs m’ont montré des images, j’ai beaucoup pleuré monsieur le Chene en les voyant, c’est pas juste qu’ils souffrent plus que d’autres. Pourquoi Jesus il fait rien ?

    -Tu sais petite fille, il ne décide pas de tout, il nous donne la vie mais c’est aux hommes de respecter ce qu’il nous donne et l’amour. Si les hommes sont mauvais alors les conséquences mauvaises existent . Ca te parait injuste petite fille, mais c’est qu’il ne faut pas regarder juste un enfant ou des enfants, mais un pays tout entier.

    Si dieu devait faire pour chacun, il aurait trop de travail. Tu sais petite fill, c’est comme un papa : il donne ce qu’il peut à ses enfants mais chacun va aussi faire des bêtises avant de devenir très sage. Ces bêtises, leur père n’est pas la toute leur vie pour les réparer, adulte c’est a eux de réfléchir, c’est la même chose avec Dieu qui est ton père, et le père de Jesus.

    Alors Monsieur le Chene, pourquoi quand vous étiez petit on brulait les sorcières, elles soignaient aussi.

    Ca petite fille je te l’expliquerais une autre fois, quand tu m’auras raconté les dessins que tu aimes.


    IL ETAIT UNE FOIS : 4

    novembre 19th, 2013

    P1010182Bonjour les enfants, j’espère que vous avez pu lire les trois épisodes qui sont nés pendant que la lune grossit, celle que la petite fille regardait, perchée dans son arbre la nuit pour raconter sa journée aux étoiles. Vous savez les enfants qu’elle est changeante la lune: ronde ou noire, ou la moitié, ou alors magique : un tout petit croissant. Mais vous savez les enfants c’est juste parce que le soleil l’éclaire certains jours plus que d’autres.Comme c’est un peu compliqué je vous l’expliquerais une autre fois parce que je sais que vous attendez sagement la suite de l’histoire de la petite fille. Mais n’oubliez pas d’ouvrir grand votre coeur et vos yeux pour regarder autour de vous afin de continuer d’apprendre .

    épisode 4

    Cet  après-midi d’école a été bien  triste et  la petite fille fut encore punie de trop parler. La maitresse  ne comprend pas  qu’elle voudrait bien partager  ses silences. Les mots, elle ne les aiment plus, ils l’ont trahis avec ce que la maitresse appelle des fautes et qu’elle recopie sur le grand tableau noir pour que tout le monde les voit. Elle lui a même administré une tape à chaque faute jusqu’à la dernière gifle et sa chute depuis l’estrade. La peur l’empêche de se défendre puisque chaque fois on lui parle du mal, du pécher. Sa faute, toujours sa faute, quand elle fait tout ce qu’elle peut pour tracer les mots sans que les consonnes dansent dans sa tête et se mélangent.

    Pendant la récréation, la petite fille a du faire des tours de cours avec sa dictée dans le dos alors celle assise au même bureau n’a pas voulu lui parler: elle l’aime bien cette petite fille parce que ses cheveux très longs la font rêver d’Ondine et sa légende, Ondine qu’elle raconte au petit garçon du grenier.

    C’est la dame de la ferme, à coté du château, qui lui a parlé du petit garçon. La première fois qu’elle allait chercher le lait avec le grand pot que lui donnait Nounou qui aidait sa maman dans la cuisine. La fermière, elle lui avait dit que ce garçon mystérieux et solitaire lui ressemblait , parlant aux chevaux le soir. La petite fille sait qu’il est parti depuis longtemps, et son papa n’a jamais voulu lui expliquer pourquoi, mais elle l’entend toujours dans le grenier. Personne n’a le droit de lui enlever  son rêve pour ne pas être seule avec sa tristesse.

    Ce soir la, elle a besoin de monter dans le grenier lui raconter la mer, son chêne attendra puisque lui ne bouge pas : il est très vieux mais très sage et il l’aime .

    Vite jeter son cartable dans sa chambre et monter vers ses trésors avec le livre d’Ondine pour le lire au petit garçon. Ondine sur la margelle d’un puis où l’eau limpide fait briller ses cheveux blonds et ses yeux bleus. Ondine qui attend  celui qu’elle aime, parti nager au milieu des herbes et des poissons.  La petite fille a perçu le bruit du petit garçon qui joue avec ses faux soldats de plombs : le murmure de sa voix qui passe au travers du mur, elle colle son oreille pour l’entendre, elle sait qu’il est heureux d’avoir écouté le livre.

    Mais Nounou l’appelle pour mettre le couvert, elle doit sortir de son secret, vite avant que que sa soeur la découvre, sa grande soeur qui veut  jouer à la maitresse mais pour la gifler parce qu’elle lui donne toujours le rôle de l’élève.

    En descendant l’escalier, le parfum du cigare de son père lui indique qu’il est rentré alors elle se glisse dans son bureau dans l’espoir d’écouter la musique qui envoute son coeur comme une caresse. Les mélodies de Mozart, la quatrième de Betoween, les rondos de Couperin et ce qu’elle aime le plus : la toccata de Bach en ré mineur. Son père lui a conté ce mineur, mais pour elle c’est ce qui traduit ses larmes et sa tristesse de ne pas avoir d’instrument pour jouer. Depuis longtemps ce cadeau elle le demande sans résultat. Ce soir la, au repas, elle part dans son monde en prenant soin de bien se tenir à table pour éviter la règle de fer. Les coudes en dehors, et pas une parole pour ne pas déranger ses parents : les enfants ne doivent pas parler à table. C’est seulement quand ils mangent tous dans la grande cuisine avec Nounou qu’ils peuvent rires et parler, parce que ses parents le soir  les laissent pour êtres seuls dans la grande salle a manger.

    Elle ne veut pas qu’on lui vole son droit de partir ailleurs, très loin dans un univers que personne ne comprend, mais peut-être son Chêne pourra lui expliquer.

    Ce soir la,  elle se couche sagement dans son lit pour être sur d’avoir le parfum de sa maman quand elle vient l’embrasser, après la prière à genoux, au pied du crucifix, planté au dessus de son lit. Elle sent les clous de Jésus, alors elle sait que sa souffrance est plus grande que la sienne. Son lit, elle l’a mis sous la fenêtre pour voir la nuit et la voie lactée, sa liberté sans être enfermée. Cette nuit la, comme souvent, elle attend que le château soit endormi pour fuir dehors et se réfugier dans son Chêne.

    Cacher à l’intérieur de son tronc, elle n’a pas oublié qu’il doit lui expliquer l’histoire de Saint Nicolas, celui de la Lorraine de son père :

    -Bonsoir Monsieur le Chêne, vous voulez bien me dire qui est Saint Nicolas ?

    -Bonsoir petite fille, tu  sais c’est un monsieur qui a existé il y a très longtemps et qui s’appelait de Myre, il est devenu célèbre parce qu’il s’occupait des enfants et de ceux qui n’ont plus rien. Alors un jour c’est devenu la tradition d’offrir des bonbons aux enfants avant Noel, le 6 décembre, et surtout un grand pain d’épice qui lui ressemble et qui ressemble au père Noel. Tu sais petite fille, toi qui parle souvent de l’histoire d’Ondine du monsieur disparu, il existe dans la légende de Nicolas, un poème avec les Ondins.

    C’est vrai Monsieur le Chêne ?Alors je vais penser à lui et le raconter au petit garçon  derrière le mur du grenier. Vous voulez bien que je lui confis parce qu’il ne peut pas venir vous écouter ?

    -Bien sur petite fille, tu peux lui confier puisqu’il est dans tes secrets, nous les partagerons à trois.

    -Monsieur le Chêne, pourquoi les soeurs ne me disent pas ce qu’est le paradis, j’ai vu des images sur la bible que mon père garde ouverte sur un lutrin dans son bureau. C’est beau ce que le livre appelle le jardin d’Eden mais je ne sais ce que ça veut dire.

    -Tu sais petite fille, ce sont des symboles, comme quand tu lis de la poésie et que tu te fabriques les images dont tu as envi à partir des phrases et des mots que tu lis.

    C’est comme la musique que tu aimes au point d’écouter la même encore et encore: tu nourris tes sens petites filles. Tu sais ce que c’est  les sens ?

    -Non monsieur le Chene, mais je veux bien savoir.

    -Les cinq sens petite fille, l’oui, c’est ce que ton oreille entend, l’odorat c’est ton nez qui sent, la vue c’est quand tes yeux regardent, le gout c’est ta langue qui te dit, et le dernier, le plus magique : le toucher, celui de ta main. Ce sont comme des capteurs pour sentir les plantes, les animaux, les autres humains autour de toi.

    -Moi ce que j’aime Monsieur le Chêne, c’est les petits chats abandonnés par leur maman, je les cache dans mon lit sous les draps pour qu’ils tètent mes doigts et qu’ils ronronnent. Moi aussi je ronronne, mais ma maman elle dit que si elle m’entend c’est que je fais une bêtise, alors que je ne le fais pas exprès Monsieur le Chêne. Ce bruit que je fais, c’est quand j’entends plus rien et que les grands ils disent que j’ai la tete ailleurs.

    Mais alors Monsieur le Chêne, les histoires de la Bible, c’est comme les Misérables,  on ne lit pas tous la même chose : parce que celle qui a des cheveux longs, assise au même bureau, elle dit toujours que c’est une histoire heureuse, à cause de Cosette et Marius. Moi je sais que ce n’est pas vrai, c’est juste la fin, mais Victor Hugo il a écrit plein de pages sur les gens malheureux et qui se font du mal. Parce que Jean Val Jean, il avait faim, et c’est pas juste de l’avoir mis avec des chaines aux pieds en prison pour  du pain volé.

    Je sais bien qu’il a volé aussi les chandeliers du curé qui l’avait aidé et protégé, mais après il est devenu tout plein d’amour et il a aidé les autres. Est-ce que c’est ça Monsieur le Chêne d’être catholique et pardonné de ses pêchers ?

    Vous savez Monsieur le Chêne, j’ai peur quand les autres font des bêtises, je n’arrive pas à en faire parce que les soeurs et mes parents ils disent que Jesus me voit toujours.

    -Tout doux petite fille, il n’est pas méchant tu sais, les soeurs quand j’étais jeune elles savaient aussi être douces et aider les mères qui se retrouvaient seules quand leur mari disparaissait en mer. Tu sais, à cette époque, ils avaient peur de la religion, mais ils savaient aussi s’amuser et danser autour de mon tronc. Je me souviens petite fille des troubadours qui venaient  jouer du luth, tu connais le luth petite fille?

    Oui Monsieur le Chêne, c’est la guitare avec plein de cordes et un manche tordu, mais je ne connais pas le son.

    Un jour peut-être tu entendras cet instrument qui est très ancien . C’est après que les autres ont été crées, le théorbe, le clavecin, le violon, l’orgue. Mais il ne faut pas oublier les vents, ceux où il faut souffler  pour que la musique existe, comme le cor de chasse, comme les flutes, les premières pour fabriquer une mélodie.

    Petite fille, je pense qu’il te faut aller dormir à présent, la nuit va se finir et ton lit te protège à cette heure.Au matin ta mésange viendra te dire bonjour pour moi et te chanter la joie.

    -Oui Monsieur le Chêne et je vais penser à tout ce que vous m’avez appris, a bientôt, car je reviendrais toujours vous voir.


    IL ETAIT UNE FOIS 3

    novembre 12th, 2013

    DSCF0253-150x150La petite fille courre, vole vers le château qui sonne le départ à l’école pour tous les enfants, ses quatre frères et sa soeur. Ses genoux sont tout écorchés, ses cheveux coupés trop courts, comme les garçons et elle entend à nouveau ce mot lâché par tous : « garçon manqué ».Le regard terrible de sa mère et si glacé de son père pour son retard, n’ont pas de son, mais abime son coeur.

    Alors elle part dans son monde, celui de ses pensées, faites de sa rencontre toute neuve avec son Chêne et pleine de promesses de bonheur.

    Ses pensées, personne ne peut lui voler, ni les entendre, que Monsieur l’arbre et le petit garçon mystérieux dans le grenier, derrière le mur.Car la petite fille se réfugie aussi dans le grenier au dernier étage du château. Son secret á elle depuis que ses petites jambes ont réussi à grimper l’escalier en colimaçon.

    Personne ne connait son secret, parce qu’il manque des planches au parquet alors il est déserté. Elle garde toujours la grosse clé cachée dans sa chambre pour être sure que personne ne la trouve.

    Elle a entassé ses souvenirs : des racines, sa poupée toute noire qui s’appelle Cosette et une veille malle remplie de rideaux blancs, jaunis par le temps. Cosette, c’est la fille de Fantine dans une histoire merveilleuse d’un monsieur qui s’appelle Victor Hugo et qui connaissait les larmes qui ne sont pas de crocodiles. Elle a lu le livre qu’il a écrit et qui s’appelle les Misérables, parce que les mots l’ont tellement fascinée qu’elle les a appris toute seule à trois ans. Pour pouvoir voler les histoires que les grands se racontent.

    Plein de mots pour lui donner des rêves tristes ou gais, mais surtout tristes pour ne pas se sentir seule à avoir mal. La maman de Cossette elle est morte quand Cosette était petite, comme sa grand-mère á elle, mais Cosette, Victor Hugo ne parlait pas de son père, que de Jean Val Jean qui lui a donné plein d’amour. Victor Hugo elle l’aimait bien parce qu’il était comme elle; protéger ceux qui sont tout seuls : Gavroche, c’est comme son dernier petit frere ; un bébé tout seul parce que sa maman est a l’hôpital. Elle faisait comme Fantine la maman de Cosette, parce que c’est Fantine qu’elle aime, cette maman détruite par la vie mais qui veut protéger sa fille et  la défendre. Comme  Sainte Blandine qu’elle lit quelque fois au dessus de son lit quand elle va chez sa marraine.

    Il faudra qu’elle demande son histoire à son Chêne, lui doit forcément la connaitre puisque le mari de sa marraine ne peut plus lui conter: il est parti au ciel et elle ne sait pas ce qu’est le ciel. Les soeurs, c’est l’enfer dont elles parlent toujours et du pécher alors que le paradis  existe en dessin sur son livre qui s’appelle la bible

    Sa maman l’a laissée toute seule quand elle était bébé, posée dans son couffin dans le jardin. C’est pas Jean Val Jean qui s’est occupé d’elle, mais un gros chien qui prenait sa petite main dans sa gueule .

    Dans son grenier, elle entend chaque fois le petit garçon de l’autre cote du mur, un petit garçon mystérieux qui aime la mer, comme elle. La mer et les dunes qui cachent ses pensées et ses paroles dans le vent. La mer et ses tempêtes qui grondent et la font rêver des pays lointains. La mer et les grosses vagues pour jouer avec elle. Sous l’eau, sur l’eau, et entendre le chant du silence .C’est depuis toujours parce que sa maman lui dit toujours que dès qu’elle a su marcher, toute habillée elle partait dans l’eau »


    IL ETAIT UNE FOIS : 2

    novembre 12th, 2013

    P1000969 Coucou les enfants, aujourd’hui vous aurez trois épisodes pour que vous ayez envi de revenir lire la suite et que vous sachiez être patient si je suis paresseuse et silencieuse…

    Le Chêne répond ; oui petite fille mais l’amour aussi, la musique, les danses des villageois autour de mon tronc quand le vent me faisait peur parce que mes racines étaient encore trop jeunes. Il me souvient mes interrogations à moi aussi, et la venue un jour d’un moine mendiant qui avait beaucoup appris en voyageant très loin , très loin de la France, un pays qui s’appelle le Japon.

    C’est quoi ce Pays Monsieur le chêne, et il est où?

    Ferme les yeux petite fille et pense très fort au matin quand le soleil se lève : il se réveille de la nuit où il se cache dans ce pays que tu ne connais pas . Alors quand tu le vois , tu peux entendre le souffle de cette grande ile qu’on nomme le pays du soleil levant. Ses habitants ont les yeux bridés, cela veut dire allongés en amendes, et pas tout ronds comme les tiens.Leur peau, c’est la couleur du pain d’épice , celui que mange ceux qui habitent à l’est de ton pays, et comme le Japon.

    Pourquoi Monsieur le Chêne ils mangent du pain d’épice ?

    C’est parce qu’ils ne fêtent pas noel comme toi , il fête aussi Saint Nicolas, juste avant et c’est la tradition de le faire en pain d’épice et des cadeaux ce jour la.

    Mais oui Monsieur le Chêne, je me souviens que mon père l’a dit un jour , parce qu’il habitait la Lorraine quand il était petit . Vous savez,  c’est la seule chose que je sais avec les tartes aux mirabelles. Sa famille, sa vie, il ne raconte pas et ses yeux deviennent tout bleu dur et froid si je suis trop curieuse.

    Peut-être parce qu’il a perdu sa maman pendant la guerre, c’est triste de perdre sa maman et je ne sais pas comment elle est morte. Ma mère elle dit toujours que rien n’est plus triste et elle ne veut pas de mes larmes, elle les appelle de crocodiles, parce qu’elle ne sait pas ce que me fait le vilain monsieur qui me fait pleurer.

    Petite fille, les larmes sont l’expression des émotions, comme les rires, et tu as le droit qu’elles existent parce qu’elles lavent ta peine. Comme un poison que tu retires en l’offrant autour de toi, mais il te faut choisir celui, ou celle, qui peut les recevoir, et certains n’en sont pas capables . Ceux la petite fille, tu as le droit de te protéger d’eux sans répondre, parce que tu peux le faire doucement de leur dire NON.

    N’oublie pas que tu n’es pas responsable de ce que les adultes ne savent pas faire.

    Saint Nicolas est ancien, et tu sais petite fille, au moyen âge, le latin ne racontait pas la messe comme aujourd’hui.

    C’est quoi le latin Monsieur le Chêne?

    C’est une langue différente, comme l’anglais, l’espagnol et d’autres encore. Sa différence c’est  que personne ne parle plus latin, sauf ceux qui veulent encore l’apprendre. Si tu regardes tes mots, il reste du latin dans la composition de beaucoup et c’est leur histoire à eux qui a suivit la mienne depuis le moyen âge. Si tu apprends cette histoire, tu découvriras petite fille que tout bouge toujours pour devenir autre chose, comme la fête de Nicolas avant noel.

    -Monsieur le Chêne, j’entends ma mère et la cloche qui sonne, je suis obligée de rentrer sinon je vais me faire réprimander. Mais soyez sur que je vais revenir car j’ai plein de questions á vous poser. Merci Monsieur le Chêne .


    IL ETAIT UNE FOIS…1

    novembre 12th, 2013

    coubet-le-chene_l_2_1

    Bonjour les enfants,

    Doggy se repose encore, alors il m’est venu une idée pour vous tenir compagnie: vous conter l’histoire magique d’une petite fille qui fuyait le château de ses parents car le mal l’habitait sur plusieurs étages. Un conte en épisodes les enfants : un chaque soir pour vous endormir dans les rêves, comme la petite fille.

    Il était une fois une petite fille de 7 ans qui avait construit son monde dans la nature. Ses meilleurs amis étaient les animaux, les arbres, les étoiles : ceux qui répondaient à son besoin d’amour et ses interrogations sur la vie. Les adultes ne l’entendaient plus et certains lui faisaient du mal, beaucoup de mal depuis toujours. Mais La magie existait pour lui permettre d’oublier et lui apporter le bonheur des nuits qu’elle passait dehors ou dans le grenier, tout en haut du château.

    Un jour sa mésange préférée, celle qui se posait sur le rebord de sa fenêtre, vint lui conter son Chêne qui l’avait souvent vu grimper dans ses branches..

    Mais ce jour là, en suivant l’oiseau, elle le vit disparaitre dans le tronc de l’arbre. C’est alors qu’elle  découvrit un trou tout noir, caché derrière la mousse. Prenant soin de ne pas abimer l’arbre si vieux, elle se mit à dégager ce trou afin de pouvoir trouver le secret de sa mésange.

    Les griffures la laissaient indifférente et c’est sans réfléchir qu’elle plongeât dans le noir pour entendre l’histoire de son chêne depuis le creux dans son flanc. Car il était très vieux, très très vieux, très très très vieux : quatre cent douze ans et le moyen âge de sa naissance faisait rêver la petite fille.

    Lovée dans son tronc, elle se mit à lui parler comme elle le faisait toujours avec la nature.:

    Bonjour Monsieur le Chêne, vous voulez bien me raconter ce que les adultes refusent de me dire sur vos années de jeunesse, quand la lenteur amenait près de vous ceux qui  n’avaient pas perdu l’amour des grand-parents pour les enfants. Ceux qui se nourrissaient encore de leur savoir et de leur confiance dans les réponses sur la vie et la mort.

    Petite fille, oui j’étais jeune dans ces années dont tu rêves et qui m’ont appris parce que j’écoutais ceux qui s’arrêtaient à mes pieds, afin de se reposer de leur trajet vers l’abbatiale.

    C’est quoi Monsieur le Chêne une abbatiale, je ne connais que le couvent qui me sert d’école où les soeurs sont si dures avec moi. Le sombre, les punitions toujours, parce qu’elles disent que l’on est coupable.Leur visage ne veut pas du sourire, ni de la parole qu’elles disent bavardage en me mettant du scotch sur la bouche. Jesus disent-elles nous voit et nous punit, alors j’ai peur de faire mal. Est-ce que c’était pareil Monsieur le Chêne dans vos jeunes années ?


    La musique sans frontière !

    novembre 4th, 2013

    Photo de florence, visage d'enfant en indeBonjour les enfants :

    comme promis je reviens vers vous pour vous faire patienter en attendant Doggy. Chut, ne faites pas de bruit parce que Mamilux dort deja, la bas en Thailande, avec les orphelins qu’elle connait bien et qui lui donnent tout plein de sourires . Et vous savez pourquoi elle dort deja ? Et bien c’est parce que la terre elle tourne toujours, et elle joue à cache cache avec le soleil, entre la journée et la nuit.

    Mamilux, elle n’est pas au même endroit sur la terre :  quand vous prenez votre petit déjeuner, Mamilux elle a fini son déjeuner depuis déjà deux heures. Ca veut dire les enfants que pour Mamilux la nuit a commencé.

    Mais je vous révèle un autre secret : si Mamilux était en Amérique, elle mangerait en ce moment son petit déjeuner.

    Ne vous inquiétez pas si vous êtes perdus pour tout comprendre, parce que nous sommes la pour vous tenir la main, et nous serons toujours la. Oui Nous les enfants , Mamilux, Niha, des papas et des mamans qui vous entendent, et qui veulent bien écrire aussi des histoires. Il faut leur laisser un peu de temps, parce qu’ils les ont oubliées très loin, très loin, très loin, celles qu’ils entendaient petits. C’est pas grave : ils vont apprendre très vite pour vous, pour que vos peurs n’existent plus, plein d’amour qui donne le courage de tout.

    Vous savez les enfants, j’ai pensé fort fort á vous parce que mon grand garçon, il a fait une bêtise, il a pris du poison comme tout plein de grands garçons et grandes filles. Un mot que vous avez peut-être entendu : la drogue. C’est ça le poison.

    Il a été très malade et j’ai eu peur, mais je ne l’ai pas grondé, parce qu’il était malheureux aussi, comme ses amis, d’avoir pensé se rendre heureux et libre de danser sans timidité.

    Les enfants, promettez moi  quand c’est trop dur  de me le dire dans mon oreille, je vous entendrais, même dans le silence .

    Il va bien ce soir mon grand garçon, et il a compris avec ses amis : demain ils font une grande manifestation pour dire tout ce qu’ils ont sur le coeur et qu’ils n’ont pas réussi à dire correctement avant. C’est pour être avec ceux qui sont venus chez nous, rêvant d’y être heureux, parce qu’ils ne savaient pas tout.

    Chut les enfants, la musique vous caresse, et elle se nomme  « A Vva Inouva 2 » ; un papa et une maman qui chantent ensemble. Alors même si comme moi vous ne comprenez pas ces mots, c’est pas grave. La musique les enfants, elle n’a pas de frontière, pas d’age, comme l’eau de la vie, toute douce , toute douce , toute douce, toute douce.

    Oui quatre fois les enfants, comme son rythme, et laissez vos pieds le taper, et taper encore , deux par deux, parce que la musique se partage toujours, comme le plus beau des cadeaux , celui du cœur  qui n’a pas de prix..

    C’est l’émotion, les rires ou les larmes, toutes salées sur vos lèvres, celles qui parfois vous font renifler trop fort ! Mais les larmes aussi elles dansent, pour vous endormir dans les rêves.

    A bientôt les enfants, moi aussi je vais m’endormir dans les rêves, loin de la peur que mon grand garçon m’a donnée  et dont il a su comprendre la leçon, celle d’aimer la vie comme la petite fille qui vous sourit sur l’image.